Je suivais mes actes dans le divin Fiat. Oh ! comme je voudrais que rien ne m’échappe de ce qui a été fait,
- dans la Création comme
- dans la Rédemption, afin de pouvoir rivaliser avec mes petits et incessants « je vous aime, je vous adore, je vous remercie, je vous bénis et je vous prie de faire venir le Royaume de votre Volonté Divine sur la terre ! ».
Alors que je pensais cela, mon aimable Jésus me dit :
Ma fille, notre Œuvre divine est tellement surabondante
- que la créature est incapable de prendre la surabondance des Biens que Nous mettons dans notre Création. Cependant, Nous lui demandons toujours sa petite participation.
Selon la petitesse ou la grandeur de ce qu’elle fait,
- Nous mettons à la disposition plus ou moins de Biens dans l’ Œuvre que Nous voulons accomplir pour le bien des créatures.
Parce que les actes de la créature Nous servent de petit terrain ou de lieu
- où déposer nos Biens. Si l’endroit où l’espace est petit, Nous ne pouvons y mettre que peu de choses. S’il est grand, nous pouvons y mettre plus. Mais si Nous voulons y mettre plus encore, la créature sera incapable
- de le prendre et
- de comprendre ce qui lui a été donné.
Tu vois par conséquent la nécessité des actes de la créature afin que nos Œuvres puissent vivre au milieu des générations humaines.
Lorsque la créature commence ses petits actes, ses prières, ses sacrifices
- pour obtenir le Bien que Nous voulons lui donner, alors elle se met en communication avec son Créateur.
Elle commence ainsi une sorte de correspondance. Alors, tous ses actes ne sont que des petites lettres qu’elle Lui envoie.
Dans celles-ci , la créature tantôt prie, tantôt pleure et tantôt offre sa vie
- pour amener son Créateur à lui accorder le Bien qu’Il veut lui donner. Cela dispose la créature à recevoir, et Dieu à donner.
Si ce n’état pas le cas, manquant la voie, il n’y aurait pas de communication. La créature ne connaîtrait pas Celui qui veut donner. Ce serait donner et exposer nos Dons à des ennemis,
- que Nous n’aimons pas,
- qui ne Nous aiment pas Ceci ne peut pas se faire.
Lorsque Nous voulons accomplir une Œuvre,
- nous voltigeons toujours au-dessus de la créature que Nous aimons et qui Nous aime.
Car c’est l’Amour qui est le germe, l’essence et la vie de nos Œuvres.
Sans Amour, l’œuvre manque de souffle, ne palpite pas. Celle qui reçoit le Don ne l’apprécie pas et il meurt avant de naître.
Tu vois par conséquent la nécessité de tes actes et du sacrifice de ta vie pour que ma Volonté Divine soit connue et puisse régner. Il n’existe pas d’œuvre plus grande.
C’est pourquoi Je veux tes actes répétés, tes prières incessantes. Le sacrifice continu d’une vie d’enterrée vivante n’est rien d’autre que le terrain très étendu où Je peux déposer un si grand Bien.
Ton petit acte est une lettre que tu Nous envoies et où Nous lisons : « Ah ! oui, il y a une créature qui
- veut notre Volonté sur la terre et
- veut Nous donner sa propre vie pour La faire régner ! »
Après quoi Nous disposons les choses, les grâces et les événements qui rempliront ton petit espace. Nous attendons qu’il s’agrandisse pour y déposer le grand Don du Royaume de notre Volonté.
C’est ce qui s’est passé dans la Rédemption. J’ai attendu longtemps avant de descendre du Ciel sur la terre afin de donner suffisamment de temps au peuple élu pour préparer,
- avec leurs actes, leurs prières et leurs sacrifices, le petit espace où J’ai pu déposer les Fruits de la Rédemption,
- si abondants que les créatures n’ont pas encore tout pris.
S’ ils avaient fait plus, J’aurais donné plus.
Mais si J’avais voulu donner plus encore,
- sans avoir eu d’abord ne serait-ce qu’une virgule ou un point de leurs actes, cela aurait été pour eux comme
- un livre illisible, écrit dans une langue inconnue,
- un trésor sans clé dont on ignore le contenu
Parce que l’acte de la créature est
- cet œil qui lit et cette clé qui ouvre afin de pouvoir prendre mes Dons.
Et donner sans faire connaître le Bien qui est donné
- aurait été une souffrance
- est un acte indigne de notre Sagesse.
Par conséquent, sois attentive à suivre ma Volonté Divine. Plus tu La suivras et
- plus tu La reconnaîtras, et
- plus Elle t’accordera des Biens en surabondance.
Ma fille, le Souffle, le Cœur, la Circulation et le Sang de la Création, c’est
- notre Amour,
- notre Adoration et
- notre Gloire.
Nous y mettons ce que Nous sommes en Nous-mêmes. Notre Nature est Amour pur. Notre Sainteté est telle que ce que cet Amour produit n’est que
- Adoration profonde et
- Gloire éternelle de notre Être divin.
C’est pourquoi dans la Création, Nous avons dû mettre ce que Nous possédons. Nous ne pouvions pas sortir de Nous ce qui ne Nous appartenait pas.
Par conséquent, le Souffle de la Création est Amour Chaque palpitation de mon Cœur l’orne d’un Amour nouveau dont la circulation répète sans cesse : « Adoration et Gloire à notre Créateur. »
Lorsque la créature se tourne vers les choses créées pour y mettre son amour,
- elle manifeste le sien et elle prend le Nôtre. Cela fait surgir un autre amour
- qui attend à son tour de recevoir et de donner son amour.
Il y a alors échange et rivalité entre les choses créées et la créature qui s’unissent entre elles, pour donner amour, adoration et gloire à notre Être Suprême.
Par conséquent, si tu veux aimer, pense que toutes les choses créées ont pour mandat de te donner de l’Amour
- toutes les fois qu’elles reçoivent le tien.
La fête de notre Amour sera ainsi maintenue entre le Ciel et la terre. Tu ressentiras le Bonheur de notre Amour. Le souffle de l’Amour, la palpitation de l’Adoration et la Gloire éternelle circuleront dans ton sang envers ton Créateur.
Tu devrais savoir que Notre force créatrice détient la vertu
- de déposer la semence vitale dans toutes nos Œuvres et
- de la communiquer aux créatures qui les utilisent.
La Création est remplie de nos Œuvres créatrices.
La Rédemption est un champ illimité de nos Actions accomplies. Parce qu’elles apportaient aux créatures la Vie et le Bien qu’elles contiennent.
De sorte que Nous sommes entourés de la magnificence de nos Œuvres, mais avec la souffrance
- qu’elles ne soient pas prises et
- que beaucoup ne soient même pas connues des créatures. Ces Œuvres sont alors comme mortes. Car elles ne produisent des fruits de Vie qu’autant que la créature les utilise.
Et qu’un si grand nombre de nos Œuvres soient compromises,
- que tant de nos propriétés ne produisent pas les fruits qu’elles contiennent,
- et que Nous voyions en plus la pauvre créature faible et sans la Vie des vrais Biens, cela Nous afflige tellement
- que tu ne peux pas comprendre la condition de Souffrance dans laquelle Nous placent les créatures.
Nous Nous trouvons dans la condition d’un père de nombreux enfants
- qui prépare pour eux un repas. En le préparant se réjouit de savoir que ses enfants
- ne jeûneront pas et
- pourront manger de ce qu’il prépare.
Il met la table, prépare une variété de plats. Puis il appelle ses enfants pour goûter aux merveilleux mets qu’il a préparés. Mais les enfants n’écoutent pas la voix du père. Et le repas reste là sans que personne y touche.
Quel n’est pas le chagrin de ce père en voyant que ses enfants
- ne sont pas assis à sa table et
- ne mangent pas des plats qu’il a préparés pour eux ! Et voir la table couverte de mets est pour lui une souffrance.
Telle est notre situation en voyant que les créatures ne s’intéressent pas
- aux nombreuses Œuvres que Nous avons faites pour eux avec tant d’Amour.
C’est pourquoi
- plus tu prendras de ce qui est à Nous,
- plus tu recevras de Vie Divine et
- plus tu Nous rendras heureux.
Tu guériras ainsi en Nous la Blessure profonde de l’ingratitude humaine.