Je continuais mes actes dans le Vouloir Divin. Je m’unissais aux Actes accomplis dans la Création

  • afin de Lui rendre l’Hommage, l’Amour et l’Adoration pour chaque chose créée par Amour pour les créatures,

Mon pauvre esprit s’est transporté en Éden, dans l’acte de la chute de l’homme :

  • le serpent infernal, par son astuce et ses mensonges, incita Ève à se séparer de la Volonté de son Créateur,
  • Ève, par ses flatteries, incita Adam à tomber dans le même péché.

C’est alors que mon bien-aimé Jésus me dit :

Ma fille, mon Amour ne s’est pas éteint à cause de la chute de l’homme. Il s’est enflammé encore plus. Bien que ma Justice l’ait justement puni et condamné, mon Amour embrassant ma Justice et sans qu’intervienne le temps,

  • promit le futur Rédempteur .

Et Il dit au serpent trompeur avec l’empire de ma Puissance :

« Tu t’es servi d’une femme pour arracher l’homme à ma Volonté Divine Moi, au moyen d’une autre femme

  • ayant en son pouvoir la Puissance de mon Fiat, Je détruirai ton orgueil et Elle t’écrasera la tête de son Pied Immaculé. »

Ces Paroles

  • brûlèrent le serpent infernal plus que l’enfer lui-même et
  • lui mirent tant de rage au cœur qu’on ne pouvait plus l’arrêter.

Il n’a pas cessé de tourner et de retourner la terre pour découvrir celle qui devait lui écraser la tête,

  • non pas pour l’écraser, mais afin de pouvoir, par ses arts infernaux, par son astuce diabolique,
  • faire tomber celle qui devait le vaincre,
  • l’affaiblir et le lier dans les ténèbres de l’abîme.

Pendant quatre mille ans il a parcouru la terre.

Lorsqu’il voyait des femmes plus vertueuses et meilleures,

  • il livrait son combat,
  • il les mettait à l’épreuve de toutes les manières. Puis il les laissait après s’être assuré, par quelque faiblesse ou défaut, que ce n’était pas par elles qu’il devait être vaincu. Puis Il poursuivait sa tournée.

Elle est cependant venue la Créature céleste qui devait lui écraser la tête. Et l’ennemi a senti en elle une telle Puissance que ses jambes faiblirent Et il n’eut pas la force de s’en approcher. Fou de rage,

  • il sortit tout l’arsenal de ses armes infernales pour la combattre,
  • il tenta de l’approcher,
  • mais il sentit qu’il faiblissait, les jambes brisées, et il fut contraint de battre en retraite.

C’est donc de loin qu’il épiait

  • ses admirables Vertus, sa Puissance et sa Sainteté.

Et Moi, afin de le confondre et de jeter en lui le doute, Je lui faisais voir dans la céleste Dame souveraine des choses humaines,

  • telles que prendre de la nourriture, pleurer, dormir, etc.

Et il se persuadait que ce n’était pas Elle. Parce qu’une personne aussi puissante et aussi sainte ne pouvait pas être sujette aux besoins naturels de la vie.

Puis le doute le reprenait et il voulait revenir à l’assaut. Mais en vain. Ma Volonté est Puissance.

Et Elle affaiblit tous les maux et toutes les puissances infernales. Elle est Lumière qui se fait connaître par tous. Et Elle fait sentir sa Puissance là où Elle règne De sorte que même les démons ne peuvent refuser de La reconnaître.

C’est pourquoi la Reine du Ciel était et est la terreur de l’enfer tout entier.

Mais le serpent sent sur sa tête

  • les quelques paroles qu’il a entendues en Éden
  • mon irrévocable condamnation qu’une femme lui écrasera la tête.

Et il sait qu’en ayant la tête écrasée,

  • son royaume sur la terre sera renversé,
  • qu’il perdra son prestige, et
  • que tout le mal qu’il a fait en Éden au moyen d’une femme sera réparé par une autre femme.

Et bien

  • que la Reine du ciel l’ait affaibli, lui ait écrasé la tête, et
  • que Je l’aie Moi-même attaché à la Croix de sorte qu’il n’est plus libre de faire tout ce qu’il veut,

il peut encore s’approcher de quelques malheureux pour en faire des fous.

D’autant plus qu’il voit

  • que la volonté humaine n’est pas encore subjuguée par la Volonté Divine,
  • que son Règne n’est pas encore formé.

Et il craint qu’une autre femme ne doive finir de brûler ses temples pour que la condamnation qu’il a « sa tête écrasée par le pied de la Reine immaculée » trouve son achèvement.

Car il sait que lorsque Je parle, ma Parole possède la vertu communicative aux autres créatures.

Il est certain que celle qu’il craignait était la Très Sainte Vierge Marie. Mais incapable maintenant de la combattre, il a repris sa ronde.

Il cherche partout afin de voir si une autre femme aurait reçu de Dieu la mission de faire connaître la Volonté Divine pour qu’Il règne.

Comme il t’a vue écrire beaucoup sur mon Fiat,

  • le simple doute que ce pourrait être toi lui a fait se lever tout l’enfer contre toi.

C’est la raison pour tout ce tu as souffert Il s’est servi de méchants hommes

  • qui inventent des calomnies et des choses qui n’existent pas.

Mais en te voyant tellement pleurer, les démons sont persuadés que tu n’es pas celle

  • qu’ils craignent tant,
  • qui est capable de mener à la ruine leur royaume diabolique.

Voilà pour ce qui concerne la Reine du Ciel à propos du serpent infernal.

Maintenant Je veux te parler de ce qui concerne les créatures à l’égard de la Reine du Ciel.

Ma fille, la céleste Créature était pauvre. Ses dons naturels étaient en apparence ordinaires,

  • rien d’inhabituel n’apparaissait extérieurement. Elle épousa un pauvre artisan qui gagnait son pain quotidien
  • avec son modeste travail.

Suppose que l’on ait su d’avance, chez les docteurs et les prêtres,

  • qu’elle serait la Mère de Dieu,
  • que c’était elle, parmi tous les grands de ce monde, qui serait la Mère du futur Messie. Ils lui auraient livré une guerre inlassable

Personne ne l’aurait cru et ils auraient dit : « Est-il possible qu’il n’y ait pas eu et qu’il n’y ait pas maintenant d’autres femmes en Israël, et que c’est cette pauvre femme qui devait être la Mère du Verbe éternel ? Il y a eu Judith et Esther, et tant d’autres. » Personne ne l’aurait cru. Et ils auraient élevé des doutes et des obstacles sans nombre.

Ils ont eu des doutes concernant ma Personne Divine

  • en ne croyant pas que J’étais le Messie tant attendu.

Beaucoup en arrivaient encore à ne pas croire que J’étais descendu sur la terre

  • en dépit des nombreux miracles que J’opérais
  • pour inciter les plus incrédules à croire en Moi !

Ah ! ceux dont le cœur est endurci, obstiné, sont incapables de recevoir un Bien. Les vérités, les miracles mêmes sont pour eux comme morts et sans Vie. À plus forte raison pour la Mère Céleste

  • quand rien de miraculeux ne se manifestait extérieurement.

Maintenant, ma fille, écoute-Moi. Les doutes les plus sérieux, les plus graves difficultés

  • qu’ils ont trouvés dans tes écrits sont réellement les suivants :

Je t’ai dit que Je t’ai appelée à vivre dans le Royaume de ma Volonté Divine en te donnant la mission spéciale et unique de faire connaître mon Règne.

Je l’ai dit Moi-même dans le Pater Noster et la sainte Église le dit encore : « Que ton Règne arrive, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. »

Il n’est pas dit dans cette prière que ce Règne est sur la terre, mais qu’Il vienne. Je n’aurais pas composé cette prière si elle ne devait pas avoir ses effets.

Or, pour y arriver, ne devais-Je pas choisir une autre femme,

  • elle que le serpent infernal craint tellement, lui qui au moyen de la première femme a perdu l’humanité ?

Et Moi pour le confondre, Je me sers de la femme

  • pour réparer ce qu’il m’a fait perdre et
  • pour rétablir pour tous le bien qu’il cherchait à détruire.

De là par conséquent la nécessité

  • de la préparation,
  • des grâces,
  • de mes visites et de mes communications.

Cela n’a pas plu à celui qui a lu et de là ces doutes et ces difficultés : Il n’est pas possible

  • que parmi tant de grands saints aucun n’ait vécu dans le Règne de ma Volonté et
  • que c’est elle seule qu’Il préfère à tous les autres.

Lorsqu’ils ont lu que Je te plaçais à côté de la Reine souveraine

  • parce qu’ayant vécu dans le Royaume de mon divin Fiat tu pouvais l’imiter,
  • voulant faire de toi une image qui lui ressemble, et que Je te mettais entre ses mains afin qu’elle puisse te guider, t’aider, te protéger
  • pour que tu puisses l’imiter en toute chose, cela leur a paru d’une très grande absurdité.

Par une fausse et malicieuse interprétation du sens, ils ont dit que tu aurais déclaré être une Reine. Que d’erreurs !

Je n’ai pas dit

  • que tu es comme la Reine du Ciel, mais
  • que Je veux que tu lui ressembles.

Tout comme J’ai dit à tant d’autres âmes qui Me sont chères que Je voulais qu’elles soient semblables à Moi. Mais cela ne faisait pas qu’elles devenaient Dieu comme Moi.

De plus, la Dame du Ciel étant la vraie Reine du Royaume de ma Volonté, il lui appartient d’aider et d’enseigner les heureuses créatures

  • qui veulent entrer pour y vivre.

Il semble que pour eux, Je n’aie pas le pouvoir de choisir qui Je veux et quand Je veux. Mais le temps le dira.

Tout comme ils ne peuvent pas refuser de reconnaître

  • que la Vierge de Nazareth est ma Mère, ils ne pourront pas refuser de reconnaître
  • que Je t’ai choisie dans l’unique dessein de faire connaître ma Volonté et
  • qu’à travers toi Je ferai que la prière « Que ton Règne arrive » s’accomplisse.

Il est certain

  • que les créatures sont des instruments entre mes Mains et
  • que Je ne regarde pas qui elles sont.

Mais si Je sais que ma Volonté Divine a décidé de travailler au moyen de cet instrument, cela Me suffit pour accomplir mes plus hauts desseins.

Et quant aux doutes et aux difficultés des créatures,

  • Je m’en sers en temps et lieu pour les confondre et les humilier. Mais cela ne M’arrête pas. Et Je poursuis le travail que Je veux faire à travers la créature. Par conséquent, suis-Moi toi aussi et ne fais pas marche arrière.

Pour le reste, on peut voir d’après leur façon de penser

  • qu’ils n’ont considéré que ta personne.

Mais ils n’ont pas tenu compte

  • de ce que ma Volonté Divine peut faire et sait faire.

Et lorsque ma Volonté décide de travailler dans une créature en vue de ses plus grands desseins parmi les générations humaines,

  • personne ne Lui dicte de lois,
  • personne ne Lui dit qui devrait être choisi, ni le temps ni le lieu, mais c’est dans l’Absolu qu’Elle agit.

Elle ne tient pas non plus compte de certains petits esprits qui

  • ne savent pas s’élever dans l’Ordre divin et surnaturel,
  • ni s’incliner devant les Œuvres incompréhensibles de leur Créateur et qui, alors qu’ils veulent raisonner avec leur raison humaine,
  • perdent la Raison divine et demeurent confus et incrédules.