Poursuivant mon abandon habituel dans le divin Fiat, je me sentais inquiète à cause des privations de mon doux Jésus. Oh ! combien ma pauvre âme gémissait sous le poids infini de tristesse qui fait dire à toutes les choses créées :
« Où est ton Jésus – Celui qui t’aimait tant ? Ah ! tu sens qu’Il soutient toute chose, tu touches sa Beauté qu’Il a répandue sur toute la Création, tu vois son Immensité que tu ne peux atteindre.
Ce que tu vois n’est rien d’autre que la marque de ses Pas qu’Il a laissée en passant sur toutes les choses qu’Il a créées.
Mais Il n’est pas ici. Et toi – cours, cherche-Le, et nous t’accompagnerons, gémissant avec toi, pour te faire trouver Celui que tu veux. »
Et je sens que tout le monde me parle de Jésus avec des accents douloureux. Comme ils résonnent dans mon pauvre cœur, il est torturé par une souffrance que je ne peux exprimer. Et j’avais l’impression de vouloir sortir de mon étant habituel. Mais alors mon aimable et doux Jésus me surprit. Jetant ses bras autour de mon cou, Il me dit :
Ma fille, qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qui ne va pas ?
Calme-toi, calme-toi. Comment cela se peut-il ? Veux-tu peut-être sortir de l’armée de ma Volonté Divine ? Regarde, quelle grande et formidable armée,
- si bien qu’en se mettant bien en rangs dans ton âme,
- il ne te sera pas facile d’en sortir.
Mais sais-tu quelle est cette armée ? Toutes les Connaissances sur ma Volonté Divine. En fait, après avoir formé en toi son Palais royal,
- cela n’aurait pas été convenable, et
- Elle ne pouvait pas rester sans son armée.
Nous avons fait sortir cette armée de notre Sein divin afin que les Connaissances
- forment son cortège,
- prennent sa défense et
- fassent connaître à tous qui est notre divin Fiat – leur Roi Divin, et comment Il veut descendre avec toute son armée céleste parmi ses peuples
Ceci est afin de combattre la volonté humaine,
- non pas avec des armes qui tuent, car de telles armes n’existent pas au Ciel,
- mais avec des armes de Lumière qui luttent pour former la Vie de ma Volonté dans les créatures.
Or tu dois savoir que les armes de cette armée sont les actes accomplis dans ma Volonté Divine.
Regarde comme c’est beau ! Le Palais royal est la Lumière de mon Fiat !
Le Roi qui domine est ma Volonté ! Le Ministère, la sacro-sainte Trinité. L’Armée, ce sont les Connaissances sur ma Volonté Les Armes, ce sont tes actes accomplis en Elle.
En fait, lorsque
- tu avais le Bienfait de posséder une de ses Connaissances et
- tu agissais en vertu de ma Volonté, tu formais, dans mon Fiat, les armes entre les mains de chaque Connaissance pour donner sa Vie aux autres créatures.
Mais ce n’est pas tout. Chaque Connaissance possède une arme particulière, différente des autres.
Ainsi, chacune des Connaissances que Je t’ai données sur mon divin Vouloir a une arme distincte :
- l’une possède l’arme de Lumière pour illuminer, réchauffer et féconder la semence de mon Fiat,
- une autre détient l’arme de la Puissance conquérante qui régit et domine,
- une autre l’arme de Beauté qui ravit et conquiert,
- une autre l’arme de Sagesse qui ordonne et dispose,
- une autre l’arme de l’Amour qui brûle, transforme et consume,
- une autre encore l’arme de Force qui renverse, fait mourir et renaître dans ma Volonté Divine. En somme, chacune de mes Connaissances est un soldat divin qui,
- en se manifestant à ton âme, a placé entre tes mains l’arme particulière qu’Elle possède.
Regarde comme ils sont
- bien en rangs,
- attentifs à leur devoir et à la manipulation de l’arme que chacun possède pour disposer et former le peuple du Royaume de mon divin Fiat.
Cette armée et ces armes possèdent la Vertu prodigieuse de l’Infini, de telle sorte qu’elles se diffusent partout.
Là où il y a une Lumière, même petite, dans les créatures, elles combattent avec les armes de Lumière contre l’obscurité dans la volonté humaine afin de l’éclipser et de lui donner la Vie de mon Fiat.
Là où se trouve une semence de Force, on voit accourir le petit soldat divin avec l’arme de Puissance et de Force pour
- combattre la puissance et la force humaines, et
- faire se lever à nouveau la Puissance et la Force de ma Volonté Divine.
Cette armée possède l’arme qui convient
- pour combattre chacun des actes humains
- pour que renaisse l’acte de ma Volonté Divine par-dessus l’acte humain.
Par conséquent, ma fille, il est nécessaire que tu demeures dans ma Volonté Divine afin de former suffisamment d’armes par tes actes accomplis en Elle, pour la grande armée de ses Connaissances.
Si tu savais avec quelle impatience cette armée attend d’avoir entre ses mains les armes de tes actes
- pour pouvoir engager la guerre,
- pour détruire le pauvre royaume de la volonté humaine et
- pour construire notre Royaume de Lumière, de Sainteté et de Bonheur !
Et cela d’autant plus que Je suis en toi,
- dans le grand Palais royal de ma Volonté Divine,
- au milieu de mon armée,
- avec le conseil du Ministère des Personnes divines comme Reproducteur de nos Œuvres.
Parce que Nous sommes l’Être opérant. Partout où Nous sommes, Nous voulons toujours agir, sans jamais cesser.
Par conséquent, c’est une nécessité que tu demeures toujours dans notre Fiat,
- pour t’unir à Nous dans notre Opération continuelle, et
- pour Nous donner le champ d’action afin de toujours opérer en toi.
En fait, le signe de l’Opération divine est précisément cela : opérer toujours – toujours et sans jamais s’arrêter.
Après quoi Il garda le silence. Puis, avec une plus tendre insistance, Il ajouta :
Ma fille, si tu savais l’ardeur de l’Amour que Je ressens parce que Je veux
-
établir le Royaume de ma Volonté Divine sur la terre et
-
réaliser l’unique dessein pour lequel l’homme a été créé. En fait, dans tout ce qui a été fait par les Personnes Divines,
-
depuis le temps où le monde a été créé, et
-
dans ce que Nous ferons, notre principe sera toujours celui-là, et jamais il ne cessera de l’être :
-
que l’homme revienne dans l’Héritage de notre Fiat qu’il a rejeté.
Cela est si vrai que dans mon Incarnation même,
- quand Je suis descendu du Ciel sur la terre, le premier but était le Royaume de ma Volonté Divine. c’est dans son Royaume
- c’est-à-dire dans ma Mère Immaculée qui Le possédait , que J’ai dirigé mes premiers pas.
Ma première Demeure a été en son Sein très pur, où mon Fiat
- régnait de façon absolue et
- avait son Royaume, entier et magnifique.
Dans ce Royaume de ma Volonté que possédait ma Mère céleste, J’ai commencé et formé ma Vie ici-bas,
- faite de souffrances, de larmes et d’expiations.
Je savais que Je devais être le Jésus négligé, mal aimé, rejeté. Mais Je voulais venir.
Car Je pouvais voir à travers les siècles
- comment ma Venue sur terre devait servir à former le Royaume de ma Volonté Divine et
- que, par nécessité, Je devais les racheter d’abord pour atteindre mon premier but.
Ainsi, dès ce moment même, Je suis descendu du Ciel afin
- de chercher,
- de trouver et
- de serrer contre Moi les enfants de mon Royaume qui voudraient
- Me chercher,
- M’aimer,
- Me reconnaître au point d’être incapables de vivre sans Moi.
Par conséquent, dans ce que J’ai fait et souffert, J’ai laissé une marque et J’ai dit :
« C’est ici que J’attendrai les enfants de ma Volonté. Je les embrasserai. Nous nous aimerons d’un même amour et d’une même Volonté. »
Et par amour pour eux, les souffrances, les larmes, les pas et les œuvres se sont changés en Moi en Joie pour mon Cœur submergé d’Amour.
Ma fille, ne sens-tu pas toi-même que tu ne peux vivre sans Moi ? Et lorsque, dans le monde, ils liront ces lignes,
ils seront stupéfaits d’apprendre
- la longue succession de mes grâces,
- mes visites quotidiennes – et pendant si longtemps, que Je n’ai faites à personne d’autre
- les longues conversations que J’ai eues avec toi,
- les nombreux Enseignements que Je t’ai donnés, et
- tout ce qui devait servir le Royaume de ma Volonté Divine.
Je ressentais l’irrésistible besoin
- de reprendre et de refaire avec toi toutes les conversations,
- de te donner toutes les Grâces et les Enseignements que J’aurais donnés à Adam innocent, s’il n’avait pas rejeté le précieux Héritage de mon Fiat. Mais il a brisé mon discours et M’a réduit au silence.
Après six mille ans de silence, Je ressentais le besoin extrême de reprendre mon discours avec la créature. Oh ! comme il était douloureux de contenir tant de secrets dans mon Cœur, secrets que Je devais lui confier. C’est pour elle seule qu’ils étaient gardés – et pour personne d’autre. Si tu savais combien il m’en a coûté de garder le silence pendant si longtemps !
Mon Cœur suffoquait et, dans son délire, répétait avec tristesse : « Hélas ! J’ai créé l’homme pour avoir quelqu’un avec qui parler. Mais il devait posséder ma Volonté Divine pour Me comprendre.
Et parce qu’il L’a rejetée, il a fait de Moi le Dieu taciturne. Combien Je souffre ! » Quel Amour réprimé qui me faisait défaillir – et Je délirais !
Par conséquent,
- incapable de le supporter plus longtemps, J’ai voulu rompre mon long silence avec toi – Je l’ai brisé net .
De là vient cette nécessité de l’ardeur de mon discours
-
si longtemps,
-
si souvent et
-
sans cesse. Et alors que Je m’épanche auprès de toi, J’ai l’impression de commencer maintenant la Création .
Pour cette raison, dans ces pages, Je te fais écrire
- la raison véritable de la Création,
- ce qu’est ma Volonté,
- sa valeur infinie,
- comment l’on doit vivre en Elle,
- son Royaume, et
- comment Elle veut régner pour rendre tout le monde saint et heureux.
Tous seront étonnés à la lecture de ces textes. Ils ressentiront le besoin de la Vie de mon Fiat parmi eux. La Divinité ressent une irrésistible nécessité de compléter l’œuvre de Création. Elle sera achevée par le Règne de notre Volonté Divine parmi les créatures.
Que ferait une créature si, après avoir accompli
- une œuvre au prix de sacrifices inouïs et durant longtemps
- une œuvre qui lui a coûté la vie,
- une œuvre d’une valeur inestimable et
- une œuvre à laquelle il ne manque qu’un point, une nuance, une couleur elle ne pouvait achever cette œuvre qui lui a tant coûté ?
Et - si belle que soit son œuvre,
- si précieuse et d’une valeur si incalculable qu’elle puisse être,
- si bien qu’elle ferait sa fortune, sa gloire et son bonheur total, elle ne peut la présenter au public, ni dire que c’est une œuvre achevée, parce qu’il y manque ce point.
Pour cette personne, la vie se changerait en souffrance Elle ressentirait le poids de son œuvre – belle en effet, mais inachevée. Par conséquent elle se sent malheureuse. Au lieu de la gloire, elle ressent de l’humiliation. Combien de sacrifices ne ferait-elle pas ? Elle donnerait sa vie pour placer ce point pour que son œuvre soit achevée.
C’est la situation dans laquelle Nous sommes. Rien ne manque à notre Œuvre de Création
- les cieux, les soleils, les œuvres et une magnificence de toutes sortes. Mais il y manque un point,
- un point qui cependant défigure une œuvre si belle.
Ce point est le plus important. C’est la plus belle nuance, c’est la couleur la plus vive qui manque dans la Création.
Toute chose vit dans mon Fiat, excepté un seul point de la Création
- c’est-à-dire la famille humaine qui se trouve en-dehors, à l’extérieur de mon Royaume,
- où elle est malheureuse. Quelle tristesse ! Il y a de la place pour tout le monde dans mon Vouloir. Il en est cependant qui vivent à l’extérieur. Oh ! comme ils La défigurent et La rendent incomplète. Et que ne ferions-Nous pas pour La voir achevée ?
N’importe quel sacrifice, ma fille, Nous sommes prêts à faire n’importe quoi. J’ai déjà donné ma Vie dans la Rédemption pour placer ce point dans l’Œuvre créatrice.
Et lorsqu’ils sauront
- ce que signifie la Volonté de Dieu,
- le grand Bien qu’Elle peut faire, et que la seule chose qui Nous intéresse est
- de placer les droits de notre divin Fiat en sûreté et
- de Le faire régner, afin de voir chacun
- heureux dans notre Volonté,
- heureux de notre propre Bonheur .
Alors ils ne seront plus étonnés de lire, dans ces pages, les grandes choses
- que Je t’ai dites et
- que J’ai accomplies dans ton âme.
Au contraire, ils diront : « Pour une Volonté si sainte, qui a tout fait, il était juste qu’il y ait
- un tel déploiement de grâces et
- de si sublimes enseignements chez celle en qui Elle devait faire le premier dépôt de son Royaume, afin de nous Le faire
- comprendre,
- aimer, et
- désirer avec ardeur. »
Par conséquent, sois attentive. Car il s’agit de donner ses Droits à une Volonté Divine pour faire que l’Œuvre de la Création soit complète.