Mon pauvre esprit nageait dans la Mer immense du Fiat éternel. Je coulais en Lui comme un ruisselet . Et dans ma petitesse, je voulais embrasser son Immensité pour me remplir tout entière de son saint Vouloir et avoir la satisfaction de dire :
« Mon petit être n’est rien d’autre qu’un Acte unique de la Volonté Divine, mon minuscule ruisselet est tout plein de ce Vouloir qui emplit le Ciel et la terre.
Oh saint Vouloir, sois la Vie, l’Acteur et le Spectateur de tous mes actes afin qu’en faisant tout renaître en Toi, cela devienne l’appel
- de tous les actes des créatures à renaître dans ton Fiat
- et que son Règne s’étende dans toutes les créatures ! »
Mais en faisant cela, je me disais : « Quel bien est-ce que je fais en appelant les actes des créatures à renaître dans la Volonté Divine ?»
Mon aimable Jésus me dit : Ma fille, le Bien n’est pas sujet à mourir Lorsqu’apparaît la Vie du Bien, il se place à la défense de toutes les créatures.
Et si les créatures sont disposées à prendre ce Bien,
- elles sont non seulement défendues.
- mais elles prennent la Vie de ce Bien.
Et le Bien apparaît et forme autant de Vies que de créatures qui le prennent.
Et pour celles qui n’y sont pas disposées, Il reste à leur défense en attendant qu’elles s’y disposent.
Les actes accomplis dans mon Vouloir
- acquièrent la semence de la Lumière.
En tant que Lumière,
- bien qu’elle soit Une,
- elle possède la vertu de donner de la lumière à tout œil qui veut le bien de la lumière pour le faire sien.
De sorte que les plus petits actes faits dans ma Volonté Divine,
- qui est immense et contient tout, deviennent Lumière et Défense pour tous. De plus, la créature redonne ainsi à son Créateur
- l’Amour, la Gloire et l’Adoration qu’Il a droit d’attendre et d’exiger des créatures.
Les actes faits dans mon Vouloir tiennent toujours du prodige. Et ils disent par eux-mêmes :
« Nous sommes la défense de chaque créature. Nous nous tenons entre le Ciel et la terre afin de défendre les créatures Notre Lumière est la lumière de chaque esprit . Nous sommes les défenseurs de notre Créateur en faisant réparation,
- par nos actes éternels pour les offenses qui montent de la terre. »
Et le Bien est toujours le Bien. Crois-tu que tout ce que J’ai fait en étant sur terre ait été pris par les créatures ? Combien il en reste encore ! Mais on ne peut pas dire de ce reste que ce n’est pas du Bien.
Des siècles et des siècles passeront. Le temps viendra où tout le Bien que J’ai fait prendra Vie parmi les créatures. Ce qui n’est pas pris aujourd’hui,
- d’autres créatures pourront le prendre demain et à d’autres époques.
La Vie véritable du Bien ne se fatigue pas d’attendre. Les Actes de mon Vouloir disent avec un air de triomphe : « Nous ne sommes pas sujets à la mort Par conséquent le temps viendra assurément où Nous donnerons nos fruits
- qui feront se lever autant d’autres Vies qui Nous ressemblent. »
Crois-tu que parce que tu ne vois pas l’effet de tous tes Actes dans notre Volonté Divine, il n’en sortira rien de bon ?
Certes, cela semble être le cas aujourd’hui. Mais attends que viennent les temps et ils diront le grand Bien qui en sortira.
Aussi, continue et ne te décourage pas.
Tu dois savoir que seule l’abondance du Bien est la preuve la plus certaine qui assure Dieu et l’âme de l’état dans lequel elle se trouve.
Un état prolongé de patience
- dans les souffrances et les situations douloureuses de la vie,
- une prière redite sans jamais se lasser de la répéter,
- la fidélité, la constance et une égalité d’âme dans toutes les circonstances, c’est cela qui forme suffisamment d’espace,
- arrosé par le sang de son propre cœur, où Dieu se sent appelé par tous les actes des créatures
- qui Lui donnent l’assurance qu’Il peut y achever ses plus grands Desseins.
Et la créature ressent dans l’abondance de ses actes
- sa maîtrise sur elle-même et
- l’assurance qu’elle ne vacillera pas.
Le bien d’un jour ne dit rien. C’est un bien aujourd’hui, certes, mais pas demain lorsqu’il dit
- faiblesse et inconstance, fruits de la volonté humaine.
Un bien inconstant dit que pour la créature,
- ce bien, cette vertu, n’est pas sa propriété. Par conséquent
- un bien qui ne lui appartient pas se change en mal,
- et la vertu en vice.
Tu vois par conséquent que l’âme,
- pour être certaine de posséder un Bien ou une vertu, doit sentir en elle la Vie de cette vertu.
Et, avec une constance de fer,
- année après année et
- durant toute sa vie, elle doit s’exercer à ce Bien.
Et Dieu est alors assuré qu’Il peut y déposer son Bien et opérer de grandes choses dans la constance de la créature.
C’est ce que J’ai fait avec la Reine du Ciel.
Je voulais la constance de quinze années de vie pure et sainte,
- toute dans la Volonté Divine, pour descendre du Ciel sur la terre dans la Virginité de son sein.
J’aurais pu le faire avant, mais Je ne le voulais pas. Je voulais d’abord ses actes d’assurance et de constance de sa vie de sainteté,
- presque pour lui donner le droit de devenir ma Maman.
Et Je voulais attendre afin que ma Sagesse infinie Me donne raison
- d’avoir d’opéré en elle des Prodiges inouïs.
Et n’est-ce pas la raison
- pour la longueur de tes souffrances, et
- pourquoi Je voulais être sûr de toi, non par des paroles, mais par des actes ?
N’est-ce pas ce qui explique mes si nombreuses visites et toutes les Vérités que Je t’ai manifestées dans la constance de ta vie sacrifiée ?
Et Je peux dire
- que Je Me suis fait voir et
- que Je t’ai parlé dans le centre de feu de ton sacrifice.
Et quand Je t’entends dire : « Comment est-il possible, mon Jésus, que mon exil soit si long ? N’as-tu pas pitié de moi ? »
Et Moi, sais-tu ce que Je dis ? : « Ah ! ma fille ne connaît pas bien
- le secret que contient un sacrifice prolongé,
- et que plus il est long, plus grands sont les desseins à accomplir. Par conséquent, fais-Moi confiance et laisse-Moi faire. »