Mon pauvre esprit continue de parcourir le Fiat Suprême. Oh ! Que de surprises, que de merveilles de cette Volonté si sainte.
Ma petite intelligence se perd dans l’immensité de sa Mer et il est bien des choses que je suis incapable de dire et dont j’ignore même les termes pour vous les raconter.
Je me sens par conséquent comme quelqu’un qui a mangé ou vu quelque chose de merveilleux et qui ne sait pas comment cela s’appelle.
Si la Volonté Divine n’accomplissait pas des prodiges en me faisant dire ce qu’Elle manifeste, combien de choses j’aurais laissées dans sa Mer, incapable de dire quoi que ce soit. Je me sentais ainsi dissoute dans le divin Fiat quand mon toujours aimable Jésus se manifesta en moi et me dit :
Ma fille, quelle différence entre
- celles qui pratiquent les vertus saintement, mais dans l’ordre humain, et
- celles qui opèrent dans l’Ordre divin de ma Volonté Divine.
Lorsque les premières pratiquent les vertus, celles-ci demeurent séparées entre elles de sorte que la diversité de leurs actes apparaît :
- une vertu apparaît comme patience,
- une autre comme obéissance,
- une troisième comme charité. Chacune a sa distinction et elles sont incapables de fusionner pour pouvoir former un Acte unique qui
- procède du Divin et
- embrasse l’Éternité et l’Infini.
Au contraire, pour celle qui opère dans ma Volonté Divine,
- sa Lumière possède la vertu communicante et unifiante.
Parce que les vertus sont toutes faites dans la source de sa Lumière. En se fusionnant, ils forment un Acte unique
- aux innombrables effets propres à embrasser même le Créateur avec l’Infinité de sa Lumière.
Le soleil en est le symbole : il embrasse la terre
- parce qu’il est ‘un’,
- parce qu’il possède la Source de Lumière qui ne s’éteint jamais,
Par ses innombrables effets, il donne toutes les couleurs et il communique la vie de sa lumière à tous et à toutes choses.
La Force unifiante possède la Vertu communicante. Ainsi, s’ils le veulent, tous peuvent prendre un bien qui est mis à la disposition de tous.
Par contre, la créature qui opère dans l’ordre humain est symbolisée par les lumières du monde d’en bas : bien qu’elles soient nombreuses, elles n’ont pas la vertu
- de chasser les ténèbres de la nuit et de former la lumière du jour, ou
- d’embrasser la terre entière avec une grande multiplicité de lumière.
Par conséquent, elles peuvent être appelées personnelles et locales, suivant le temps et les circonstances.
Oh ! Si toutes les créatures connaissaient le grand Secret d’opérer dans mon divin Vouloir, elles rivaliseraient entre elles
- pour que rien ne leur échappe qui ne passerait par sa très pure Lumière.
Je continuais à suivre la Volonté Divine et mon doux Jésus ajouta :
« Ma fille, la créature sans ma Volonté est comme un enfant qui n’a pas la force
- de supporter son propre poids, ou
- de faire des travaux, propres à lui permettre de soutenir lui-même sa petite existence.
Et si l’on voulait l’obliger à soulever un objet très lourd ou à exécuter un travail, l’enfant, se voit impotent et sans force.
Il essayerait peut-être. Mais voyant qu’il ne peut même pas faire bouger cet objet ni accomplir ce travail, le pauvre petit éclaterait en sanglots et ne ferait rien. Pour le rendre heureux, il suffirait de lui donner un bonbon.
Par contre, celui qui possède ma Volonté Divine a la force d’un homme adulte – ou plutôt la Force divine.
Si on lui dit de soulever ce pesant objet, sans se troubler, il le prend comme si de rien n’était. Alors que le pauvre petit se sentirait écrasé sous le poids.
Si on lui demande d’accomplir un travail, il s’en réjouira à cause du gain et du profit qu’il en retirera.
Si on voulait lui donner un bonbon, il le refuserait avec mépris en disant : « Donnez-moi simplement le prix de mon travail. Car je dois en vivre. »
Tu vois donc que celle qui a ma Volonté Divine a suffisamment de force pour tout faire, si bien que tout lui est aisé, même la souffrance. Car comme elle se sent forte, elle la considère comme un nouveau gain.
Pourquoi beaucoup
- sont-elles incapables de souffrir quoi que ce soit et
- semblent n’avoir toujours que la faiblesse d’un enfant ?
C’est qu’il leur manque la Force de ma Volonté Divine.
Voilà la cause de tous les maux.
Par conséquent, sois attentive, ma fille, et ne sors jamais de ma Volonté Divine.
Je continuais alors mes actes dans le divin Fiat.
Arrivée au point où Il appelait à la vie, mettait au jour, la Reine souveraine du Ciel, je pensais :
« En créant la Très Sainte Vierge, Dieu enrichit non seulement sa belle âme de nombreux privilèges, mais Il a dû aussi transformer sa nature pour la rendre aussi pure et aussi sainte. »
Mon bien-aimé Jésus, se manifestais en moi et Il me dit :
Ma fille, il n’y avait rien à ajouter à sa nature. Parce que ce n’est pas la nature humaine qui a péché,
- mais la volonté humaine. En fait, la nature humaine était à sa place
- tout comme elle est sortie de nos Mains créatrices. En créant la Vierge nous avons utilisé la même nature des autres créatures.
Ce qui s’est contaminé dans l’homme est sa volonté. Sa nature humaine était animée par sa volonté rebelle. Celle-ci résidait dans la volonté humaine. La nature humaine y participa et resta contaminée.
Lorsque la Volonté divine et la volonté humaine
- sont mises en harmonie,
- accordent le règne et le régime à la Volonté Divine tel que cela est voulu par Nous, la nature humaine
- perd ses tristes effets et
- reste aussi belle que lorsqu’elle sortit de nos Mains créatrices.
Or, dans la Reine du Ciel, toute notre œuvre était dans sa volonté humaine qui reçut la Nôtre avec joie.
Notre Volonté, ne trouvant aucune résistance de sa part, opéra des prodiges de grâces.
En vertu de mon divin Vouloir,
- elle demeura sanctifiée et
- elle ne ressentit pas les effets tristes et les maux comme les autres créatures.
Par conséquent, ma fille, une fois que la cause est enlevée,
- les effets disparaissent.
Si ma Volonté Divine entre dans les créatures et y règne,
- Elle bannira en elles tous les maux et
- Elle leur communiquera tous les Biens à l’âme et au corps !