Je recommence toujours à neuf ma ronde dans les actes de la Divine Volonté. Bien qu’il me semble
- avoir fait ma ronde dans ses œuvres et
- avoir compris la beauté, la sainteté et les biens infinis qu’elle contient, en refaisant ma ronde, je me sens comme une illettrée, une petite ignorante.
Je vois qu’il y a encore beaucoup
- à comprendre,
- à prendre et
- à apprendre des œuvres de la Volonté suprême. Ma petite intelligence semblait sous le charme de la magnificence de ses œuvres. Alors mon céleste Jésus visita ma pauvre âme et Il me dit :
Ma bienheureuse fille, mes œuvres contiennent une valeur et des biens infinis
C’est pourquoi, s’il te semble avoir tout compris,
- tu t’aperçois en y retournant qu’il y a encore beaucoup, beaucoup à comprendre.
L’infini ne peut pas être inclus dans le fini. Le fini , tout au plus, peut être rempli. Mais tout enfermer de l’infini sera impossible.
Et comme ton intelligence est finie, elle est consumée devant l’infini. Elle est remplie. Et il lui semble tout comprendre. Mais ce n’est pas vrai. Plutôt, étant remplie, elle ne peut plus mettre une autre connaissance divine. Mais le fait de remâcher et repenser la Connaissance
- forme un nouvel espace dans ton intelligence. Se retrouvant parmi nos œuvres, la créature trouve alors de nouvelles choses à comprendre et à apprendre. C’est pourquoi tu te sens d’abord illettrée chaque fois que tu te retrouves devant la magnificence de nos œuvres divines.
Tu dois savoir
- qu’autant dans les œuvres de Création
- que dans les œuvres de Rédemption, nous avons placé en chaque chose
- la plénitude de bonheur, de lumière, de grâce, de bonté,
- et ainsi de suite pour toutes les autres qualités divines.
Toutes ces prérogatives sont dans l’acte
- d’être déversées sur la créature pour la rendre heureuse.
Le bonheur de nos œuvres, tel un air céleste, porte avec lui
- son parfum, un baume divin pour qui s’en approche afin de comprendre. Débordantes, nos œuvres communiquent les biens qu’elles possèdent.
Par nos œuvres, nous avons placé les créatures sous la pluie torrentielle de notre bonheur pour les rendre heureuses. Mais comme elles ne s’en approchent pas pour comprendre,
- elles sont malheureuses et
- elles sentent l’air empoisonné de leur volonté humaine. Personne n’agit avec le dessein
- de se rendre malheureux et
- de ne pas utiliser le bien de son œuvre.
Moins encore l’Être suprême qui a fait toute chose afin de former l’escalier du bonheur pour la créature.
C’est notre seule satisfaction de voir la créature parmi nos œuvres afin
- d’être unie à elles,
- d’en jouir et
- de les comprendre, et
- de former la norme pour savoir comment agir en elles.
Et comme notre Volonté ne sait pas créer des œuvres dissimilaires, Elle répète dans la créature le fac-similé de nos œuvres.
Après quoi je continuai à me sentir totalement immergée dans la Divine Volonté. Mon toujours aimable Jésus ajouta :
Ma fille, ne t’étonne pas. Tout est possible dans ma Volonté. Avec Elle, la créature a le Tout en son pouvoir, et elle peut tout faire
Elle se sent régner sur son être Rien ne sort de la créature qui ne soit revêtu d’un acte, d’une force et d’un pouvoir divins. Ce qui est humain meurt dans notre Volonté, mais c’est une mort heureuse et glorieuse. La volonté humaine meurt pour ressusciter avec la vie des actes
- d’une puissance divine et
- d’une Volonté qui n’est pas celle de la créature.
Et la créature, sous l’empire qu’elle sent régner en elle,
- si elle devait faire d’autres choses avec son propre vouloir,
- même des choses saintes et bonnes, ne les ferait jamais.
Elle serait heureuse de demeurer même durant des siècles sans rien faire plutôt que de faire un seul acte sans ressentir sur cet acte l’empire de l’acte opératif de ma Volonté.
Parce que dans ma Volonté la créature comprend clairement ce que signifie un acte de ma Volonté opérante.
Comparés à un seul acte de ma Volonté, des milliers d’actes accomplis sans l’acte divin ne seraient presque rien.
Tu dois savoir que lorsque la créature entre dans notre Vouloir,
-
notre bonté est si grande et
-
nous sommes si heureux de l’avoir avec nous que nous lui cédons nos œuvres, nos pas, notre amour dans la mesure où cela est possible pour la créature.
Ainsi, chaque fois qu’elle accomplit un acte dans la Divine Volonté, elle acquiert un de nos pas, une de nos œuvres. Elle prend alors notre amour, notre bonté, notre puissance. Totalement heureuse elle nous dit :
« Dans votre Vouloir, j’ai votre Amour en mon pouvoir ainsi, je peux vous aimer autant que vous vous aimez vous-mêmes. J’ai vos œuvres en mon pouvoir pour vous glorifier J’ai vos pas dans les miens pour parcourir le même chemin que vous à la recherche de toutes les créatures pour les amener toutes devant votre adorable Majesté. »
Notre Être suprême, dans son immensité, est partout. Il est la vie de chaque œuvre, de chaque pas et de chaque battement du cœur. Lorsqu’elle voit que des créatures nous offensent, ah ! fidèle, elle voudrait nous cacher dans sa petitesse et placer sa vie au lieu de la nôtre, pour notre défense.
Oh ! comment ne pourrions-nous pas aimer cette créature. Il y a dans notre Volonté des prodiges inouïs Comme Elle n’est pas connue, il n’est pas étonnant qu’ils ne comprennent pas ce que je te dis.
Mais toi, ne t’arrête pas. Suis sa lumière, et sois sa proie bienheureuse.