Je ressens la Force puissante du divin Fiat qui m’appelle en Lui pour suivre ses Actes. Ma petite intelligence s’est arrêtée en Éden dans l’Acte de la création de l’homme. Quel Acte solennel !

Cela eut lieu après la création de toutes les choses

  • comme pour fêter celui pour qui Il avait mis au monde l’entière Création, afin qu’elle devienne le palais, somptueux et confortable, où l’homme allait habiter, sans qu’il lui manque rien.

Il suffit de dire qu’il s’agissait d’un palais conçu

  • par notre Père céleste et
  • par la Puissance de son divin Fiat.

Je pensais à cela et mon doux Jésus me dit : Fille bien-aimée, ma Joie est immense lorsque la créature se souvient de mon Amour dans la création de l’homme. Notre Amour ressemblait à celui d’une mère qui donne le jour à son enfant. Notre Amour se hâtait d’enclore en Lui la créature afin que partout,

  • à l’extérieur comme à l’intérieur d’elle-même, elle puisse entendre la Voix de notre Amour lui disant : « Je t’aime, Je t’aime. »

Le doux Son de notre Amour

  • lui murmure à l’oreille,
  • bat dans son cœur, et
  • l’embrasse ardemment et
  • résonne fortement sur ses lèvres,
  • l’étreint dans nos Bras paternels comme pour lui dire en triomphe que notre Amour, quel qu’en soit le prix, veut aimer la créature.

Si bien qu’il n’existe rien de plus doux, rien de plus agréable,

  • que de Nous rappeler avec quel Amour Nous avons créé l’homme et toutes choses.

Et notre plaisir est si grand que, pour l’heureuse créature qui vient devant notre adorable Majesté pour Nous rappeler un si grand Amour,

  • Nous redoublons nos liens d’Amour pour elle,
  • Nous lui donnons de nouvelles Grâces, une nouvelle Lumière, et
  • Nous l’appelons celle qui renouvelle notre fête.

Car dans la Création tout n’était que fête pour Nous et pour tous.

Et la créature qui rappelle ce que Nous avons fait dans la Création met en fête

  • notre Amour,
  • notre Puissance,
  • notre Sagesse Créatrice qui a créé tout l’univers avec une inimitable maîtrise,
  • laquelle s’est surpassée dans la création de l’homme.

C’est pourquoi toutes nos Qualités divines sont en fête. La créature regarde ce qu’elle a mis en fête

  • par son souvenir et son petit échange d’amour.

Nos Qualités divines rivalisent entre elles pour redoubler

  • tantôt l’Amour,
  • tantôt la Bonté et
  • tantôt la Sainteté.

Bref, chacune de nos Qualités divines veut donner de ce qu’Elle a afin de répéter dans la créature ce que Nous avons fait dans la Création.

Par conséquent, répète souvent le doux souvenir de l’Amour insurpassable

  • que Nous avons eu dans la Création.

C’est une créature sortie de Nous,

  • une de nos images,
  • un de nos enfants que Nous avons mis au jour et à qui Nous avons témoigné tant d’Amour.

En éveillant ce souvenir, Nous l’aimons encore plus. Si bien que la Création tout entière n’est rien d’autre

  • qu’une manifestation de notre Volonté amoureuse envers la créature. Et dans ce témoignage d’Amour Elle répète : « Fiat, Fiat »
  • afin d’orner toute la Création de son parade d’Amour.

D’autant plus que chaque acte, parole, pensée accomplis dans notre Vouloir Divin forment la nourriture de l’âme

  • qui conserve la Vie,
  • qui la fait grandir et lui donne la Force nécessaire pour former suffisamment d’aliments et ne pas devoir rester à jeun.

En fait, les actes continus ne sont donc rien d’autre

  • que la nourriture préparée d’un jour à l’autre afin d’avoir toujours quelque chose à manger.

Sans ces actes, la pauvre créature n’aura rien pour calmer sa faim. Et ces actes bons, saints et divins mourront en elle.

Si les actes ne sont pas continuels, la nourriture deviendra rare. Lorsqu’elle est insuffisante, la vie du bien s’affaiblit. Cette faiblesse fait perdre le goût et l’appétit de se nourrir.

Par contre, lorsque les actes sont continuels, chacun d’eux apporte sa contribution :

  • celui-ci fabrique les aliments,
  • celui-là apporte l’eau,
  • l’autre le feu pour les faire cuire.
  • d’autres encore procurent les condiments qui donneront du goût afin de satisfaire l’appétit.

En somme, les actes répétés ne sont rien d’autre que la cuisine divine dressant la table céleste pour la créature.

Comme il est beau de voir la créature

  • préparer les aliments divins par la continuation de ses actes dans notre Fiat, et
  • se nourrir des mets de notre Pays céleste !

Car tu dois savoir

  • qu’une pensée sainte en appelle une autre,
  • un mot, une bonne action invite l’autre à s’alimenter, Et la nourriture forme la vie.

Après quoi je continuais à penser à la Volonté Divine et au grand Bien que l’on reçoit en vivant abandonnée dans ses bras.

Mon doux Jésus ajouta :

(4) Ma bonne fille, le grand bien de la Vie dans le Vouloir divin est

  • étonnant et
  • presque incompréhensible à la créature humaine.

Tu dois savoir que tout ce que l’on fait de bien et de saint dans ma Volonté Divine

  • n’est rien d’autre qu’une semence qui germe dans le champ de l’âme
  • pour donner une Lumière divine et
  • pour former un commencement qui n’aura pas de fin

Parce que tout ce qui est fait dans ma Volonté Divine

  • est semé, germe et grandit de façon admirable sur la terre pendant qu’elle y vit,
  • et trouvera son achèvement dans le Ciel.

Le développement ultime,

  • la variété de beautés,
  • les tons,
  • les teintes les plus belles lui seront donnés dans la Patrie céleste.

Cela veut dire que

  • chaque acte que la créature fait sur terre lui donnera droit à une place plus grande dans la demeure céleste, en la possédant d’avance,
  • pour chaque acte supplémentaire la créature amènera avec elle de béatitudes nouvelles, de Joies nouvelles que mon Vouloir lui aura communiquées.

Mon divin Fiat ne cesse jamais de donner à la créature. Il veut qu’elle grandisse

  • en sainteté, en grâce, en beauté jusqu’à son dernier souffle de sa vie ici-bas.

Et Il se réserve d’apporter le dernier coup de pinceau pour l’accomplissement de son triomphe dans les régions célestes.

Dans ma Volonté il n’y a pas d’arrêts. Les circonstances de la vie

  • tantôt les souffrances,
  • tantôt les humiliations et
  • tantôt la gloire forment les chemins pour pouvoir toujours courir en Elle, et
  • Lui donner libre champ pour semer dans la créature de Semences divines nouvelles que le divin Fiat s’engage
  • à cultiver et
  • à faire grandir de façon admirable, jusqu’à leur achèvement dans la gloire céleste.

In fine rien ne commence au Ciel. Mais tout commence sur terre et s’accomplit au Ciel.