Mon abandon dans le Vouloir divin continue. Je sens sa Force omnipotente me revêtir tout entière et ma petite âme défaite de telle sorte que je

  • ne veux rien,
  • ne sens rien et
  • ne touche rien si ce n’est uniquement la Volonté Divine.

Si un petit nuage investit mon esprit, immédiatement sa Lumière divine

  • m’inonde et presque sans m’en donner le temps,
  • me fait prendre mon envol.

Je vais me réfugier dans les bras

  • de ma céleste Mère ou
  • dans ceux de mon très doux Jésus pour retrouver ma chère Vie. .

Je prie tantôt l’une et tantôt l’autre de me garder au Sein de leurs Actes afin de pouvoir rester en sécurité et protégée contre tout et contre tous.

Je pensais à cela et à d’autres choses. Alors mon très grand Bien Jésus me serra dans ses bras et Il me dit :

Bienheureuse fille,

  • mes Actes et ceux de ma Maman Reine,
  • notre Amour, nos Saintetés, sont continuellement dans l’Acte d’attente pour joindre tes actes aux Nôtres

afin de leur donner la forme de nos Actes et y placer notre sceau

Comme les Actes de notre Souveraine Dame du Ciel, ils sont tissés avec mes Actes et par conséquent inséparables.

La créature qui vient vivre dans notre Vouloir divin

  • vient travailler dans notre Entrelacement et
  • ses actes demeurent enfermés au Sein de nos Actes où notre Vouloir les garde comme un triomphe et une Œuvre du divin Fiat.

Rien n’entre dans nos Actes qui n’ait pris naissance dans notre Fiat. Tu vois par conséquent que pour celle qui vit dans notre Volonté,

  • la sainteté se forme au sein de notre Sainteté,
  • qu’elle aime au sein de notre Amour et
  • qu’elle œuvre au sein de nos Œuvres.

Celle qui œuvre dans notre Vouloir sentira comme par nature

  • son inséparabilité de nos Actes, et Nous des siens. Tout comme la lumière est inséparable de la chaleur et la chaleur de la lumière.

Ces âmes sont par conséquent

  • notre Triomphe continuel,
  • notre Gloire,
  • notre Victoire sur la volonté humaine.

Ce sont des Propriétés divines que Nous formons en elles et elles en Nous. Le vouloir humain et le Vouloir divin s’embrassent continuellement. Ils fusionnent.

Dieu développe sa Vie dans la créature et la créature développe sa vie en Dieu.

De plus, pour celle qui vit dans ma Volonté, il n’est rien se rapportant à mon Fiat sur quoi la créature n’acquière ses droits :

  • un droit sur notre Être divin,
  • un droit sur sa céleste Mère, sur les Anges, les Saints,
  • un droit sur le ciel, le soleil, toute la Création.

Dieu, la Vierge et tous les autres acquièrent un droit sur la créature. C’est ce qui arrive lorsque

  • deux jeunes époux s’unissent par un lien indissoluble, et que les deux parties acquièrent un droit

  • sur leur personne et

  • sur tout ce qui les concerne toutes deux. C’est un droit que personne ne peut leur enlever.

Ainsi la créature qui vit dans notre Vouloir forme le nouveau, le vrai et véritable mariage avec l’Être suprême.

Un mariage se trouve ainsi formé avec tout ce qui lui appartient. Oh ! comme il est beau de voir cette créature mariée à tous . Elle est la chérie, la bien-aimée de tous et c’est avec raison que tous l’aiment, l’espèrent et languissent après sa compagnie.

Elles les aiment tous et donne à tous un droit sur elle. Et la nouvelle et longue relation qu’elle a acquise avec son Créateur, oh !

Si elle pouvait être vue de la terre, on verrait

  • que Dieu la porte dans ses bras,
  • que la Reine souveraine la nourrit des mets exquis du Vouloir divin,
  • que les Anges et les Saints la courtisent,
  • que le ciel s’étend par-dessus elle pour la couvrir et la protéger, et pour s’en prendre à qui toucherait à elle.

Le soleil fixe sur elle sa lumière et l’embrasse de sa chaleur, le vent la caresse. Il n’est rien de créé qui ne se prête à exercer sa fonction autour d’elle.

Ma Volonté l’entoure afin que

  • tous et toute chose puissent la servir et l’aimer. C’est ainsi que la créature qui vit dans ma Volonté
  • donne à chacun quelque chose à faire.

Et tous se sentent heureux de pouvoir étendre leur champ d’action

  • à l’intérieur et
  • à l’extérieur de cette heureuse créature.

Oh ! si toutes les créatures pouvaient comprendre

  • ce que signifie vivre dans ma Volonté Divine. Oh ! combien elles y aspireraient et rivaliseraient ensemble
  • pour faire en Elle leur céleste séjour.

Après quoi je me sentais plus que jamais abandonnée dans l’Immensité de la Lumière du Vouloir divin.

Je voyais et sentais en moi mon doux Jésus

  • tout attentif à la petitesse de ma pauvre âme.

Il prenait soin de tout.

Il voulait tout me donner, tout faire pour que l’on voie qu’avec un toucher de son Doigt

  • Il formait le battement du cœur,
  • Il animait le souffle, le mouvement,
  • Il mettait en ordre les pensées, les paroles et toute chose, mais avec tant d’Amour et de tendresse que c’en était un ravissement.

Voyant mon étonnement, Jésus me dit : Ma petite fille, ne sois pas étonnée de toutes ces attentions et des tendresses aimantes que Je manifeste en toi et au dehors de toi. Tu dois savoir que dans l’âme où règne ma Volonté Divine c’est Moi-même qui sers.

C’est pourquoi à cause de la bienséance de ma Divinité et de ma Sainteté, J’accomplis mes Actes comme si c’était pour ma Vie Elle-même.

Et J’y mets par conséquent

  • l’Intensité de mon Amour,
  • l’Ordre de mes Pensées,
  • la Sainteté de mes Œuvres. en voyant la docilité de la créature qui se prête
  • en tant que fille

à recevoir

  • les Fonctions de son Père,
  • sa Tendresse aimante,
  • la Vie du Père dans sa fille,

Oh ! combien Je me sens heureux et honoré de la servir.

Je continuais ensuite mon abandon dans les bras de Jésus, et Il ajouta : Bienheureuse fille, mon Humanité aime tant les membres de la famille humaine

  • que Je les ai portés et
  • que Je les porte encore dans mon Cœur.

Je les tiens serrés dans mes Bras.

Chacune

  • de mes Souffrances,
  • de mes Prières et
  • de mes Œuvres ont été de nouveaux liens d’union entre Moi et eux.

Tout mon Être et tout ce que J’ai fait,

  • tout descendait,
  • tout dévalait comme un torrent impétueux vers chaque créature
  • pour se dissoudre en Amour et
  • pour constituer des liens d’Union, de Sainteté et de Défense , qui,
  • en formant un obscur concert de Voix, courtisaient et cajolaient dans un Délire d’Amour
  • en disant à chacune :

« Je vous aime, mes enfants, Je vous aime beaucoup et Je veux être aimé.

Mon Humanité

  • a réordonné et établi l’union véritable entre le Créateur et les créatures,
  • Il et les a reliées toutes entre elles comme membres unis à la tête.

C’est réellement Moi qui me suis fait la Tête de toute la famille humaine. La Vertu contient en Elle-même la Force de se relier

  • non seulement avec le Père,
  • mais aussi avec les créatures. Si l’une exerce la patience,
  • sa patience se relie à toutes celles qui ont de la patience et
  • elle dispose les autres à avoir de la patience. Ainsi la créature qui est obéissante, celle qui est humble, celle qui est bienfaisante, forment ensemble les différentes catégories dans mon Église.

Que dire alors de l’étendue des Liens que forme la créature qui vit dans ma Volonté Divine.

Comme elle se trouve au Ciel et sur la terre,

  • elle dispose ses liens partout.

Avec ses Actes,

  • elle relie le Ciel et la terre et
  • elle appelle toutes les créatures à vivre dans la Volonté Divine.