Je faisais mes rondes dans la Création afin de suivre les actes de la Divine Volonté. Il me semblait que chaque chose créée ouvrait la voie pour

  • recevoir mon acte,
  • le courtiser, et
  • lui donner l’échange de la Divine Volonté qu’elle possédait comme actrice et conservatrice.

Je faisais cela lorsque le céleste petit Enfant me fit sa brève visite et me dit :

Ma fille, quiconque fait la Divine Volonté, en faisant ses actes, se déverse en elle. Il n’y a pas une particule de son être qui ne prenne sa place dans le Vouloir suprême.

Comme toute chose est enclose dans mon Vouloir,

  • tout ce que Dieu a créé,
  • tout ce qu’il a fait et fera,
  • tout est déversé dans l’acte de la créature comme en un seul acte, de telle sorte que cet acte est
  • rempli,
  • embelli et
  • encerclé par tout ce que ma Volonté a fait et fera.

Si bien que tu peux voir tous les actes divins

  • imprégnés,
  • fusionnés et
  • entourés dans l’acte de la créature.

Lorsque ma Volonté agit

  • dans notre Divinité ainsi que
  • dans les actes humains, elle ne sait ni ne veut se détacher de l’acte humain.

Elle

  • unit au contraire les deux et
  • forme le nouvel acte qu’elle veut accomplir.

On peut dire que tout notre Être divin avec tous ses actes se déverse sur la créature.

  • Nous nous cachons et nous nous enfermons dans la créature
  • tout en restant ce que nous sommes dans notre immensité et notre interminable puissance.

Mais notre bonheur est redoublé de la part de la créature parce qu’elle nous a donné l’occasion de dédoubler notre vie avec nos actes.

Et nous recevons la gloire, l’honneur, l’amour de notre vie et nos actes mêmes de la part de celle qui permet d’être possédée par notre Volonté.

C’est ce qui se passe avec le soleil qui, de la hauteur de sa sphère, se donne à la terre. Il semble ne donner que sa lumière, mais ce n’est pas vrai. Il donne avec sa lumière tout ce qu’il possède.

Cela est si vrai que tu peux voir la terre recouverte d’une variété de couleurs, de goûts et de saveurs. Qui a donné tant de beauté, de substance, et autant de couleurs ?

La lumière ? Ah ! non. C’est parce que la lumière a donné

  • la substance,
  • les propriétés que la lumière (le soleil) possède. On peut dire que la terre est enrichie, embellie par les propriétés que possède le soleil. Mais alors que le soleil donne, il ne perd rien de ce qu’il possède.

Oh ! si le soleil pouvait raisonner, comme il se sentirait plus heureux et glorifié du grand bien qu’il donne à la terre.

Reproduire notre vie et nos actes dans notre créature bien-aimée est pour nous un bonheur. Et nous goûtons la grandeur de la créature qui nous a donné le champ

  • pour faire usage de notre pouvoir communicatif et
  • pour nous reproduire en elle. Et moi, en entendant cela, je me disais : Et s’il y a le péché, les passions, comment la créature peut-elle recevoir ce grand bien ? »

Jésus ajouta :

Bienheureuse fille, lorsque l’âme est à la merci de ma Volonté, celle-ci a la vertu de faire perdre la vie du mal. Il n’y pas de péché ou de passion qui ne ressente ce coup mortel. Ils meurent de leur propre mort. Lorsque ma Volonté règne dans l’âme, ils sentent leur vie s’en aller.

Quant au mal, ma Volonté est comme la glace qui fait que les plantes

  • fanent, -se dessèchent et -meurent. C’est comme la lumière pour les ténèbres qui, lorsque paraît la lumière,
  • disparaissent et –meurent.

En fait, personne ne sait où elles sont parties. Ma Volonté est comme la chaleur pour le froid :

  • le froid meurt sous la vertu de la chaleur. Si la glace, la lumière et la chaleur peuvent faire mourir les plantes, les ténèbres et le froid, ma Volonté a bien plus encore la vertu de faire mourir tout mal.

Tout au plus,

  • si l’âme ne permet pas d’être toujours dominée par ma Volonté,
  • alors, là où ma Volonté ne règne pas toujours, elle ne peut communiquer tous les biens et convertir toute chose en vie divine.

Et là où manque la vie divine, c’est là que surgit le mal.

Il peut se passer ce qui arrive aux plantes lorsque la force de la glace est enlevée. Bien que fatiguées, elles commencent à reverdir. Si la lumière est retirée, les ténèbres sont de retour, et si la chaleur est enlevée, le froid revient.

C’est pourquoi il y a grande nécessité

  • de toujours faire ma Volonté et
  • de vivre toujours en elle si tu veux
  • pouvoir bannir tout mal et
  • éradiquer même les racines de tes passions.

Plus encore, mon divin Vouloir veut toujours donner à la créature, mais afin de donner, il se tient à l’affût pour voir à quel point la créature agit dans ma Volonté. Parce que pour chaque acte accompli dans ma Volonté, la créature acquiert un droit divin.

Ainsi, les actes accomplis par la créature sont autant de droits acquis dans la mer de mon Fiat. Ma Volonté acquiert le même nombre de droits sur la créature.

Ces droits de part et d’autre font de Dieu et de la créature des propriétaires.

Et ma Volonté dédoublée et enfermée dans l’âme,

  • selon ce que la créature est capable de contenir,
  • prend la créature dans la mer immense de son Vouloir qui règne en Dieu.

Ma Volonté veut

  • toujours donner et
  • augmenter toujours la capacité de la créature. Elle prend de la mer de ma Volonté et agrandit la petite mer du Vouloir dans les profondeurs de l’âme.

On peut dire qu’elle fait de l’âme un petit bateau afin

  • d’aller et
  • de tourner dans la mer immense de son Vouloir.

Et dans la mesure où l’âme est disposée et agit, ma Volonté enclot à son tour de nouvelles doses de Divine Volonté.

Par conséquent, je te veux toujours dans ma Volonté afin que

  • tu me donnes le droit de pouvoir toujours te donner,
  • et toi de pouvoir toujours recevoir. Fiat !