Je me sens la proie de la Volonté Divine, mais proie volontaire et non forcée. Je sens aussi le besoin vivant de me constituer la proie :

  • ce qui me rend heureuse dans le temps et l’éternité.

Je cherche par conséquent à faire de tous mes actes la proie de la Lumière de la Volonté Divine, de sa Sainteté, de sa Vie même.

C’est pourquoi je L’appelle

  • pour L’enfermer dans mes actes et pouvoir dire :

« Chacun de mes actes est

  • une proie et une conquête que je fais,
  • une proie et une conquête de la Volonté Divine et sans Lui je ne peux vivre.

C’est pourquoi il est juste et bon que j’en fasse ma proie. En étant la proie l’une de l’autre, il me semble que nous maintenons

  • la correspondance,
  • le jeu et l’amour qui s’enflamme de plus en plus de part et d’autre. »

Il me semblait, en pensant cela, que mon doux Jésus était ravi de mes sottises

Je me disais : « Après tout, je suis petite et à peine née. Si je dis une sottise ce n’est pas très grave puisque les tout-petits en font souvent. Jésus est heureux de saisir l’occasion de donner une petite leçon comme Il l’a déjà fait. »

Visitant ma petite âme, Il me dit : « Ma petite fille de mon Vouloir, il est certain que tout ce qui se passe entre le Créateur et la créature,

  • les actes qu’elle accomplit et ce qu’elle reçoit de Dieu, sert à maintenir la correspondance
  • pour mieux se connaître et s’aimer,
  • et pour entretenir le jeu entre les deux, afin d’en arriver
  • à ce que Dieu veut de la créature et
  • à ce qu’elle veut de Dieu.

Ainsi chaque acte est un jeu préparé afin

  • de faire les plus belles conquêtes et
  • de se devancer l’un l’autre.

L’acte sert

  • de matériel pour le jeu et
  • de promesse pour avoir quelque chose à donner à celui qui gagne.

Dieu, en donnant, fait sa promesse. Et la créature par son acte fait la sienne. Ils établissent le jeu. Notre Bonté est si grande que Nous nous faisons faibles

  • afin de permettre à la créature de gagner. D’autres fois, Nous Nous faisons forts et Nous vainquons.

Nous faisons cela pour activer la compétition.

En faisant plus d’actes,

  • elle donne plus de gages et
  • elle est ainsi capable de vaincre pour compenser une défaite.

Après tout, comment pourrait-on maintenir l’union

  • si Nous n’avions rien à donner à la créature et
  • si elle n’avait rien non plus à Nous donner ?

Tu vois par conséquent que chaque acte est une promesse envers Nous. Elle Nous permet de donner de plus grandes grâces. C’’est une correspondance que tu ouvres entre la terre et le Ciel. C’ est un jeu par lequel tu appelles ton Créateur à venir vers toi.

Plus encore, chaque Acte accompli avec la Volonté Divine

  • dans l’acte de la créature est une Semence divine qui germe en elle.

L’acte prépare la terre où ma Volonté jette sa Semence afin qu’Elle germe pour devenir une Plante divine.

Parce que c’est en fonction de la semence jetée dans le sein de la terre que cette plante est née.

Si c’est une semence de fleurs, il naît une fleur. si c’est une semence de fruits, il naît un fruit.

Or ma Volonté Divine sème en chaque acte de la créature une semence distincte :

  • ici une semence de sainteté,
  • ailleurs une semence de bonté, etc.

Plus la créature accomplit d’actes dans ma Volonté, plus il y a de terre où mon Vouloir peut préparer sa semence distincte

  • pour emplir la terre de ces actes humains.

C’est pourquoi la créature qui se laisse dominer par ma Volonté Divine

  • est belle et spéciale.

Chacun de ses actes contient

  • une variété de Semences divines et
  • une Note de son Créateur :
  • un acte qui dit Sainteté,
  • un autre qui dit Miséricorde,
  • d’autres qui disent Justice, Sagesse, Beauté, Amour .

Bref, on peut voir une Harmonie divine avec un ordre

  • qui montre que la main de Dieu est à l’œuvre en elle. Vois-tu par conséquent la nécessité de l’acte de la créature
  • pour que Nous puissions semer notre Semence divine ?

Sinon, où la déposer si Nous n’avons pas de terre ? Ce sont donc les actes qui forment la terre

  • où peuvent germer nos Semences divines dans la créature.

Par conséquent, on peut dire que la créature

  • qui fait notre Vouloir divin et
  • qui vit en Lui peut être appelée celle
  • qui reproduit son Créateur et
  • qui abrite en elle-même Celui qui l’a créée.

Après quoi je continuais mes actes dans le Vouloir divin. Ma petitesse voulait tout étreindre dans mon embrassement d’Amour afin de pouvoir faire ma petite course d’Amour partout et en toutes choses.

Mon doux Jésus ajouta : Ma fille,

aimer signifie

  • posséder et vouloir faire sien la personne ou l’objet que l’on aime.

Aimer veut dire

  • se lier, par un lien d’amitié, de parenté ou de descendance, selon l’intensité plus ou moins grande de l’amour.

Ainsi :

  • si entre la créature et Dieu il n’y a pas de vide d’Amour divin,
  • si tous ses actes courent vers Dieu pour L’aimer,
  • s’ils ont leur commencement et leur fin dans l’Amour,
  • si la créature voit tout ce qui appartient à l’Être suprême comme sien, tout cela exprime l’amour de l’enfant pour son Père.

Parce qu’alors la créature ne sort

  • ni des Propriétés divines
  • ni de la Résidence du Père céleste. Car l’Amour constitue un droit dans la créature :
  • droit des descendants,
  • droit de partage des biens,
  • droit d’être aimée.

Chacun de ses actes d’amour

est une note vibrante qui palpite dans le Cœur divin et Lui dit : « je T’aime » et « Aime-moi ». _C_e son ne s’arrête pas tant que la créature ne sent pas la Note de son Créateur

  • qui répond en écho au son de son âme : « Je t’aime, ô enfant. »

Oh ! combien Nous attendons le « je T’aime » de la créature pour lui faire prendre sa place dans notre Amour et pour avoir le doux plaisir

  • de pouvoir lui dire : « Je t’aime, ô enfant » et
  • de lui donner le très grand droit de Nous aimer et d’appartenir à notre famille.

Un amour interrompu ne fait

  • pas que nos Choses soient les siennes
  • ni qu’Elles les défendent . Il ne peut pas être appelé l’Amour d’un enfant.

C’est tout au plus

  • un amour d’amitié,
  • un amour de circonstance,
  • un amour d’intérêt,
  • un amour de nécessité qui ne constitue pas un droit.

Car seuls les enfants ont le droit de posséder les biens du père. Et le Père a le devoir sacro-saint,

  • également avec les droits humains et divins, de faire posséder ses biens par ses enfants.

Par conséquent, aime toujours afin que ma Volonté trouve dans tes actes :

  • l’Amour,
  • la Rencontre, et
  • ton baiser à ton Créateur.