Je pensais à l’Incarnation de mon doux Jésus dans le Sein maternel de la Souveraine Céleste. Mon doux Jésus, se manifestait à l’extérieur de moi. Il me serra dans ses Bras avec une inexprimable tendresse et Il me dit :
« Ma fille, La Création fut une ardeur d’Amour si intense et si grande qu’en débordant de notre Être divin,
- Elle investit l’univers tout entier et se répandit partout.
Notre Fiat s’exprimait et opérait dans cette course d’Amour
- qui se poursuivit sans pouvoir s’arrêter avant de s’être répandue partout et d’avoir donné son premier Baiser
- à toutes les créatures, qui n’existaient pas encore.
Son Baiser d’Amour était un Baiser de Joie, de Bonheur
- qu’Il imprima sur toutes les générations .
Notre divin Fiat, qui participait à cette course,
- ne s’est pas contenté d’un seul Baiser. Elle s’est prononcé en formant
- des soleils, des cieux, des étoiles, des mers et la terre, et
- tout ce qui peut être vu dans le grand vide de l’univers.
Ainsi, l’ardeur de notre Amour dans la Création fut une Ardeur
- de Célébration
- d’Amour,
- de Bonheur et
- de Joie
avec laquelle Nous devions jouer et faire les délices de toutes les créatures.
En M’incarnant dans le Sein maternel, l’ardeur d’Amour
- que Nous ne pouvions plus contenir et
- qui débordait suivait la même course que dans Création.
C’était une Ardeur
- d’Amour
- de Tendresse,
- de Compassion,
- de Miséricorde.
Elle mettait en jeu la Vie d’un Dieu afin de
- trouver l’homme et
- lui donner ses baisers d’Amour, de Tendresse, de Compassion et de Pardon. Enfermant la vie de toutes les créatures dans sa Mer d’Amour,
- Elle lui donnait le baiser de Vie,
- offrant sa Vie d’Amour pour donner la Vie à l’homme.
Notre Amour atteignait l’excès dans l’Incarnation
Parce qu’II n’était pas,
- comme dans la Création, un Amour qui célèbre et se réjouit. Il était un Amour
- douloureux, souffrant et sacrificiel
- qui donnait sa Vie pour refaire la vie de l’homme.
Mais notre Amour n’est pas encore satisfait.
Mets ta main sur mon Cœur et sens comme Il bat,
- au point que Je sens qu’Il explose. Tends l’oreille et entends comme Il bouillonne, semblable à une mer en tempête
- qui forme des vagues gigantesques et
- qui veut déborder pour tout recouvrir.
Il veut faire sa troisième Course d’Amour.
Dans cette ardeur d’Amour, Il veut former le Royaume de ma Volonté Divine
Cette ardeur d’Amour s’unira
- à celle de la Création et
- à celle de l’Incarnation pour n’en former qu’Une Seule.
Elle sera l’ardeur de l’Amour triomphant. Elle donnera son baiser
- d’Amour triomphant,
- d’Amour conquérant,
- d’Amour qui triomphe de tout pour donner
- son Baiser de Paix éternelle,
- son Baiser de Lumière qui mettra en fuite la nuit de la volonté humaine en faisant se lever le plein Jour de ma Volonté Divine,
- porteuse de tous Biens.
Comment J’attends ce Jour !
Notre Amour bouillonne tellement en Moi
- que Je ressens la nécessité de Le laisser déborder. Si tu savais quel soulagement Je ressens lorsque,
- le laissant déborder avec toi, Je te parle de mon divin Vouloir…
L’Ardeur de mon Amour, qui Me fait délirer de fièvre, se calme.
Et Me sentant apaisé, Je Mme mets à l’œuvre
- pour que tout en ton âme puisse être ma Volonté. Par conséquent, sois attentive et laisse-Moi faire.
Après quoi mon pauvre esprit errait dans l’Amour de mon doux Jésus. Je vis devant moi une grande roue de Lumière qui brûlait plus qu’un feu avec autant de rayons que de créatures venues et à venir à la lumière du jour. Ces Rayons investissaient chaque créature.
Avec une Force ravissante, ils les capturaient dans le Centre de la grande roue de Lumière.
Là il y était Jésus qui les attendait au Sein de son Amour pour les dévorer
-
non pas pour les faire mourir, mais
-
pour les enclore dans sa petite Humanité afin
-
de les faire renaître et grandir,
-
de les nourrir de ses Flammes dévorantes et
-
leur donner une Vie nouvelle – une Vie toute d’Amour.
Mon petit Jésus, qui venait de naître, enfermait en Lui la grande naissance de toutes les générations
- mieux qu’une tendre mère qui porte en elle une vie naissante, pour les amener à la lumière, formée par son amour,
- mais avec des souffrances inouïes et même avec sa mort.
Puis mon tendre Jésus, si petit, centre de cet abîme de flammes, me dit :
Regarde-Moi et écoute-Moi. Ma fille, au centre de cet abîme de flammes
- Je ne respire que des flammes,
- Je ne sens dans mon Souffle que les flammes de mon Amour dévorant que M’apporte le souffle de toutes les créatures. Dans mon petit Cœur palpitent des flammes
- qui s’étendent et capturent les pulsations de toutes les créatures, pour les placer dans mon Cœur. Et Je sens toutes ces palpitations dans mon petit Cœur.
Tout est flammes, jaillissant
- de mes petites Mains, de mes petits pieds immobiles. Ah ! que mon Amour est exigeant !
Afin
- de M’enfermer complètement et
- de Me faire donner la Vie à toutes les créatures, Il me place au milieu d’un feu dévorant.
Oh ! Combien Je ressens
- les péchés,
- les misères et
- les souffrances de toutes les créatures.
Je suis encore petit, mais rien ne M’est épargné ! Je peux dire : « Tous les maux tombent en Moi et autour de Moi. » Et au milieu de ces flammes dévorantes,
- chargées de tant de souffrances, Je les regarde toutes.
En pleurant, Je M’exclame : « Mon Amour M’a à nouveau fait don de toutes les créatures.
Il Me les a données dans la Création, et elles M’ont échappé. Il Me les donne à nouveau en Me concevant dans le sein de ma Maman.
Mais suis-Je certain qu’elles ne M’échapperont pas ? Seront-elles à Moi pour toujours ? Oh ! comme Je serais heureux si aucune ne voulait M’échapper. Leurs souffrances seraient pour Moi un repos, si tous mes chers enfants, chères naissances sorties de Moi,
- conçus dans ma petite Humanité, étaient sauvés. »
Et, pleurant et sanglotant, Je regardais chacun d’eux en face
- pour les émouvoir par mes Larmes.
Je répétais : « Mes chers enfants, ne Me quittez pas, ne partez plus.
Je suis votre Père, ne M’abandonnez pas. Oh, Je vous en prie, reconnaissez-Moi. Ayez pitié au moins du feu qui Me dévore, de mes Larmes ardentes
- et tout cela à cause de vous.
Car Je vous aime trop. Je vous aime comme Dieu. Je vous aime en Père très passionné, Je vous aime comme ma Vie. »
Mais sais-tu, petite fille de mon divin Vouloir, ce qu’était la plus grande préoccupation de mon Amour ?
C’était de dévorer, dans les créatures, leur volonté humaine. Car elle est à l’origine de tous les maux.
En dépit de toutes les flammes dévorantes de mon Amour, elle formait des nuages pour ne pas se laisser brûler.
Oh ! ce qui Me torturait le plus était la volonté humaine qui
- non seulement formait des nuages,
- mais formait les scènes les plus douloureuses dans mon Humanité Elle-même.
Par conséquent, prie pour que ma Volonté Divine soit connue et règne dans la créature. Alors tu pourras M’appeler bienheureux Jésus. Sinon, mes Larmes ne cesseront pas.
J’aurais toujours une raison de pleurer sur le sort de cette pauvre humanité
- gisant dans le cauchemar de sa misérable volonté.