Je continuais ma ronde dans le divin Fiat pour m’unir à tous les Actes qu’Il avait accomplis par Amour de nous toutes, ses créatures. J’étais arrivée au point où mon aimable Jésus s’humiliait dans des actes humains, tels que

  • téter le lait de sa Maman,
  • prendre de la nourriture,
  • boire de l’eau,
  • s’abaisser même à travailler.

J’étais stupéfaite de voir que Jésus, par sa nature, n’avait besoin de rien.

Il possédait en Lui la Puissance Créatrice de tout bien. Il pouvait se passer des choses qu’Il avait créées. Je pensais à cela lorsque mon doux Jésus,

  • se faisant voir et entendre en moi, me dit :

Ma fille, il est vrai que Je n’avais besoin de rien. Mais mon Amour, descendu du haut des Cieux vers le bas de la terre,

  • ne pouvait pas demeurer tranquille ou immobile.

Je sentais le besoin irrésistible

  • de laisser sortir mon Amour et
  • d’aimer dans les actes mêmes que devait faire la créature.

Je les faisais pour

  • laisser courir vers elle mon Amour et
  • pouvoir lui dire : « Vois combien Je t’ai aimée. Je voulais descendre
  • dans tes actes les plus petits,
  • dans tes nécessités,
  • dans ton travail,
  • en toute chose, pour te dire que Je t’aime, pour te donner mon Amour et recevoir ton amour. »

Mais veux-tu connaître la raison principale

  • pour laquelle Je me suis abaissé au point d’accomplir autant d’actes humbles et humains ? Je ne devais pas les faire. Mais Je les ai faits afin d’accomplir, en chaque acte, la Volonté Divine.

Toutes les choses se présentaient devant Moi

  • pour ce qu’elles étaient en elles-mêmes
  • là d’où elles venaient,
  • scellées par le divin Fiat. Je les prenais parce que le Divin Fiat le voulait. On peut dire qu’il y avait une compétition entre
  • ma Volonté Divine que, par nature, comme Verbe du Père céleste, Je possédais en Moi, et
  • cette même Volonté Divine répandue dans la Création tout entière.

Ainsi, en toutes choses, Je ne savais et ne voyais rien d’autre que ma Volonté Divine

La nourriture, l’eau, le travail, tout disparaissait. C’était toujours pour Moi ma Volonté Divine qui était présente.

Et lorsque ma Volonté Divine Me faisait descendre

  • dans les actes humains des créatures, J’appelais tous les actes humains de chacune d’elles
  • afin qu’elles puissent recevoir le grand Don de voir ma Volonté Divine descendre comme
  • Acte premier et Vie de leurs actes.

Oh ! si les créatures voyaient

  • les choses créées pour ce qu’elles sont en elles-mêmes
  • leur origine,
  • Qui est Celui qui les nourrit et les préserve, et
  • Qui est le Porteur de tant de choses qui servent la vie humaine !

Oh ! combien elles

  • aimeraient ma Volonté Divine et
  • prendraient la Substance des choses créées. Mais les créatures
  • regardent l’extériorité des choses et
  • elles y attachent par conséquent leur cœur,
  • se nourrissent de leur écorce,
  • perdant ainsi la Substance présente en chaque chose créée, laquelle est sortie de Nous
  • afin de permettre aux créatures d’accomplir de nombreux actes de notre Volonté Divine.

A mon grand chagrin, Je suis obligé de voir que les créatures

  • ne prennent pas la nourriture et l’eau,
  • ne font pas leur travail pour recevoir et accomplir mon divin Vouloir,
  • mais par nécessité et
  • pour satisfaire la volonté humaine.

Mon divin Fiat est sorti de leurs actes. Alors que Nous avons créé tant de choses

  • pour placer notre Volonté Divine comme dans une banque parmi les créatures. En ne l’utilisant pas, elles La maintiennent
  • comme en un acte continuel de faillite.

Tout le bien qu’elles devraient prendre

  • si en toutes choses elles accomplissaient et prenaient ma Volonté Divine reste perdu pour elles.

Nous restons avec la tristesse

  • de ne pas voir notre Volonté Divine régner en Reine dans tous les actes humains des créatures. »

Après quoi je continuais mon abandon dans le divin Fiat. Je ressentais le grand besoin

  • de rester dans sa Mer de Lumière sans jamais en sortir. Je Le ressentais comme
  • un Battement de Cœur,
  • une Respiration,
  • un Air qui m’insufflait la Vie et me maintenait
  • dans l’ordre, l’harmonie, la dissolution de mon petit atome dans sa Mer divine.

Alors que mon petit esprit était envahi par des pensées de la Volonté Divine, mon doux Jésus ajouta :

« Ma fille, il n’y a d’Ordre, de Repos et de Vie véritable que dans ma Volonté Divine.

En fait, la vie de chaque créature, son premier acte de vie,

  • est formé dans le Sein de son Créateur. Puis, comme une naissance, Nous la sortons à la lumière du jour.

Nous avons en Nous la Vertu génératrice. La créature est notre enfant. Ainsi elle porte en elle la Semence qui génère. Avec cette Semence la créature forme beaucoup d’autres naissances.

En continuant à manifester sa Vie, elle forme la naissance de ses pensées saintes, de ses paroles chastes, et l’ enchantement merveilleux de ses œuvres, le doux bruit de ses pas, les rayons éclatants de ses battements de cœur.

Toutes ces naissances qui sont formées par les créatures font leur chemin et montent vers leur Créateur,

  • pour Le reconnaître comme leur Père,
  • pour L’aimer,
  • pour L’entourer du cortège de sa longue descendance, comme notre Gloire et celle de notre Vertu génératrice.

Mais pour que notre Vertu génératrice soit féconde, il faut que notre Volonté Divine domine dans la naissance (la créature) qui sort de Nous.

Autrement il y a le danger que cette créature

  • soit transformée en brute et
  • perd la vertu génératrice du Bien. Si elle génère, c’est pour générer des passions, des faiblesses et du vice. Il leur manque la vertu de pouvoir monter vers Nous. En plus, ces naissances sont condamnées comme ne Nous appartenant pas.