Je continue dans mon abandon habituel au divin Fiat. En suivant ses Actes, je vis une foule de gens, tous de petite taille,
- mal nourris, maladifs,
- maigrelets et
- certains blessés.
Il n’y avait dans cette foule
- ni fraîcheur enfantine,
- ni beauté du jeune âge,
- ni dignité de l’homme adulte.
Ils ressemblaient à un assortiment disparate de gens
- sans régime, affamés,
- sans nourriture suffisante. Lorsqu’ils mangeaient, ils semblaient ne jamais être rassasiés.
Quelle pitié éveillait en moi cette grande foule
- qui semblait représenter presque le monde entier.
Je ne savais pas
- qui ils étaient,
- ni quelle était la signification de leur nature,
- pourquoi aucun d’eux n’avait atteint sa taille normale.
Mon bien-aimé Jésus se manifesta en moi et Il me dit : Ma fille, quelle foule de malheureux !
Ils ne sont rien d’autre que la grande foule de ceux
- qui sont sortis de l’Héritage paternel, Don de leur Père céleste.
Pauvres enfants, sans Héritage paternel ! Ils n’ont pas leurs terres où vivre en sécurité. Ils n’ont pas suffisamment de nourriture pour s’alimenter eux-mêmes et ils sont forcés de vivre de rapines et de vols, et de nourriture sans substance.
Par conséquent, il leur est presque difficile d’atteindre leur taille normale parce que leurs membres n’ont pas la force suffisante pour se développer. Ils étaient donc malingres, infirmes, affamés et sans jamais être rassasiés.
Tout ce qu’ils prennent ne convient pas à leur croissance . Parce que ce ne sont pas des aliments
- appropriés et établis pour eux. Et ils ne font pas non plus partie de leur héritage.
Ma fille, l’Héritage donné par mon Père céleste à cette foule de gens était : ma Volonté Divine.
C’est en Elle qu’ils devaient trouver la nourriture pour grandir et atteindre la bonne taille, l’air balsamique qui devait
- les rendre sains et forts,
- imprimer sur leur visage la fraîcheur de l’enfant, la beauté du jeune âge et la dignité de l’homme adulte.
Aucun Bien ne manquait à cet Héritage dont l’homme
- devait être le maître et
- devait avoir à sa disposition tous les Biens qu’il désirait, dans son âme et dans son corps.
Ainsi, en sortant de l’Héritage de ma Volonté Divine,
- l’homme n’a plus trouvé ces Choses à sa disposition,
- il n’était plus maître, mais serviteur, et forcé de vivre dans la pauvreté.
Comment peut-il atteindre sa taille normale ? C’est pourquoi J’attends avec tant d’Amour la foule de ceux qui doivent vivre dans notre Héritage du divin Fiat.
Elle formera pour Nous la plus magnifique foule de gens de taille normale,
-
pleins de Beauté et de Fraîcheur,
-
nourris d’Aliments nourrissants qui les rendront forts et bien développés.
Et ils formeront toute la Gloire de notre Œuvre Créatrice. Notre Tristesse est grande en voyant cette foule, malheureuse et difforme.
Dans notre Douleur Nous redisons : « Ah ! Notre Œuvre n’est pas sortie de nos Mains créatrices informe,
- sans Beauté
- ni Fraîcheur ! C’était un délice de simplement la regarder Plus encore, elle Nous ravissait tant elle était belle. »
En disant cela, notre Amour s’accroît et veut déborder. Il veut mettre en route notre Volonté Divine pour régner parmi les créatures afin de restaurer, belle et gracieuse, notre Œuvre,
- tout comme Elle est sortie de nos Mains créatrices.
Après quoi je continuais à penser au Fiat Suprême. Oh ! Combien de choses je comprenais de Lui.
Il me semblait Le voir
- toute Majesté, toute Lumière,
- déversant Bonheur, Force, Sainteté et Amour. Ces déversements formaient des Mers sans limites qui voulaient se déverser sur les créatures.
Mais, hélas, celles-ci ne pensaient même pas à Les recevoir. Et ces Mers demeuraient suspendues au-dessus de leurs têtes.
Mon esprit était immergé dans le divin Fiat Mon doux Jésus, se manifestant en moi, me dit :
Ma fille, partout où est présente la Volonté Divine on trouve
- la Force communicative des Biens divins et, telles de Vagues puissantes,
- nos Déversements de Bonheur, de Lumière, de Force, etc., qui coulent sur les créatures qui La possèdent.
Et Elle a la vertu de changer la nature des choses
- les plus dures,
- les plus douloureuses et
- les plus amères.
Là où mon divin Fiat est présent,
- les choses les plus dures deviennent douces,
- les souffrances se changent en Joies,
- l’amertume se change en Douceur,
- la terre devient le Ciel, et
- les sacrifices deviennent des Conquêtes.
Ton exemple est plus que suffisant pour te convaincre de ce que Je te dis. Regarde, si ma Volonté n’était pas présente en toi,
- clouée au lit comme tu l’es depuis tant d’années, sans profiter du soleil, de l’air ou des plaisirs de la terre,
- tu peux même dire que tu ne les connais pas tu aurais été la plus malheureuse des créatures.
Oh ! combien ton état aurait été dur et amer !
Mon divin Fiat possède la Source du Bonheur. Il se déversait sur toi pour couler même dans la moelle de tes os. Il te communique son Bonheur. Avec sa Force, Il endors en toi tous les maux. Et Il te rend heureuse.
Et si tu savais combien Il me plaît de te savoir heureuse. De plus, Je te vois heureuse
- non parce que tu es dans un état de plaisir ou d’amusement,
- mais parce que tu es confinée au lit.
Cela
- Me ravit,
- Me fait trépigner d’Amour et
- M’attire tellement vers toi. Dans mon délire d’Amour, Je dis :
« Oh ! Prodige de mon divin Fiat qui rend ma fille heureuse dans un état que le monde aurait qualifié
- de malheureux, infortuné, et
- peut-être encore jamais vu ni compris.
Pourtant, avec ma Volonté Divine,
- elle est la plus heureuse des créatures,
- elle est la plus paisible,
- elle est maîtresse d’elle-même, parce qu’en elle coule la Veine du Bonheur de mon Fiat qui sait convertir toute chose en Joies et Bonheurs sans fin. »
Ma fille, voir la créature heureuse est ma seule satisfaction.
Ce qui la rend malheureuse est la volonté humaine. Aussitôt enlevée, tous les malheurs
- disparaissent et
- n’ont même plus aucune raison d’exister.
Mais seulement ma Volonté fait mourir tout malheur humain. Devant Elle, tous les maux s’effacent.
Ma Volonté
- est comme le soleil du matin qui se lève et
- a la vertu de dissiper les ténèbres de la nuit. Devant la lumière, l’obscurité meurt et n’a plus aucun droit d’exister.
Il en est ainsi avec ma Volonté Divine.