Je pensais au grand désir que mon toujours aimable Jésus avait de faire connaître sa sainte Volonté Divine. Je me disais : « Il aime, soupire et désire que vienne son Royaume.
Et pourtant, Il tarde tellement à le faire se lever parmi les créatures. S’Il le voulait, Il pourrait tout faire. Ce n’est pas la Puissance qui Lui manque. Il pourrait en un seul instant transformer le ciel et la terre. Qui peut résister à sa Puissance ? Personne.
De plus, en Jésus, vouloir (quelque chose) et pouvoir (quelque chose), c’est une seule et même chose. Alors, pourquoi ce retard ? »
Je pensais à cela lorsque mon doux Jésus se manifesta en moi . Il me dit : Ma fille, attendre, désirer et vouloir un Bien, c’est se disposer à Le recevoir. Lorsque quelqu’un reçoit un bien qu’il a longtemps attendu, il aime ce bien, l’apprécie, en prend soin et accueille le porteur de ce bien qu’il attendait depuis longtemps.
De plus, c’est là un autre excès de notre Amour : que la créature désire ardemment le Bien que nous désirons lui donner. Parce que Nous voulons que la créature y mette du sien,
- au moins par ses soupirs, ses prières et sa volonté de vouloir ce Bien, pour que Nous puissions dire :
« Vois, tu l’as mérité parce que de ton côté, tu as fait ce que tu pouvais pour l’obtenir. »
En réalité, tout est un effet de notre Bonté.
C’est pourquoi Nous commençons par faire connaître ce que Nous voulons donner aux créatures.
On peut dire que Nous lui envoyons de la correspondance, des lettres d’amour. Ainsi, Nous envoyons nos messagers qui disent ce que Nous voulons donner. Et tout cela
- pour disposer les créatures,
- pour leur faire désirer ce grand Don que Nous voulons leur faire. N’est-ce pas ce que Nous avons fait pour le Royaume de la Rédemption ?
Il y a eu quatre mille ans d’attente. Plus le temps approchait,
- plus les missives se faisaient pressantes et les lettres plus fréquentes. Et tout cela pour les bien disposer.
C’est la même chose pour le Royaume de la Divine Volonté. Je retarde parce que Je veux
- qu’ils Le connaissent,
- qu’ils prient pour sa Venue,
- qu’ils désirent son Règne et
- qu’ils comprennent la Grandeur de ce Don afin que Je puisse leur dire : « Vous l’avez voulu et mérité, et Il vient régner parmi vous.
Par votre connaissance, vos prières et votre désir, vous avez formé son peuple choisi où Je peux dominer et régner. » Sans un peuple, un royaume ne peut pas être formé.
Et c’est aussi la raison pour laquelle il faut que l’on sache que ma Volonté Divine veut régner sur la terre : pour qu’ils prient, désirent et se disposent à former son peuple où ma Volonté Divine
- peut descendre parmi eux et
- former son Palais royal, son Siège, son Trône.
Par conséquent, ne sois pas étonnée de voir tant d’intérêt de ma part
- à vouloir le Règne de ma Volonté, et
- à Le retarder.
Ce sont les dispositions de notre Sagesse inatteignable
- qui dispose chaque chose avec ordre.
Le retard sert à donner leur envol à ses Connaissances qui seront comme des lettres, des télégrammes et des appels téléphoniques,
- autant de messagers qui forment le peuple de ma Volonté Divine.
Aussi, prie, et que ton envol soit continuel. »
Après quoi je poursuivais ma ronde dans le divin Fiat.
Arrivée en Éden, je m’attardais à penser
- à l’échange d’Amour entre Dieu et Adam innocent.
- comment la Divinité, ne trouvant aucun obstacle de la part de l’homme, en déversait sur lui des torrents.
Avec son Amour, la Divinité faisait le ravissement de l’homme en lui faisant entendre une douce voix qui lui disait : « Fils, Je t’aime, Je t’aime tant. »
Adam, blessé et ravi par cet Amour éternel, répétait à son tour : « je T’’aime, je T’aime. »
Et se jetant dans les Bras de son Créateur, Adam se serrait si fort contre Lui qu’il ne savait comment s’en détacher. Parce que son Créateur était le seul Amour qu’il connaissait. Et l’aimer était son unique raison de vivre.
Mon esprit se perdait dans cet échange d’Amour entre Dieu et la créature lorsque mon doux Jésus, toute Bonté, me dit :
Ma fille, quel doux souvenir que la création de l’homme.
Il était heureux, et Nous aussi. Nous goûtions le fruit du Bonheur de notre Œuvre. Nous avions tant de plaisir à l’aimer et à être aimés par lui. Notre Volonté Divine le conservait jeune et beau.
Et en l’apportant dans ses Bras de Lumière, notre Volonté nous faisait contempler
- combien l’ Œuvre que Nous avions créée, notre cher fils, était belle. Il était comme un fils dans notre maison, dans nos Biens infinis.
Et puisqu’il était notre fils, il était aussi le propriétaire. Il aurait été contre la nature de notre Amour de ne pas faire de notre fils un propriétaire, lui que Nous aimions tant et qui Nous aimait.
Dans un amour vrai, on ne dit pas « ceci est à moi et ceci est à toi ». Mais tout est mis en commun.
Et l’avoir fait propriétaire ne Nous causait aucun ennui. Au contraire, cela Nous réjouissait. Il nous faisait sourire. Il Nous amusait.
Et il Nous faisait les surprises merveilleuses de nos propres Biens. De plus, comment ne pouvait-il pas être propriétaire s’il possédait notre Volonté Divine qui règne suprême sur toute chose ?
En ne faisant pas de lui un propriétaire, Nous aurions dû mettre notre Volonté en esclavage, ce qui était impossible. Il n’y a pas d’esclavage où règne notre Volonté. Mais tout est propriété.
Par conséquent, tant que l’homme vécut dans notre divin Fiat, il ne connut pas l’esclavage. Lorsque l’homme eut péché en se retirant de notre divin Vouloir, il perdit la propriété et se réduisit lui-même en esclavage.
Quel changement ! De fils à serviteur ! Il perdit le commandement sur les choses créées et devint le serviteur de tout.
En se retirant de notre divin Fiat, l’homme se sentit ébranlé jusqu’en ses fondements. Et sa personne même vacilla. Il connut ce qu’était la faiblesse Et il eut le sentiment d’être le serviteur de ses passions,
- ce qui lui fit éprouver un sentiment de honte. Il en arriva au point de perdre son empire.
La Force, la Lumière, la Grâce et la Paix n’étaient plus en son pouvoir comme avant. Il devait les implorer de son Créateur avec des larmes et des prières.
Vois-tu maintenant ce que signifie vivre dans mon divin Vouloir ? C’est être propriétaire. Quiconque fait sa propre volonté est un serviteur.
Surprise par ce que Jésus avait dit, je Lui dis : « Mon Amour, s’il est consolant de t’entendre parler de ton divin Vouloir, il est également douloureux d’entendre parler du mal de la volonté humaine. »
Jésus ajouta :
Ma fille, s’il est nécessaire de te parler de mon divin Fiat
- qui servira d’invitation, d’attrait, et de voix tendres, douces et fortes pour vous inviter tous à vivre dans le palais royal de ma Volonté Divine
- afin de ne plus être serviteurs, mais propriétaires.
Il est également nécessaire de te parler du mal de la volonté humaine. Car Je n’enlèverai jamais à l’homme son libre arbitre.
Par conséquent, dans le Royaume de ma Volonté Divine, il est nécessaire que
- Je crée la garde montée royale, ces nobles sentinelles qui rendent les créatures attentives
- en leur faisant connaître le grand mal de la volonté humaine pour qu’elles soient attentives
Ainsi, abhorrant la volonté humaine, les créatures aiment le Bonheur et la Propriété que leur donne ma Volonté Divine