Ma pauvre âme ressent l’irrésistible besoin de traverser la Mer interminable du Fiat Suprême. Plus que par un aimant puissant, je me sens attirée à faire mon doux séjour dans le cher Héritage que m’a donné mon cher Jésus, qui est sa Volonté adorable. Il me semble que Jésus m’attend pour me donner ses Leçons admirables,

  • tantôt sur un Acte accompli par son divin Fiat,
  • tantôt sur un autre.

Mon esprit s’est alors perdu dans la Ronde des Actes interminables de son divin Fiat.

En arrivant dans le cher Éden, où tout était célébration, mon cher Jésus me dit en m’arrêtant :

Ma fille, si seulement tu savais avec combien d’Amour la création de l’homme fut formée !

À son seul souvenir, notre Amour monte et forme des inondations nouvelles. Notre Amour se réjouit au souvenir de notre Œuvre

  • belle,
  • parfaite et
  • réalisée avec un Art d’une telle maîtrise que personne ne peut en former une semblable.

L’homme était si beau

  • qu’il en arrivait à éveiller la jalousie dans notre Amour, que tout de l’homme soit pour Nous.

De plus, l’homme était fait par Nous .

Il était Nôtre. Être jaloux de lui était un droit de notre Amour.

Cela est si vrai que notre Amour en arriva au point où tous les premiers Actes accomplis en Adam furent l’Œuvre de son Créateur :

  • la première palpitation,
  • la première pensée,
  • la première parole.

En somme, tout ce qu’il aurait pu faire ensuite contenait nos premiers Actes que Nous avions accomplis en lui. Et les actes d’Adam ont suivi nos premiers Actes.

Ainsi,

  • lorsqu’il aimait, son amour venait de l’intérieur de notre premier Acte d’Amour.
  • S’il pensait, sa pensée venait de notre première Pensée, et ainsi de suite.

Si Nous n’avions pas fait en lui les premiers actes, il n’aurait rien pu faire, ni savoir comment faire quoi que ce soit.

Par contre, avec l’Acte Suprême faisant ses premiers actes, Nous avons mis en Adam autant de petites fontaines

  • que d’Actes premiers accomplis en lui.

Chaque fois qu’il voulait répéter nos premiers Actes,

  • il avait ces petites fontaines à sa disposition et autant de sources diverses
  • d’amour,
  • de pensées
  • de paroles,
  • d’œuvres et
  • de pas.

Par conséquent, tout Nous appartenait,

  • à l’intérieur comme à l’extérieur de l’homme.

Notre Jalousie n’était pas seulement un droit C’était aussi Justice que tout devait être

  • pour Nous et
  • de Nous.

De plus, Nous lui avons donné notre divin Vouloir

  • pour le conserver beau, nouveau, et

  • pour le faire grandir d’une Beauté divine.

Notre Amour

  • n’était pas content ni satisfait de lui avoir tant donné, mais
  • voulait continuer à toujours lui donner. Il ne savait pas dire « C’est assez !». Notre Amour voulait continuer son Œuvre d’Amour.

Et pour l’avoir avec Lui et s’occuper de lui, notre Amour lui a donné notre propre Vouloir qui le rendrait capable

  • de toujours recevoir et
  • de le garder toujours avec Nous, dans une unique Volonté.

Avec ma Volonté, tout était garanti et en sûreté, pour lui comme pour Nous.

L’homme devait être

  • notre Plaisir,
  • notre Joie et
  • notre Bonheur, et
  • l’objet de notre conversation. Ainsi, au souvenir de la création de l’homme, notre Amour est en fête.

En le voyant

  • sans la garantie de notre Fiat,
  • sans sécurité, et par conséquent chancelant,
  • défiguré et loin de Nous, notre Amour est triste.

Il ressent tout le poids de notre Amour infini comme enfermé en Lui-même :

  • parce qu’Il ne peut pas se donner à l’homme.
  • parce qu’Il ne le trouve pas dans notre Volonté Divine. Mais ce n’est pas tout.

Ce n’est pas seulement sur Adam que notre Amour se répandait

  • au point d’en arriver à faire tous les premiers Actes à partir desquels tous les actes humains devaient avoir la vie.

Mais chaque créature qui devait voir le jour était présente dans l’Acte de Création de l’Homme.

Notre Fiat, uni à notre Amour, courait et les embrassait toutes

  • en aimant chacune d’un amour unique. Notre Amour plaçait la primauté de nos Actes
  • en chaque créature qui viendrait au monde.

Car pour Nous, il n’y a ni passé ni futur

Tout est présent et en acte.

S’il n’en était pas ainsi, notre Fiat se trouverait

  • restreint et bloqué,
  • incapable d’étendre ses Flammes au point d’enclore toutes les créatures dans sa Lumière afin de faire en chacune ce qu’Il fait en une seule.

Ce n’était donc pas seulement Adam qui avait le Bonheur de la Création. Toutes les autres créatures étaient

  • enrichies de tous les Biens et,
  • en lui, propriétaires de ces mêmes Biens.

De plus, tous les Actes que Dieu accomplit en une seule créature, les autres créatures en acquièrent le droit,

  • sauf celles qui ne veulent pas faire usage de ces Actes.

N’est-ce pas ce qui se passe dans la Rédemption ?

Comme la souveraine Dame du Ciel a eu le Bienfait

  • de Me concevoir et
  • de Me donner le jour, toutes les autres créatures ont acquis les droits
  • des Bienfaits de la Rédemption.

Et toutes ont acquis le droit de Me recevoir dans leur cœur. Et seule la créature ingrate qui ne Mme veut pas

  • demeure privée de Moi.

Ma fille, en désobéissant à notre Volonté, Adam a perdu notre Royaume. Et pour lui, tous les Biens de notre Fiat

  • étaient sans la Vie nourrissante et vivifiante de notre Volonté Divine.

On peut dire qu’il a été comme

  • le destructeur des Biens du Royaume de ma Volonté Divine dans son âme. Car ces Biens, s’il leur manque la Vertu vivifiante et la Nourriture continuelle,
  • perdent peu à peu la vie.

Tu dois savoir que pour redonner Vie à ces Biens dans les créatures, il était nécessaire qu’une créature

  • rappelle mon Fiat dans son âme, et
  • ne Lui refuse rien pour Le laisser régner librement en elle.

Mon Fiat sera alors capable d’administrer à nouveau aux Biens sa Vertu vivifiante et nourrissante,

  • de ramener à la Vie les Biens détruits.

C’est pourquoi ma Volonté Divine,

  • en te subjuguant, et
  • toi en acceptant d’être subjuguée, a ranimé sa Vertu vivifiante dans ton âme.

Et t’appelant dans sa Demeure, ma Volonté te nourrit

  • afin de rappeler en toi tous ses Biens.

Tous les actes que tu accomplis dans ma Volonté Divine,

  • faisant et refaisant tes rondes dans ses Actes, et ta continuelle demande pour son Royaume sur la terre,
  • ne sont rien d’autre qu’une Nourriture que te donne ma Volonté.

Ceci constitue le droit pour les autres créatures

  • de recevoir à nouveau le Royaume de ma Volonté Divine avec la Vie de tous ses Biens.

Lorsque Je veux accorder un Bien à toutes les créatures, Je place sa Source dans une créature.

À partir de cette source,

  • J’ouvre de nombreux canaux et
  • Je donne le droit à chacun de prendre les Biens que cette Source possède.

Par conséquent,

  • sois attentive et
  • que ton envol dans ma Volonté Divine soit continuel.