Tome 28
Je suis toujours la proie de ce divin Fiat qui sait comment conquérir
- avec Force et Douceur. Par sa Douceur, Il m’attire de façon irrésistible. Par sa Force, Il me gagne de telle sorte qu’Il peut faire de moi ce qu’Il veut. « Oh ! Vouloir Saint, puisque Tu fais ma conquête, laisse-moi faire la Tienne avec ta Force et ta Douceur mêmes.
Et cédant à mes supplications continuelles,
- viens régner sur la terre,
- forme ton doux enchantement à la volonté humaine, et
- que tout devienne Volonté Divine sur la terre. »
Je pensais au divin Vouloir lorsque mon doux Jésus se fit voir en se manifestant en moi.
Il me dit : Ma fille, si tu savais ce que signifie te faire la proie de ma Volonté Divine !
L’âme reste entourée de notre Immutabilité et tout devient pour elle immuable. Immuables : la Sainteté, la Lumière, la Grâce, l’Amour.
L’âme ne ressent
- plus la diversité des manières d’être humaines, mais la Stabilité des Manières divines.
Par conséquent, quiconque vit dans mon divin Vouloir peut être appelé « ciel »,
- lequel demeure toujours fixe et stable à sa place d’honneur parmi les étoiles.
Et si le ciel se meut,
- comme il est solidaire de la Création qui se meut, il ne change pas de place et ne bouge pas lui-même, Mais il demeure toujours immuable avec toutes les étoiles.
Telle est l’âme qui vit dans ma Volonté Divine. Elle peut se déplacer et accomplir différentes actions.
Mais comme l’âme se déplacera
- dans la Puissance de mon divin Fiat et
- de concert avec ma Volonté Divine, elle sera toujours ciel et elle restera immuable dans ses biens et les prérogatives
- dont ma suprême Volonté l’a dotée.
Par contre, celle qui vit en dehors de mon divin Fiat,
- sans sa Puissance agissante, peut être appelée du nom de ces étoiles errantes qui tombent dans l’espace comme si elles n’avaient pas de point fixe.
Et ces âmes ressemblent à ces étoiles qui tombent tête première
- comme si elles s’étaient détachées de la voûte du ciel. Telle est l’âme qui ne vit pas dans ma Volonté Divine.
Elle change à tout moment Et elle ressent en elle-même une telle variété de changements
- qu’elle se lasse de faire continuellement le bien.
Et si quelque étincelle de Lumière sort de cette âme, c’est comme la lumière d’une de ces étoiles qui disparaît immédiatement.
On peut dire que c’est là le signe pour savoir si une âme vit dans la Volonté Divine : l’Immutabilité du bien.
Et le signe pour savoir si l’on vit dans la volonté humaine : l’âme change à tout moment.
Après quoi je suivais les Actes du divin Fiat. Je faisais ma ronde
- dans les œuvres de la Création,
- en Éden,
- dans les points les plus élevés et
- dans les personnes les plus éminentes de l’histoire du monde, pour demander le Royaume de la Volonté Divine sur la terre
- au nom de tous.
Mon doux Jésus, se manifesta en moi. Il me dit :
Ma fille, en se retirant de ma Volonté Divine, l’homme donna la mort aux Bienfaits que mon divin Fiat aurait fait surgir en lui
- si mon Fiat n’avait pas été rejeté.
Lorsque l’homme sortit de ma Volonté Divine,
- l’Acte continu de la Vie divine mourut en l’homme.
- La Sainteté qui toujours grandit, mourut.
- La Beauté qui jamais ne cesse afin de rendre toujours plus beau, mourut elle aussi, ainsi que
- l’Amour inépuisable qui jamais ne dit « C’est assez » et veut toujours donner.
Plus encore, en rejetant ma Volonté Divine, c’est l’Ordre qui mourut, avec l’Air et la Nourriture qui auraient nourri l’homme continuellement.
Tu vois donc combien de Bienfaits divins l’homme a fait mourir en lui par son retrait de ma Volonté Divine ? Or là où il y a eu mort du Bien, il faut le sacrifice de la vie pour faire renaître ce Bien.
C’est pourquoi, lorsque J’ai voulu
- renouveler le monde et
- donner un Bien aux créatures, J’ai demandé avec Justice et Sagesse le sacrifice de la vie,
- comme J’ai demandé à Abraham qu’il Me sacrifie son fils unique, ce qu’il a fait.
Et c’est Moi qui l’en ai empêché. Dans ce sacrifice qui coûtait à Abraham plus que sa propre vie
- s’est levée la génération nouvelle d’où devait descendre le Libérateur et Rédempteur divin, qui allait faire renaître le Bien dans la créature.
Avec le passage du temps, J’ai permis à Jacob le sacrifice et la grande douleur
- de la mort de son fils bien-aimé, Joseph. Même si Joseph n’était pas mort, il l’était en réalité pour Jacob.
C’était l’ appel nouveau qui s’élevait à nouveau dans ce sacrifice Le Libérateur céleste demandait que renaisse le Bien perdu.
C’était aussi la même chose pour ma Venue sur terre : Je voulais mourir. Avec le Sacrifice de ma Mort, J’appelais
- la renaissance de toutes ces Vies et du Bien que la créature avait fait mourir.
Et Je voulais ressusciter pour confirmer
- la Vie du Bien et
- la Résurrection de la famille humaine.
Quelle grande offense que de faire mourir le Bien ! Si grande que le sacrifice d’autres vies est nécessaire pour le faire renaître.
Or avec ma Rédemption et le Sacrifice de ma Mort,
- comme la Volonté Divine ne régnait pas (dans la créature), tout le Bien n’était pas ressuscité dans la créature.
Ma Volonté Divine est réprimée et Elle ne peut pas développer la Sainteté qu’Elle veut. Le Bien souffre de façon intermittente. Tantôt Il revit, tantôt Il meurt.
Et mon Fiat reste avec la Souffrance continuelle de ne pas pouvoir faire renaître dans la créature tout le Bien qu’Il voudrait.
C’est pourquoi Je suis resté dans la petite Hostie sacramentelle,
- parti du Ciel,
- mais resté sur terre parmi les créatures afin de naître, de vivre et de mourir – quoique de façon mystique – pour que tout le Bien puisse renaître dans les créatures, ce Bien que l’homme avait rejeté en se retirant de ma Volonté Divine.
Et uni à mon Sacrifice, J’ai demandé le sacrifice de ta vie
- pour que renaisse le Royaume de ma Volonté Divine parmi les générations humaines.
Et dans chaque tabernacle, Je suis en éveil pour accomplir
- l’Œuvre de la Rédemption et
- le « Fiat Voluntas tua sicut in Caelo et in terra », Me satisfaisant de mon propre Sacrifice et de ma Mort en chaque Hostie afin de faire se lever à nouveau
- le Soleil de mon divin Fiat, et
- l’ère nouvelle de son triomphe complet.
En quittant la terre, J’ai dit : « Je vais au Ciel et Je reste sur terre dans le Sacrement. » Je Me contenterai d’attendre des siècles. Je sais que cela Me coûtera beaucoup.
Les offenses inouïes ne Me manqueront pas,
- plus encore peut-être que durant ma Passion. Mais Je M’armerai de Patience divine.
Et de cette petite Hostie, J’accomplirai l’Œuvre.
Je ferai régner mon Vouloir dans les cœurs. Je continuerai à rester parmi les créatures
- pour jouir des fruits de tous les Sacrifices que J’ai subis.
Par conséquent, sois unie avec Moi au sacrifice
- pour une cause si sainte et
- pour le juste triomphe de ma Volonté qui va régner et dominer.