Je faisais ma ronde dans le divin Fiat pour suivre ses actes dans la Création. Arrivée en Éden, mon pauvre esprit s’arrêta dans l’Acte où Il créa l’homme et souffla sur lui pour lui infuser la vie.
Je priais Jésus de souffler sur ma pauvre âme
- pour insuffler en moi la première Haleine divine de Création afin qu’avec leur Haleine régénératrice
- je puisse commencer à nouveau ma vie, entièrement dans le Fiat, selon le Dessein pour lequel Ils m’avaient créée.
Pendant que je faisais cela, mon doux Jésus se manifesta hors de moi comme s’Il était dans l’acte de souffler sur moi, et Il me dit :
Ma fille, c’est notre Volonté que la créature s’élève à nouveau jusqu’à notre Sein, dans nos Bras créateurs. Ainsi Nous pourrons lui redonner
- notre Souffle continuel et avec cette Haleine,
- le Courant qui génère tout Bien, toute Joie et tout Bonheur.
Mais pour que Nous puissions lui donner ce Souffle, l’homme doit vivre dans notre Volonté.
Car c’est en Elle seulement que
- l’homme peut le recevoir, et
- Nous pouvons le lui donner.
Notre Fiat a la vertu de rendre la créature inséparable de Nous. Ce que Nous sommes et que Nous faisons par nature, elle le peut par grâce.
En créant l’homme, nous ne l’avons pas tenu à distance. Au contraire, afin de l’avoir avec Nous, N_ous lui avons donné notre Volonté Divine_
- qui allait lui donner le premier Acte, pour agir de concert avec son Créateur.
C’est la raison pour laquelle notre Amour, notre Lumière, nos Joies, notre Puissance et notre Beauté ont jailli tous ensemble.
Débordant de notre Être divin, ils ont dressé la table devant celui qu’avec tant d’Amour Nous avions
- formé de nos Mains créatrices et
- généré de notre propre Haleine. Nous voulions
- jouir de notre Œuvre,
- la voir heureuse de notre propre Bonheur, embellie
- de notre Beauté et riche de nos Richesses.
Plus encore, étant donné que c’était notre Volonté de rester près de la créature pour agir avec elle et nous amuser ensemble. Pour jouer il ne faut pas être éloignés, mais près les uns des autres.
C’est pourquoi, par nécessité de création et pour maintenir intact
- notre Œuvre et
- le dessein pour lequel Nous l’avons créée, le seul moyen était de doter l’homme de notre Volonté Divine qui le préserverait tel qu’il était sorti de nos Mains créatrices.
Il jouirait ainsi de tous nos Biens Et Nous serions heureux parce qu’il est heureux.
Par conséquent, pour que l’homme puisse
- reprendre sa place d’honneur et
- recommencer à agir avec son Créateur, et qu’ils puissent s’amuser ensemble, le seul moyen est son retour dans notre Fiat pour qu’Il puisse Nous l’amener triomphalement dans nos Bras qui attendent
- de le serrer très fort contre notre Sein et
- de lui dire : « Finalement, te voilà revenu après six mille ans.
Tu as erré, tu as connu tous les maux. Car il n’existe aucun Bien en dehors de notre Fiat. Tu en as suffisamment fait l’expérience. Tu as touché de tes mains ce que signifie sortir de notre Fiat.
Alors, n’en sors jamais plus. Et viens te reposer et jouir avec Nous de ce qui est à toi. Car dans notre Vouloir tout t’a été donné. »
Par conséquent, ma fille, sois attentive. Si tu vis toujours dans notre Fiat, Nous te donnerons tout.
Ce sera les délices de notre Haleine
- de souffler toujours sur toi afin que nos Joies, notre Lumière, notre Sainteté débordent sur toi, et
- de te communiquer l’attitude de nos Œuvres pour que Nous puissions garder toujours avec Nous la petite fille, régénérée par notre Volonté Divine.
Après quoi Il se retira en moi. Je continuais à suivre les innombrables Actes du divin Fiat. Mon bienheureux Jésus poursuivit en disant :
Ma fille, c’est une prérogative de mon divin Vouloir de mettre tout ce qu’Il possède en sécurité.
Lorsqu’Il entre dans l’âme pour la posséder, Il met toute chose en sécurité : Il place la Sainteté, la Grâce, la Beauté et toutes les Vertus en sécurité.
Et pour que tout puisse être sûr, Il les remplace dans l’âme par
- sa propre Sainteté divine,
- sa Beauté divine et
- ses propres Vertus divines, d’une manière toute divine.
En y apposant son sceau, que rien ne peut ni toucher ni changer, Il rend la créature immunisée contre tout danger. La créature qui vit dans ma Volonté n’a donc plus rien à craindre. Car elle a tout mis en sûreté dans sa sécurité divine.
Par contre, la volonté humaine fait que toute chose est en danger, même la sainteté.
Les vertus qui ne sont pas sous l’empire permanent de mon Fiat sont sujettes à de continuels dangers et oscillations. Les passions ont la voie libre
- pour mettre tout sens dessus dessous et
- pour jeter à terre vertus et sainteté formées avec bien des sacrifices.
Si la vertu continuellement vivifiante et nourrissante de ma Volonté n’est pas présente pour fermer toutes les portes et toutes les voies à tous les maux, la volonté humaine a une porte et des voies par où laisser entrer
- l’ennemi,
- le monde,
- l’estime de soi,
- les misères,
- les désagréments qui sont le ver de bois des vertus et de la sainteté.
Lorsque le ver est dans le bois, il n’y a plus assez de force pour demeurer ferme et persévérant dans le Bien.
Par conséquent, tout est en danger lorsque ma Volonté Divine ne règne pas.
De plus, le mal du fait que notre Volonté Divine ne règne pas parmi les créatures est si grand que tout est en continuelle oscillation.
Notre Création elle-même, tous les biens de la Rédemption, sont intermittents. Parce que ils ne trouvent pas le Règne de notre Fiat dans la famille humaine. Ainsi ils ne peuvent pas donner les mêmes biens. En plus, Nous avons souvent besoin
- de Nous servir de la Création et de la Rédemption et
- de les armer contre l’homme parce que la volonté humaine s’oppose à la Nôtre.
Nous, par Justice, Nous devons les frapper pour leur faire comprendre que,
- comme notre Volonté ne règne pas, les humains rejettent notre Bien et Nous forcent à les punir.
La gloire que la créature Nous rend par la Création et la Rédemption
- n’est pas fixe, mais
- change avec chaque acte de la volonté humaine.
Par conséquent,
- le petit intérêt que la créature devait Nous donner
- son amour et sa gloire qu’elle devrait Nous rendre parce que Nous lui avons tant donné n’est même pas un revenu fixe, mais tout est intermittent.
Parce notre Volonté seule a la Vertu de rendre inébranlables et continus
- ses propres Actes et
- ceux des créatures en qui Elle règne.
Ainsi, jusqu’à ce que règne notre divin Fiat, tout est en danger. La Création, la Rédemption, les Sacrements – tous sont en danger parce que la volonté humaine
- tantôt malmène,
- tantôt refuse de reconnaître Celui qui l’a tant aimée, lui a fait tant de bien, et
- tantôt piétine nos Bienfaits eux-mêmes.
Par conséquent, jusqu’à ce que règne notre Volonté Divine qui répandra
-
l’Ordre divin,
-
sa Fermeté,
-
son Harmonie et
-
son Jour éternel de Paix et de Lumière parmi les créatures, tout sera en danger pour l’homme et pour Nous .
Nos choses elles-mêmes
- resteront dans le cauchemar du danger et
- seront incapables de donner aux créatures l’abondance des Biens qu’elles contiennent.