Mon abandon dans le divin Fiat continue. J’ai l’impression de ne pas pouvoir être ailleurs dans mon cher Héritage que m’a laissé mon doux Jésus.

Il me dit : « Fille, Je te Le confie pour

  • que tu n’en sortes jamais et
  • que ton écho continuel résonne d’un bout à l’autre.

De telle sorte que le Ciel tout entier puisse entendre que l’Héritage infini de notre Fiat sur la terre n’est pas isolé, mais qu’il est habité par notre petite fille. Elle s’y promènera toujours pour tenir compagnie

  • à tous les Actes de notre Volonté et
  • dans tous ses appartements. »

ll m’est par conséquent très doux et très agréable de vivre dans mon Héritage céleste. Sans Lui, je sentirais que la Vie est absente en moi.

Mon toujours aimable Jésus m’accompagnait et, tout Amour, Il me dit :

Ma fille, ma Volonté Divine est toute Plénitude. Il n’y a rien qu’Elle ne possède :

  • immensité de Lumière,
  • Sainteté inatteignable,
  • Infinité sans limites,
  • Génération incessante.

Elle voit tout, Elle ressent tout et façonne tout. Tout cela est sa nature dans mon divin Fiat. Et ses Actes possèdent par conséquent la Plénitude de tous les Biens.

Ainsi, pour être capable

  • de contenir même un seul de ses Actes dans la profondeur de l’âme, il est nécessaire que l’âme
  • se vide d’elle-même et
  • retourne au vide de son néant, comme dans l’Acte où elle a été créée,

pour que mon divin Vouloir puisse trouver l’espace du rien afin de pouvoir y déposer un Acte de sa Plénitude.

De telle sorte que possédant la Vertu Générative incessante, un acte en appelle un autre afin que rien ne manque

  • ni la plénitude de Lumière, de Sainteté, d’Amour, de Beauté,
  • ni la multiplicité des Actes divins.

Par conséquent, la sainteté réalisée dans ma Volonté Divine possède toute la Plénitude – tant et si bien que si Dieu voulait lui donner plus encore, Il ne trouverait pas l’espace où mettre plus de Lumière, plus de Beauté.

Nous dirions : « Tu es toute belle, si belle que Nous ne pourrions rien ajouter à ta Beauté. Tu es l’Œuvre de notre Vouloir, et cela te suffit pour être une Œuvre digne de Nous. »

Et l’âme dira : « Je suis le triomphe de votre divin Fiat. Ainsi je suis toute Richesse et toute Beauté. Je possède la Plénitude d’un Acte de votre Volonté Divine,

  • qui me remplit complètement. Et si Vous vouliez me donner plus encore, je ne saurais où le mettre. »

Telle était la Plénitude de la Sainteté d’Adam

  • avant sa chute dans le labyrinthe de sa volonté humaine.

Car il possédait le premier Acte de notre Fiat, Générateur de sa création Et il possédait par conséquent la Plénitude

  • de lumière,
  • de Beauté,
  • de Force,
  • de Grâce.

Toutes les Qualités de notre Fiat se reflétaient en lui. Elles l’embellissaient tellement que Nous étions Nous-mêmes charmés de le regarder

  • en le voyant si bien formé, chère image de Nous-mêmes que notre Être divin avait formée en lui.

Et c’est pourquoi, bien qu’il soit tombé,

  • il n’a pas perdu la vie, ni l’espérance régénératrice de notre Fiat. Car ayant possédé la Plénitude de son Acte au début de sa vie, il ne voulait pas perdre Celui qui l’avait possédé.

La Divinité se sentait tellement liée à Adam

  • qu’ Elle ne voulait pas le bannir à jamais. Il en coûte trop de perdre ce qui fut un jour possédé par notre Fiat.

Notre Puissance se sentirait faible. Notre Amour, le feu qu’Il possède, s’affaiblirait pour ne pas avoir à le faire. Ce serait véritablement une Gêne divine de perdre celui qui a possédé même un seul Acte de la Plénitude de notre Volonté.

Cette Plénitude de Sainteté était possédée par la Hauteur de la Reine Souveraine. Ainsi il n’y avait pas de vide en elle. Elle se remplit tellement qu’elle possédait des Mers

  • de Lumière,
  • de Grâces,
  • de Beauté,
  • de Puissance.

Sa plénitude est tel et si grande que

  • Nous n’avons aucun endroit où mettre, et
  • elle n’a aucun endroit où recevoir.

Car elle est la seule créature céleste

  • qui a vécu sous l’empire de l’Acte de notre divin Fiat, et
  • qui peut dire :

« Je suis un Acte de Volonté Divine. En cela réside tout le secret de ma Beauté, Puissance, Grandeur, et même de ma Maternité. »

Qu’y a-t-il d’impossible à un Acte de notre Fiat ?

Il peut tout faire. Sa prérogative est la Plénitude de toute chose.

Un de ses Actes est le soleil. _Il possède la plénitude de la lumièr_e.

Si l’on pouvait demander au soleil : « Voudrais-tu avoir plus de lumière ? » il répondrait : « J’en ai tellement que je peux en donner à tous. Et en la donnant je ne la perds pas. Car je possède la Source de Lumière du divin Fiat. »

Le ciel est un Acte de notre Fiat. C’est pourquoi il s’étend partout. Sa plénitude est telle qu’il ne trouve aucun lieu où étendre davantage son manteau azuré. Le vent est un Acte de notre divin Fiat, Il possède par conséquent la plénitude de l’empire et de la force. Qui peut résister à la force du vent ? Personne. Il se rit de tout et sa force déracine des cités et des arbres. Il soulève et renverse toute chose comme un fétu de paille.

Toute la Création, chaque chose créée, possède la plénitude de l’Acte de notre Fiat.

Par conséquent aucune chose n’est pauvre. Elles sont toutes riches dans la Plénitude voulue par notre divin Vouloir. Et rien ne manque de quoi que ce soit. Les choses sont riches d’elles-mêmes, par nature.

La mer possède la plénitude des eaux. La terre possède la plénitude des plantes, et de nombreuses variétés de plantes parce que toutes sont des naissances de l’Acte de notre divin Vouloir.

Or, ma fille, la Vie dans ma Volonté Divine est précisément cela : avoir la possession et la jouissance des Biens divins de telle sorte que rien ne lui manque

  • ni Sainteté,
  • ni Lumière,
  • ni Beauté. Elles seront les vraies Naissances dans mon adorable Fiat.