Mon abandon dans la Volonté Divine continue. Son doux Empire entraîne ma pauvre volonté, qui voudrait fuir les douloureuses circonstances dans lesquelles je me trouve.
Mais le Fiat omnipotent, avec la Force irrésistible de sa Lumière dirigée sur la nuit de ma volonté,
- m’en empêche et
- forme le jour de Lumière dans mon âme qui me pousse à faire mes petits actes dans son Vouloir Divin.
Je me disais : « Pourquoi Jésus tient-il tant à ce que je n’arrête pas de répéter mes actes dans son adorable Volonté ? »
Jésus, toute tendresse et bonté, me dit : Ma fille, parce que tous les actes que tu fais en toi
- sont des actes enseignés et formés par Moi. De sorte qu’ils sont mes Actes. Je ne veux pas que tu restes en arrière au lieu de les continuer avec Moi.
Car tu dois savoir que
- lorsque J’accomplis une œuvre dans l’âme,
- lorsque Je parle et que J’enseigne, ton Jésus est si puissant qu’Il convertit en nature le Bien enseigné et formé dans la créature. Et ce Bien en nature ne peut pas être détruit.
C’est comme si Dieu te donnait
- la vue comme propriété de ta nature et qu’elle ne te servait pas à regarder,
- la voix, les mains, les pieds,
et qu’ils ne te servaient pas à voir, à parler, à travailler et à marcher. Ne serait-ce pas condamnable ?
Or, de la même façon que J’attribue les dons en nature au corps, lorsque Je parle, ma Parole Créatrice
- a la Puissance de donner le Don que Je veux faire par ma Parole à l’âme.
Parce qu’un seul de mes Fiat peut
- contenir un ciel, un soleil, une prière incessante et
- les transformer en tant que dons en nature de l’âme.
Cela signifie que ce tu accomplis au-dedans de toi,
- ce sont des dons naturels que ma Parole a formés en toi.
Alors, fais attention à ne pas rendre mes Dons inutiles. Je les ai mis en toi afin que,
- avec ces actes répétés de mon Vouloir, Nous puissions demander ensemble le grand Don
- que ma Volonté Divine vienne régner sur la terre
D’autant plus, ma chère fille, que les actes répétés sont comme la sève de la plante : sans elle, la plante sèche et ne peut produire ni fleurs ni fruits.
Parce que la sève est le sang vital de la plante qui
- circule en elle, la conserve,
- la fait grandir et produire les fruits les plus beaux et les plus savoureux pour former la gloire et le bénéfice du fermier.
Cependant cette sève ne se forme pas par la plante toute seule. Le fermier doit veiller à arroser et cultiver la plante,
- et pas seulement une fois, mais sans cesse. Il doit la donner l’aliment quotidien qui lui permet de s’épanouir afin de pouvoir donner ses fruits à celui qui la cultive.
Mais si le fermier est paresseux, la plante perd sa sève et meurt.
Tu vois maintenant ce que représentent les actes répétés. Ils sont
- le sang de l’âme,
- l’aliment, la conservation et la croissance de mes Dons.
Moi, l’Agriculteur Céleste, Je ne cesse pas de t’arroser ! Je ne risque pas d’être paresseux.
Puisque c’est toi qui reçoit ce sève vital, celle-ci vient à toi
- lorsque tu répètes les actes dans ma Volonté au fonds de ton âme.
A ce moment-là, tu ouvres la bouche. Et Je déverse se sang dans ton âme, pour te procurer :
- la Chaleur divine,
- l’Aliment céleste.
Et en y ajoutant mes autres Paroles, Je te conserve et J’y accroît mes Dons.
Oh ! si la plante avait la raison et était capable de refuser d’être arrosée par le fermier, quel serait le sort de cette pauvre plante ? Elle perdrait la vie ! Et quelle douleur pour le pauvre agriculteur !
Le fait de répéter les actes signifie :
- vouloir vivre et s’alimenter.
- c’est aimer et apprécier,
- c’est assouvir les désirs
- c’est satisfaire, rendre heureux ton Agriculteur céleste qui a travaillé dans le champ de ton âme avec tant d’Amour.
Lorsque Je te vois répéter tes actes, seule ou avec Moi,
- tu Me donnes les fruits de mon labeur et
- Je Me sens aimé de nouveau et récompensé pour les nombreux Dons que Je t’ai faits. Et Je Me dispose à t’en faire de plus grands.
Sois donc assidu et fais que ta constance te fasse vaincre et dominer ton Jésus.
Après quoi je sentais que je devais retomber dans un état habituel de souffrances. Étant donné les impositions du moment, je répugnais à accepter.
Ma pauvre nature en tremblait et je m’entendais dire à mon doux Jésus : « Père, si c’est possible que ce calice s’éloigne de moi. Mais que Ta Volonté soit faite et non la mienne. »
Mon bien-aimé Jésus ajouta : Ma fille, Je ne veux pas des souffrances forcées, mais volontaires.
Car les souffrances forcées perdent la fraîcheur, la beauté et le doux enchantement de leur ressemblance avec les Souffrances de ton Jésus
- qui ont toutes été souffertes par Moi volontairement.
Les souffrances forcées sont comme
- ces fleurs fanées, et
- ces fruits encore verts que le regard dédaigne et la bouche refuse d’avaler, tant ils sont insipides et durs.
Tu devrais savoir que lorsque Je choisis une âme,
- Je forme en elle ma résidence, et
- Je veux être libre de faire ce que Je veux dans ma maison, d’y habiter comme il Me plaît sans restriction de la part de la créature.
- Je veux une absolue liberté, sinon Je suis malheureux et gêné dans mon action.
Ce serait le plus grand des malheurs,
- même pour la plus pauvre des personnes, de ne pas être libre dans sa petite masure.
Je connaîtrais alors l’infortune d’un malheureux qui après
- avoir formé une demeure avec beaucoup d’amour,
- l’avoir équipée et mise en ordre pour y vivre, se voit avec tristesse imposer des conditions et des restrictions.
On lui dit : « Tu ne peux pas dormir dans cette chambre, dans celle-ci tu ne peux pas recevoir et dans celle-là, tu ne peux pas passer. »
Bref, il ne peut pas aller où il veut ni faire ce qu’il veut. De sorte que le pauvre se sent malheureux parce qu’il a perdu sa liberté. Et il regrette les sacrifices qu’il a consentis pour construire cette demeure.
Je suis celui-là. Combien d’ Œuvres, combien de Sacrifices, combien de Grâces il a fallu pour adapter une créature et en faire ma Demeure !
Et lorsque J’en prends possession, c’est ma liberté que J’aime plus que tout dans ma maison. Et lorsque j’y trouve tantôt les répugnances, tantôt les restrictions,
- au lieu d’avoir une demeure adaptée à Moi, c’est Moi qui dois M’adapter à elle.
Je ne peux pas y développer ma Vie ou mes Voies divines. Je ne peux pas non plus y accomplir le dessein pour lequel,
- avec tant d’Amour, J’ai choisi cette demeure.
Par conséquent, Je veux la liberté.
Si tu veux Me rendre heureux, laisse-Moi faire ce que Je veux.