Mon petit esprit était totalement occupé par les nombreuses vérités que mon bienheureux Jésus m’avait manifestées sur la Divine Volonté.
Chacune se présentait à moi comme un divin prodige, toutes distinctes les unes des autres, non de la terre, mais du Ciel, et toutes dans l’acte de se livrer à l’assaut de la créature pour se communiquer à elle et la transformer en leur merveilleuse vertu toute céleste et divine.
En même temps je me disais : « Ce sont des vérités divines et célestes, aimables, pénétrantes, remplies de lumière et de sainteté et en qui ne se trouve pas même l’ombre de ce qui est humain Pourtant, il en est encore qui en lisant ces vérités auraient des doutes et de la difficulté. Et tu le sais, ô Jésus, car tu sais tout. »
Je me sentais tout opprimée et je soupirais après mon doux Jésus pour lui dire ma peine. Et lui, me surprenant, me dit :
Ma bonne fille, ne t’afflige pas à cause de cela. Tu dois savoir que pour connaître une vérité, il faut l’aimer. C’est l’amour qui donne de l’appétit. L’appétit donne la saveur et la saveur aiguise la faim pour manger tout son soûl et bien mâcher la substance de la nourriture que sont précisément mes vérités.
La mastication facilite la digestion de sorte que la possession du grand bien que l’on possède est ressentie, et elle produit ma vérité. Ainsi, les doutes et les difficultés qui surviennent fondent comme neige sous les rayons d’un soleil brûlant.
Mais si ces vérités ont à peine fleuri et n’ont pas été consommées par une profonde étude et avec un amour qui génère l’appétit, pourquoi s’étonner qu’il se lève des doutes et des difficultés ? Oh ! au lieu de juger ces vérités, il aurait été préférable de dire : « Cette nourriture n’est pas pour nous, nous n’avons pas la volonté de la manger ! »
Mais il est bien connu que mes vérités trouvent place dans les cœurs simples plutôt que chez les savants. Cela s’est passé dans ma Rédemption. A ma grande tristesse, aucun des sages et des intelligents ne m’a suivi Mais les pauvres, les ignorants et les cœurs simples sont venus.
Tu dois savoir que mes vérités sont des semences que moi, céleste fermier, je continue à semer dans les âmes, et si je sème je suis certain de récolter les fruits.
Souvent il m’arrive d’être comme le pauvre semeur qui jette sa semence sur la terre et, faute d’humidité, la terre n’est pas capable de consommer la semence pour l’absorber et la convertir en sol pour faire sortir la substance de la semence qu’elle a absorbée et produire dix, vingt ou cent fois plus.
D’autres fois, par manque de pluie, la terre s’est durcie et elle ne trouve pas la substance et la vie que renferme la semence. Et le pauvre fermier doit avoir de la patience s’il veut recevoir la récolte de ses semailles.
En ayant répandu la semence, il a déjà fait quelque chose, et il garde espoir. Qui sait, la pluie pourrait donner l’humidité à la terre qui, possédant la substance de la semence, ferait sortir ce que le fermier a planté. Ou, en rendant la terre moins dure, pourrait la stimuler et lui donner le moyen de reproduire la semence.
Ainsi, bien que la terre ne produise pas immédiatement la multiplicité de la semence qu’elle a reçue, le temps, les circonstances et la pluie peuvent produire une abondante récolte à laquelle le semeur ne s’attendait pas. Or, si le fermier, malgré toutes les difficultés de la terre, peut espérer recevoir une abondante récolte, moi, céleste fermier, je pourrai bien plus encore après avoir semé tant de semences de célestes vérités dans les profondeurs de ton âme, emplir le monde entier de ce que je récolterai.
Veux-tu croire
- qu’à cause des doutes et des difficultés de quelques-uns, qui sont comme une terre sans humidité, durcie et desséchée,
- Je n’aurais pas une abondante récolte ? Ma fille, tu te trompes ! Les temps, les gens et les circonstances vont changer, et ce qui semble noir aujourd’hui pourrait paraître blanc demain ; parce que bien souvent les choses sont vues selon les dispositions dans lesquelles on se trouve et en fonction de la vision à court ou à long terme que possède l’intellect.
Pauvres créatures ! Elles sont bien à plaindre ! Mais tout est dans le fait que j’ai déjà semé.
La chose la plus importante, la plus substantielle et la plus intéressante était de manifester ma vérité. Si j’ai fait mon travail, la chose principale est déjà en acte.
J’ai trouvé ta terre où déposer la semence : le reste suivra. Les doutes, les difficultés et les souffrances auront la même utilité que le bois et le feu pour le fermier qui prépare la récolte qu’il a engrangée pour en faire sa nourriture.
De la même manière, ces doutes, ces difficultés et ces souffrances nous sont utiles à toi et à Moi comme des soleils qui font mûrir mes semences dans leur cœur.
Pas seulement avec des paroles, mais comme le bois et le feu qui,
- avec le sacrifice de sa propre vie, préparera et convertira cette récolte en le plus doux des aliments pour en nourrir les créatures.
Ma fille, lorsque je suis venu sur la terre, si j’avais tenu compte
- de ce qui se disait sur moi et
- des contradictions aux vérités que je manifestais, je n’aurais ni formé ma Rédemption ni manifesté mon Évangile.
Et pourtant, ceux qui étudiaient les Écritures et enseignaient la religion au peuple étaient de la classe noble et parmi les plus savants.
Je les ai laissé parler Avec amour et une invincible patience J’ai supporté
- leurs continuelles contradictions et
- les souffrances qu’ils me causaient.
Et cela m’a servi de bois
- pour me brûler et me consumer sur la croix par amour pour eux et pour tous.
Aujourd’hui encore, si je voulais faire attention à ce qui s’est dit sur les vérités de ma Divine Volonté, j’aurais voulu mettre fin aux manifestations et aux desseins que je veux accomplir en les manifestant. Mais non, nous ne souffrons pas de mutabilité. Les œuvres divines sont immuables.
Les œuvres de l’homme ont cette faiblesse :
- ses actes dépendent de l’appréciation des autres. Pas les nôtres.
Lorsque nous décidons,
- rien ne peut nous mouvoir,
- ni les créatures toutes ensemble
- ni même l’enfer tout entier. Mais nous attendons avec un amour inépuisable les temps, les circonstances et les personnes que nous utiliserons pour ce que nous avons établi.
Par conséquent, ne t’inquiète pas et adopte nos manières divines. Si nécessaire, offre le sacrifice de ta vie pour obtenir que ma Divinité soit connue et règne dans le monde entier.
Mon doux Jésus garda le silence et je continuai à penser à l’impossibilité de faire régner la Divine Volonté sur la terre comme au ciel. Jésus soupira et ajouta : Ma bienheureuse fille, ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. Et s’il était impossible que ma Volonté puisse régner sur la terre comme au ciel, ma totale bonté paternelle n’aurait pas enseigné la prière du Notre Père.
Pourquoi prier pour des choses impossibles ? Je n’aurais pas été le premier à la réciter avant tant d’amour et avant tous les autres. Je ne l’aurais pas apprise aux Apôtres pour qu’ils l’enseignent au monde entier comme la prière la plus belle et la plus substantielle de mon Église.
Je ne veux pas des choses impossibles et je ne les demande pas non plus des créatures. Par conséquent, s’il était impossible à ma Divine Volonté de régner sur la terre comme au ciel, j’aurais enseigné une prière inutile et sans effet, et je ne sais pas faire des choses inutiles. Tout au plus,
- J’attends, même pendant des siècles, et
- Je dois attendre que la prière que j’ai enseignée porte des fruits.
De plus, sans que personne ne me le dise, c’est gratuitement que j’ai donné ce grand bien que ma Volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Comme dans la Création, c’est sans qu’on me le demande que j’ai étendu les cieux, créé le soleil et tout le reste.
C’est la même chose avec ma Volonté quand j’ai dit spontanément : « Priez pour que ma Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. « Et lorsqu’il est dit spontanément : Priez pour que cela arrive, sans que personne ne me le demande, cela signifie que dans mon omniscience j’ai d’abord considéré toute chose et bien réfléchi à toute chose.
Par conséquent, lorsque j’ai vu que cela était possible, j’ai décidé d’enseigner le Notre Père, voulant que la volonté humaine s’unisse à la nôtre pour demander avec ardeur que notre Volonté règne sur la terre comme au ciel.
Ainsi, tout ce que j’ai manifesté sur ma Volonté est contenu dans ces mots : Que votre Volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Ces quelques paroles contiennent des abîmes de grâces, de sainteté, de lumière, de communications et de transformations divines entre le Créateur et la créature.
Ma fille, c’est cela le don que moi, ton Jésus, j’ai fait aux générations humaines en accomplissement de ma Rédemption. Mon amour n’était pas encore satisfait. Mes souffrances ne m’apportaient pas pleine satisfaction. Je voulais donner et donner encore. Je voulais voir mon ciel sur la terre parmi mes enfants.
Par conséquent, quelques jours avant de monter au ciel, j’ai décidé de donner ma Volonté sur la terre comme au ciel, et j’ai enseigné le Notre Père dans lequel j’ai établi de faire ce don. Ce que ton Jésus a établi doit se réaliser entièrement.
Par conséquent, ne doute pas, et si d’autres veulent en douter, laisse-les faire. Que savent-ils de la façon dont les choses doivent se produire ? J’ai entre mes mains la Puissance et le Vouloir, et cela suffit. Et toi, demeure en paix et poursuis tes envols. Fais confiance à ton Jésus et tu verras.