Je continue de vivre dans l’amertume de mon état présent. La pensée

  • que mon bien-aimé Jésus fait pleuvoir des calamités et
  • que les gens sont nus et affamés me torture.

L’idée

  • que mon Bien - Aimé est resté Seul dans sa Souffrance et
  • que je n’y participe plus avec Lui est pour moi un tourment.

Il me semble que Jésus veille à ne pas me laisser tomber dans les souffrances comme avant, et qu’Il cache toutes les Souffrances en Lui-même pour me laisser libre.

En me voyant affligée, il me semble que son Amour intense Lui fait mettre ses souffrances de côté pour se tourner vers mon affliction et me dire :

Ma fille, ma fille, courage. Ton Jésus t’aime toujours et son Amour n’a en rien diminué. Cela parce que ce n’est pas toi qui M’as refusé la souffrance. Non, ma fille n’aurait jamais fait cela et c’est eux qui l’ont forcée.

Et Moi, pour te donner la paix et te faire voir

  • que c’est bien Moi qui t’ai maintenu durant tant d’années dans cet état de souffrances
  • que ce n’était ni une maladie ni une cause naturelle, mais
  • que c’était ma Bonté paternelle qui voulait avoir une créature qui pourrait compenser pour mes Souffrances sur la terre, et cela pour le bien de tous.

Et maintenant, ils M’ont obligé à cause de leurs exigences

  • de faire cesser tes souffrances en te faisant faire une pause.

Cela montre clairement que c’était ton Jésus qui était l’auteur de ton état. Mais Je ne peux pas cacher ma Douleur qui est si grande que Je peux dire que les créatures ne M’en ont jamais causé de semblable dans toute l’histoire du monde.

Mon Cœur est si déchiré par cette Douleur que Je suis forcé

  • de te cacher la profonde déchirure pour ne pas accroître ton amertume.

En voyant l’indifférence de certains – et tu sais qui ils sont –

  • qui se comportent comme s’ils ne M’avaient rien fait, cela augmente ma Douleur et oblige ma Justice
  • à poursuivre cette pluie de calamités.

Ma fille, Je te l’ai déjà dit, s’il faut que Je te suspende un seul mois de ton état de souffrances, ils verront combien de châtiments s’abattront sur la surface de la terre.

Et pendant que ma Justice suivra son cours,

  • Je continuerai à te faire connaître ma Volonté Divine et tu recevras les Bienfaits de ses Connaissances.

Car chaque Connaissance fait grandir la Vie de ma Volonté en toi. Chaque acte accompli dans cette Connaissance nouvelle de mon Fiat

  • étend ainsi son Royaume dans ton âme.

D’autant plus que les créatures ne peuvent entrer dans ma Volonté Divine

  • pour Nous déranger et
  • pour Nous dicter leurs lois.

Nous serons donc libres de faire ce que Nous voulons

  • avec une liberté entière. Sois donc attentive à continuer de traverser ses Mers interminables.

Pendant qu’Il disait cela, ma petite intelligence se sentait transportée dans un abîme inaccessible de Lumière. Cette Lumière cachait toutes les Joies et toutes les Beautés. Elle semblait être de la Lumière. Mais en regardant à l’intérieur, il n’y avait pas de Biens qu’Elle ne possédât.

Mon doux Jésus ajouta :

Ma fille, notre Être Divin est une Lumière très pure,

  • une Lumière qui contient tout, emplit tout, voit tout, accomplit tout,
  • une Lumière dont nul ne peut voir les limites, la hauteur et la profondeur.

La créature se perd dans notre Lumière. Car elle ne voit pas ses rivages ni ses portes pour en sortir. Et si la créature prend de cette Lumière, ce ne sont que de petites gouttes qui la remplissent jusqu’à en déborder. Mais notre Lumière ne diminue en rien parce qu’Elle est remplacée immédiatement par la régénération de notre Lumière.

De sorte que notre Être Divin est toujours au même niveau, en parfait équilibre. Nous pouvons donner autant que Nous voulons

  • si Nous pouvons trouver les âmes qui veulent prendre de ce qui est à Nous, sans que Nous ne perdions rien.

En vérité, si Nous trouvons une âme qui veut prendre, Nous Nous mettons à l’œuvre.

Car tu dois savoir

  • qu’il y a en Nous le repos absolu,
  • que rien n’est à faire et
  • qu’il n’y a rien à enlever ni à ajouter.

Notre Bonheur est entier et complet. Nos Joies sont toujours nouvelles. Et notre Volonté ‘Une’ Nous donne un repos parfait avec les Béatitudes de notre Être Divin,

  • qui n’a ni commencement ni fin.

De sorte que cet abîme de Lumière que tu vois, contient un abîme

  • de Joie,
  • de Puissance,
  • de Beauté,
  • d’Amour et de tant d’autres choses

Nous sommes heureux dans cette inactivité qui représente le vrai repos, puisque Nous ne manquons de rien et n’avons rien à y ajouter.

Au dehors de notre Divinité, notre Travail va au champ. Et ce champ c’est les créatures.

Ces mêmes Qualités divines

  • en Nous, Nous donnent le repos,
  • en dehors de Nous Nous mettent au travail .

Nous mettons alors notre Volonté au travail au profit des créatures.

Ce divin Fiat que Nous prononçâmes lors de Création, et qui donne le jour à toutes les choses,

  • ne cesse jamais de travailler.

Il travaille à la conservation de toute chose, Il veut être connu, régner. Il met au monde d’autres âmes où Il forme ses Desseins admirables pour y développer son Œuvre et pouvoir travailler en permanence.

Il travaille aussi en rappelant des âmes au Sein de l’Éternité.

Notre Volonté Divine est la travailleuse infatigable qui ne s’épargne aucun effort, même pas pour celle qui ne La reconnaît pas.

Notre Amour est à l’œuvre ainsi que notre Miséricorde, notre Puissance, et aussi notre Justice pour le bien des créatures.

Sinon notre Être Suprême ne serait pas équilibré et parfait. Car il y aurait en Lui une faiblesse si notre Justice devait être mise de côté alors qu’il y a toutes les raisons de La laisser suivre son cours.

Tu vois finalement que notre travail ne concerne que les créatures. Elles sont le fruit de notre Fougue amoureuse. Et notre Amour nous incite à les aimer toujours davantage. Car si notre Œuvre d’Amour cesserait

  • la Création se dissoudrait dans le néant.