Mon abandon dans la Volonté Divine est continu. Sa lumière éclipse tellement ma petite intelligence que je ne peux maintenant penser qu’à une Vérité à la fois concernant la Volonté Divine.

Plus je pense à Elle, plus Elle se fait belle et majestueuse à mes yeux.

Avec un Amour indicible, plus qu’une tendre mère,

  • Elle ouvre son Sein de Lumière et
  • Elle donne naissance à une Lumière où Elle enferme sa petite fille.

J’étais dans cet état lorsque mon doux Jésus me dit : Ma fille, chaque souffle est la vie du souffle suivant.

Si bien que celle qui respire commence par inspirer avant d’expirer complètement.

On peut donc dire que le souffle

  • a sa vie et
  • donne la vie à la créature parce qu’il est continuel.

Ils sont si étroitement unis entre eux qu’ils sont inséparables. C’est la même chose pour le battement de cœur : un battement appelle la vie du battement suivant. Le battement continuel forme la vie. Si bien que lorsque la respiration et le battement cessent, la vie s’arrête.

Telle est l’âme qui agit et vit dans ma Volonté Divine. Son identification, sa proximité avec Elle sont si grandes qu’elles dépassent celles de la respiration et des battements de cœur.

Par conséquent, les actes accomplis dans mon divin Fiat sont semblables

  • à des respirations et des battements de cœur de la créature en Dieu, de telle sorte qu’elle devient la Respiration divine.

Mon Fiat forme sa respiration. Ainsi ils échangent mutuellement de vie pour ne former qu’une seule vie.

Les actes accomplis dans notre Volonté Divine

  • sont donc inséparables de Nous.

Nous avons la satisfaction

  • de respirer notre œuvre,
  • de sentir nôtre l’œuvre qui est sortie de Nous,
  • de la laisser vivre dans notre maison – et proche de Nous au point de respirer son propre souffle.

Je poursuivais ensuite mes actes dans l’adorable Fiat.

Mon toujours aimable Jésus ajouta :

« Ma fille, du haut de sa sphère, le soleil

  • étend sa grande roue de lumière et
  • embrasse la terre en lui donnant la vie de ses effets de lumière pour la faire germer.

Il donne le baiser de vie de sa lumière

  • à chaque plante,
  • à chaque arbre,
  • à chaque fleur afin d’imprimer sur chaque plante
  • pour certaine la vie de fragrance,
  • pour d’autre de couleur et
  • pour d’autre de saveur. Sa lumière veut donner son étreinte et son baiser de vie à toutes. Elle ne se refuse à aucune Elle ne rejette rien, pas même le plus petit brin d’herbe.

Au contraire,

  • elle veut agir en reine qui veut donner d’elle-même,
  • elle part à la recherche de toutes et
  • elle veut tout reconnaître pour former en toutes choses la vie nécessaire à chaque plante.

Elle ne se sentirait pas reine et n’aurait pas le droit d’être reine si sa lumière ne donnait pas la vie à toute chose.

Si bien que dans sa grande roue de lumière elle enferme tout. Il semble que toute chose vient laper la vie, la beauté, la variété des couleurs, la croissance, de la lumière du soleil.

Et elle ne saute pas non plus par-dessus la mer, les rivières, les montagnes pour former en elles

  • ses nuances argentées,
  • et l’horizon d’or et d’argent en arrière-plan.

Oh ! comme le soleil règne sur toute chose avec sa lumière

  • non pas pour opprimer ou faire du mal à quoi que ce soit,
  • mais bien pour vivifier, embellir et se donner comme vie de toute chose.

Il semble dire à tous dans son silence : « Combien je vous aime.

Mon amour est aussi vaste que ma grande roue de lumière. Mon amour pour la terre est substantiel et plein de vie. Et jamais je ne change.

Du haut de ma sphère,

  • je suis toujours en place,
  • je l’embrasse,
  • je l’aime et
  • je lui donne vie. »

La terre vit par conséquent dans la grande roue de sa lumière.

Chaque chose garde la bouche ouverte pour recevoir

  • la vie et
  • les effets de la lumière du soleil. Oh ! – mais puisse cela ne jamais arriver –
  • si le soleil devait se retirer de la terre, ou
  • si la terre devait s’opposer à recevoir les bienfaits et la vie de la lumière du soleil, il n’y aurait pas de jour mais une nuit éternelle.

La terre resterait sans vie, sans chaleur, sans saveur

  • pire que dans une sordide misère. Quel lamentable changement-quelle terreur deviendrait la terre !

Telle est ma Volonté Divine – plus que le soleil pour les créatures.

Dans sa grande roue sans fin de Lumière, elle part à la recherche de tous

  • pour se faire reconnaître et
  • pour former en chaque créature la vie de Beauté, de Sainteté, de Lumière et de Douceur Infinie.

Elle veut détruire en elles toute amertume, toute laideur et toute misère. Avec son baiser de Vie, en soufflant sur elles, Elle veut les transformer en ce qui est bon, beau et saint. Mais, hélas ! le soleil créé par mon Fiat peut faire tous ses prodiges sur la terre. Avec sa majesté unique Il la recouvre

  • de son manteau de lumière et de beauté.

A chacun de ses touchers il donne à chaque plante la vie qu’il possède.

Mon Fiat reste avec la tristesse de ne pas pouvoir communiquer

  • les Biens qu’il possède et
  • sa Vie, la Volonté Divine pour les âmes parce qu’elles
  • s’opposent à Le recevoir et
  • ne veulent pas laper la Lumière de ma Volonté.

Les créatures ressemblent par conséquent à la terre si celle-ci pouvait s’opposer à recevoir la lumière du soleil : en pleine nuit, sordides et faibles. Beaucoup d’entre elles sont effroyables à voir.

Ma Volonté Divine déborde

  • de tant de Vies divines,
  • de tant de Beautés et de Biens qu’Elle veut leur donner.

Elle voudrait se répandre pour

  • enfermer les créatures dans son sein de lumière et
  • faire de chacune d’elles un prodige de sainteté et de beauté, l’une plus belle que l’autre,
  • former son Ciel sur la terre.

Mais la volonté humaine s’y oppose. Mon Fiat en souffre intensément

  • plus qu’une mère qui ne peut donner le jour à son enfant.

C’est pourquoi, ma fille, ma Volonté Divine veut se faire connaître. Elle veut former son Royaume .

Parce que ses enfants qui Lui appartiendront, vivront volontiers ‘dans’ et ‘de ‘ sa Lumière.

Ils garderont la bouche ouverte pour recevoir

  • ses Baisers, ses Embrassements et ses Affections pour former en eux sa Vie divine. Alors, oui ! on verra les prodiges que mon Vouloir sait et peut faire.

Tout sera transformé et la terre deviendra le Ciel.

Et alors,

  • le soleil qui est là sous la voûte des cieux et
  • le Soleil de mon éternel Vouloir iront la main dans la main.

Ils rivaliseront entre eux pour savoir qui peut accomplir le plus de prodiges,

  • le soleil pour la terre et
  • ma Volonté pour les âmes.

Mais ma Volonté donnera le plus grand spectacle. Elle formera un enchantement nouveau de Beautés prodigieuses encore jamais vues,

  • pour le Ciel tout entier et
  • pour toute la terre.