Mon abandon dans le divin Fiat continue. Son pouvoir s’impose sur moi. Il veut que je Le reconnaisse comme Vie de chacun de mes actes afin de
- pouvoir étendre, avec sa Puissance, de nouveaux Cieux de Beauté et d’Amour,
- pouvoir reconnaître son Acte dans mon acte,
- de reconnaître qu’Il ne sait comment faire de petites choses, mais seulement de grandes choses et propres à émerveiller le Ciel tout entier, et afin de
- pouvoir rivaliser avec toutes ses Œuvres.
Par contre, si je ne Le reconnais pas, mon acte ne peut pas recevoir la Puissance de l’Acte de la Volonté Divine. Il reste l’acte d’une créature sans sa Puissance.
Oh ! Volonté Divine, fais que je Te reconnaisse toujours afin de pouvoir mettre dans mon acte : la potentialité glorieuse des Œuvres de ton adorable Volonté.
Je pensais cela lorsque mon bien-aimé Jésus fit une brève visite à ma pauvre âme. Il me dit : Ma fille, reconnaître ce que ma Volonté peut faire dans l’acte de la créature
- forme l’Acte divin en elle.
Cet acte sert de base à ma Volonté Divine
- pour y mettre le Commencement divin. En le formant Elle le revêt de son Immutabilité.
Ainsi la créature sentira en son acte
- un Commencement divin qui ne comporte pas de fin et
- une Immutabilité qui jamais ne change . Elle aura en elle le son de la cloche de son Acte continuel
- qui poursuit sa course.
C’est le signe qui montre si l’âme a reçu dans ses actes
-
le commencement divin : la continuation. Un acte prolixe dit que Dieu vit dans ses actes, il dit la confirmation du bien. Car si grande est la valeur, la grâce, les puissances d’un Acte continuel qu’Il remplit
-
ses petits vides d’une intensité d’Amour,
-
ses petites faiblesses auxquelles est sujette la nature humaine. L’on peut dire qu’un Acte continuel, une Vertu continuelle, est le juge, l’ordre et la sentinelle de la créature.
C’est pourquoi J’attache tant d’importance à ce que tes actes soient continuels. Car ils ont en eux mon Acte . Je sentirais mon Acte déshonoré dans les tiens.
Vois-tu, ma fille, si grand est mon épanchement d’Amour que Je veux que tout ce que j’ai fait pour la créature soit reconnu, et cela uniquement afin de donner. J’ai un désir ardent de donner . Je veux former les dépositaires
- de ma Vie,
- de mes Œuvres,
- de mes Souffrances,
- de mes Larmes,
- de tout. Mais je ne peux les donner s’ils ne sont pas reconnus.
Ne pas les reconnaître M’empêche d’approcher pour déposer dans les créatures ce qu’avec tant d’Amour Je veux leur donner. Elles resteraient alors sans les effets. Elles seraient comme des aveugles qui ne voient pas ce qui les entoure.
La Connaissance est au contraire pour l’âme la vision
- qui fait naître le Désir et l’Amour, et par conséquent la gratitude envers Moi qui désire tant donner.
Les âmes gardent alors jalousement le trésor que J’ai déposé en elles. Selon les circonstances, elles se servent :
- de ma Vie comme guide,
- de mes Œuvres pour confirmer leurs œuvres,
- de mes Souffrances pour supporter leurs souffrances et
- de mes Larmes pour se laver si elles sont tachées,
Et, oh ! comme Je suis heureux
- si elles se servent de Moi et de mes Œuvres pour s’aider elles-mêmes.
C’était là mon Dessein en venant sur la terre :
- être parmi elles et en elles, le petit frère qui les aide dans leurs besoins.
Lorsqu’elles Me reconnaissent,
- Je ne fais que Me réfléter en elles pour sceller le bien qu’elles ont reconnu. C’est un peu comme le soleil qui
- en réfléchissant sa lumière sur les plantes et les fleurs communique la substance des saveurs et des couleurs,
- non pas en apparence, mais en réalité.
Si donc tu veux recevoir beaucoup, cherche à connaître
- ce que ma Volonté a fait et continue de faire dans la Création,
- ce qu’Elle a fait dans la Rédemption Et Je t’agrandirai sans rien te refuser de ce que Je te fais savoir.
Sache au contraire que si Je n’arrête pas
- de Me comporter envers toi comme un Maître et
- de te faire connaître tant d’autres choses qui Me concernent, c’est parce que Je veux continuer à te donner ce que Je te fais connaître.
Je ne serais pas heureux si Je n’avais quelque chose à donner,
- et des choses toujours nouvelles, à ma fille.
J’attends par conséquent avec impatience
- que tu mettes en place dans ton âme ce que tu as appris pour que tu puisses le considérer comme tien.
Tandis que tu le mets en place et afin de t’y aider, Je continue
- à te caresser, à te modeler et
- à te fortifier en agrandissant ta capacité. Bref, Je renouvelle ce que J’ai fait lors de la création de la première créature.
Plus encore, ce sont mes choses
- que tu as connues et
- que Je veux déposer en toi.
Je ne veux me confier Moi-même à personne, pas même à toi. Je veux Moi-même et de mes Mains créatrices
- préparer leur place et les déposer en toi.
Et pour qu’elles soient en sécurité, Je les entoure
-
de mon Amour,
-
de ma Force et
-
de ma Lumière en guise de gardes.
Sois par conséquent attentive et ne laisse rien t’échapper. Et tu Me donneras ainsi le temps et l’espace pour te faire les plus merveilleuses surprises. »
Après quoi ma petite intelligence continua à traverser l’interminable Mer de Volonté Divine.
Mon très grand Bien Jésus ajouta : Ma fille, Nous avons des Champs et des Mers interminables et divins.
Ils sont remplis
- de Joies, de Béatitudes et de Beautés enchanteresses de toutes sortes. Et ils possèdent la vertu de toujours offrir :
- des joies nouvelles et
- des beautés toutes différentes les unes des autres .
Cependant, ces Mers et ces Champs sont remplis de Béatitudes innombrables. Mais Nous n’y trouvons pas de Vie qui palpite, alors que Nous sommes la Vie et le Cœur de toutes choses, même de nos Joies.
Il y manque le cœur de la créature
- qui palpite dans le Nôtre et
- qui remplit de Vie nos Champs et nos Mers interminables. Or, veux-tu savoir qui Nous apporte sa vie ? Ce n’est pas une chose nouvelle. Nous en avons des quantités ! C’est celle qui vient vivre dans notre Volonté
Car en débordant hors de Nous, notre Volonté forme pour Nous nos Mers et nos Champs divins remplis de tous les Bonheurs possibles et imaginables.
Et la créature vient en ces Champs comme Vie. Nous avons le grand Bonheur et la grande Gloire
- qu’elle puisse Nous donner une Vie.
Et bien que cette Vie vienne de Nous,
- la créature est libre d’être ou de ne pas être dans nos Champs divins . Et la créature perd et sacrifie sa liberté humaine
- pour prendre dans notre Volonté la Liberté divine
- et pour vivre en tant que Vie dans nos Champs et nos Mers sans limites.
Et, oh ! comme il est beau de voir cette Vie qui
- se fait Souffle parmi les foules compactes de nos Bonheurs et de nos Joies, et
- jette sa semence, son grain de blé, image de sa volonté qui forme là son épi,
- si réellement grand, mais en réalité et non en apparence, de Vie agissante et palpitante dans notre Champ céleste.
Ou encore comme un petit poisson, symbole également de sa volonté qui telle une Vie
- palpite, nage dans notre Mer,
- vit et s’alimente,
- s’amuse et joue à des milliers de jeux avec son Créateur, non pas comme une Joie, mais comme une Vie.
Il y a une grande différence entre celles qui peuvent Nous donner nos Joies et celles qui peuvent Nous donner une Vie.
C’est pourquoi Nous pouvons dire que
- nos Champs sont déserts et
- nos Mers sans poissons lorsqu’il y manque la Vie des créatures
- pour les remplir et
- pour nous permettre de donner et de recevoir Vie pour Vie.
Mais le temps viendra où
- ils seront remplis et nous aurons le plein contentement et la grande gloire qu’au milieu de nos nombreuses Joies,
- Nous aurons une abondance de Vies qui viendront vivre dans ces Champs et Nous donneront Vie pour Vie.
Or tu dois savoir que ces Champs et ces Mers sont à la disposition de celles
- qui vivent sur terre et
- qui veulent avoir pour vie notre Volonté Divine,
- et non de celles qui vivent au ciel Car ces âmes ne peuvent ajouter un iota à ce qu’elles ont fait. Elles vivent une Vie de Bonheur et de Joie dans nos Champs divins,
- et non une Vie agissante. On peut dire de ces âmes que ce qu’elles ont fait est fait.
Au contraire, c’est après
- des Vies d’action et de conquête sur terre que Nous soupirons,
- celles qui sur terre entrent dans nos Champs pour y travailler et conquérir à la Manière divine.
Plus encore, lorsque l’homme a péché, il est sorti de notre Volonté. Et les portes de nos Champs lui ont été fermées avec Justice.
Nous voulons maintenant, après tant de siècles, ouvrir ces portes
- à celle qui veut entrer, sans la forcer, mais librement, afin de
- peupler nos Champs divins et
- donner une Forme nouvelle, un Mode de vie tout nouveau à la créature,
- pouvoir recevoir d’elle non plus des œuvres, mais en chacun de ses actes une Vie formée de notre Vie même.
C’est la raison pour laquelle Je te parle tant de ma Volonté avec la Force de ma Parole créatrice.
- Je les disposerai,
- Je leur donnerai le désir,
- Je changerai leur volonté humaine.
Et sachant que Je veux ouvrir les portes, elles frapperont . Et Je leur ouvrirai immédiatement afin
- de Me satisfaire Moi-même et
- d’avoir mon peuple heureux à qui Je Me donnerai Moi-même, pour l’échange
- de ma Vie que J’ai donnée pour eux,
- leur vie en échange de la Mienne.
Je n’ai jamais parlé sans raison ni en vain.
J’ai parlé dans la Création . Ma Parole a servi à former les admirables choses de tout l’univers . J’ai parlé dans la Rédemption Ma Parole, mon Évangile, sert de Guide, de Lumière et de Soutien à mon Église.
L’on peut dire que ma Parole est la Substance et ma Vie
- qui palpite dans le sein de l’Église.
Et si J’ai parlé et parle encore de ma Volonté Divine. Ce ne sera pas en vain, non
Mais J’en aurai les admirables effets La Vie de ma Volonté sera
- connue, agissante et palpitante au sein des créatures.
Aussi laisse-Moi faire, et Je disposerai les choses de telle sorte que ma Parole
- ne restera pas lettre morte, mais
- vivra et donnera la Vie avec tous ses admirables effets.
Plus encore, nos Mers et nos Champs célestes seront comme une Mère pour les âmes fortunées qui voudront vivre en Elles.
Elles les éduqueront dans la Voie divine, Elles les nourriront avec des mets de choix pris sur la table céleste. Elles les élèveront de noble et sainte manière
- de sorte que dans tous leurs actes, leurs pas et leurs paroles on verra écrit en termes clairs qu’elles sont semblables à leur Créateur. Dieu reconnaîtra
- la mélodie de sa Voix dans leur parole,
- sa Puissance dans leurs œuvres,
- le doux mouvement de ses Pas courant dans les leurs.
Ravi Il pourra dire : « Qui est celle qui Me ressemble ? Qui sait imiter ma Voix douce, harmonieuse et forte
- capable de remuer et le Ciel et la terre ? Qui est-elle ? Qui est-elle ?
Ah ! c’est celle qui vit dans nos Champs divins. Il est juste qu’elle Nous ressemble en toute chose,
- autant que cela est possible pour la créature.
Elle est notre fille, et cela suffit. Nous permettons qu’elle Nous imite, qu’elle Nous ressemble.
Elle sera
- notre Gloire, notre Œuvre créatrice,
- celle après qui soupire son Père céleste ! » Ces âmes formeront la nouvelle hiérarchie dans leur céleste Région
- où une place leur est réservée et
- qu’il n’est donné à personne d’autre d’occuper.