Mon abandon continue dans le divin Fiat Je faisais mes actes en Lui afin de pouvoir m’unir à ses Actes.
Ainsi toute la Création s’alignait devant mon esprit Il me disait dans son langage muet que le Vouloir divin m’avait aimée autant de fois qu’Il avait créé de choses et que c’était maintenant à mon tour
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de L’aimer en chaque chose créée, et
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de Lui rendre autant d’actes d’amour afin que son Amour et le mien ne restent pas isolés,
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mais qu’ils puissent se tenir compagnie.
Entre temps, mon doux Jésus sortit du plus profond de moi, et Il était enfui si profondément, que j’avais du mal à Le voir.
Il me dit : Ma fille, notre Amour pour la créature était en Nous ‘ab aeterno’ (depuis l’éternité) C’est-à-dire qu’ en Nous, Nous l’avons toujours aimée. Mais notre Amour s’est extériorisé dans la Création. Notre Fiat en se prononça et a créé pas à pas, le ciel, le soleil, etc.,
- extériorisant ainsi en chaque chose créée notre Amour contenu de toute Éternité pour les créatures.
Mais ma fille, tu sais qu’un amour en appelle un autre.
Notre Amour extériorisé dans la création de l’univers a expérimenté combien est douce l’expression de l’Amour.
C’est seulement en l’extériorisant
- que l’Amour est exprimé et
- que l’on goûte combien il est doux d’aimer.
C’est pourquoi notre Amour ayant commencé à être extériorisé
- n’a plus connu de paix avant d’avoir créé celui pour lequel Il avait commencé à s’extérioriser en semant l’Amour dans toutes les choses créées.
L’Amour débordait en Nous. Il voulait accomplir l’Acte d’Amour,
- appeler l’homme du néant pour qui Il avait tout créé
- créer en lui notre propre Vie d’Amour.
Sans créer en lui la Vie d’Amour pour être aimés en retour,
- il n’y aurait pas eu de raison, divine ou humaine, pour extérioriser autant d’Amour envers l’homme.
Si Nous l’aimions tant, il était raisonnable et juste qu’il Nous aimât. Mais l’homme ne posséda rien au début. Alors il était sage de créer la Vie d’Amour en lui afin d’être aimés en retour par la créature.
Tu vois, ma fille, l’excès de notre Amour : Avant de créer l’homme, il ne Nous suffisait pas d’avoir extériorisé notre Amour dans la Création.
Mais manifestant notre Être Divin, nos Qualités,
- Nous avons déployé des Mers de Puissance et Nous l’avons aimé dans notre Puissance.
- Nous avons déployé des Mers de Sainteté, de Beauté, d’Amour etc., et Nous l’avons aimé dans notre Sainteté, notre Beauté et notre Amour.
Ces Mers devaient servir à investir l’homme pour qu’il puisse
- trouver dans toutes nos Qualités l’écho de notre Puissance d’Amour et
- Nous aimer avec cette Puissance d’Amour, d’un Amour saint, d’un Amour d’une Beauté enchanteresse.
Et c’est après que ces Mers de nos Qualités divines furent sorties de Nous que Nous avons créé l’homme en l’enrichissant de nos Qualités autant qu’il pouvait en contenir afin qu’il ait lui aussi un acte capable de faire écho
- dans notre Puissance,
- dans notre Amour,
- dans notre Bonté, et qu’il puisse Nous aimer avec nos propres Qualités.
Nous voulions l’homme
- non comme un serviteur, mais un enfant,
- non pas pauvre, mais riche,
- non à l’extérieur de nos Biens, mais dans notre héritage.
Pour confirmer tout cela, Nous lui avons donné comme Vie et comme Loi notre Volonté.
Voilà pourquoi Nous aimons tant la créature : parce qu’elle tient de Nous. Ne pas aimer ce qui vient de soi-même est
- étranger à la nature et
- contraire à la raison.