Je pensais à la Naissance de l’Enfant Jésus Et je Le priais de naître dans ma pauvre petite âme.
Pour chanter ses louanges et Lui former un cortège dans les Actes de sa Naissance, je me fusionnais dans la Volonté Divine.
Et en passant dans toutes les choses créées, je voulais animer les cieux, le soleil, les étoiles, la terre et toute chose avec mes « je T’ aime ». Je voulais placer toute chose comme en attente, dans l’Acte de la Naissance de Jésus
De sorte que tout pourrait Lui dire « je T’ aime » et « nous voulons Ta Volonté sur la terre ».
Et en faisant cela, il me semblait que toutes les choses créées fixaient leur attention sur l’Acte de la Naissance de Jésus.
Lorsque le cher Enfant est sorti du Sein de sa céleste Mère, les cieux, le soleil et même le petit oiseau s’écriaient en chœur « nous T’ aimons » et « nous voulons le Royaume de ta Volonté sur la terre ».
Mon « je T’ aime » dans la Volonté Divine se répandait dans toute chose en qui la Volonté Divine avait sa Vie.
Par conséquent toute chose
- chantait les louanges de la Naissance de son Créateur. Je vis l’Enfant Nouveau-né qui, se jetant dans mes bras
Tout tremblant, Il me dit : Quelle magnifique Fête la petite fille de ma Volonté a préparée pour Moi. Comme il est beau le chœur de toutes les choses créées qui Me dit
- « je T’aime » et veux le Règne de ma Volonté.
Celle qui vit en Moi peut
- tout Me donner et
- user de tous les stratagèmes pour Me rendre heureux et Me faire sourire, même au milieu des larmes.
C’est pourquoi Je t’attendais afin d’avoir de toi une surprise d’amour en vertu de ma Volonté Divine.
En fait, tu dois savoir que ma Vie sur terre n’a été que
- souffrance,
- travail et
- préparation de tout ce qui devait servir le Royaume de ma Volonté Divine, qui doit être un Royaume de Bonheur et de Possession.
Par conséquent, c’est alors que mes Œuvres
- donneront tout leur Fruit et
- se changeront pour Moi et pour les créatures en Douceurs, en Joies et en Possession.
En disant cela, Il disparut à ma vue. Mais Il revint bientôt dans un petit berceau d’or,
- revêtu d’un petit habit de Lumière.
Il ajouta : Ma fille, c’est aujourd’hui mon anniversaire. Et Je suis venu te rendre heureuse par ma Présence.
Il me serait trop difficile, en ce jour,
- de ne pas rendre heureuse celle qui vit dans ma Volonté Divine,
- de ne pas te donner mon premier baiser et
- de te dire un « Je t’aime », comme en réponse aux tiens.
Il me serait trop difficile,
- en te serrant très fort contre mon petit Cœur, ne pas te faire sentir mes Battements qui
- émettent du Feu et
- voudraient brûler tout ce qui n’appartient pas à ma Volonté.
D’autant plus que ton battement de cœur,
- fait écho au Mien et
- répète pour Moi cet agréable refrain : « Que Ta Volonté règne sur la terre comme au Ciel. »
Répète-le souvent si tu veux
- Me rendre heureux et
- calmer l’enfant qui pleure.
Vois,
- ton amour a préparé pour Moi le berceau doré, et
- les actes dans ma Volonté Divine ont préparé pour Moi le petit vêtement de Lumière. N’es-tu pas heureuse ?
Après quoi je poursuivis mes actes dans le divin Fiat. Je retournais en Éden, dans les premiers Actes de la Création de l’homme.
Mon doux Jésus, se manifestant en moi, me dit :
Ma fille, Adam fut le premier Soleil humain revêtu de notre Volonté.
Ses actes étaient plus que des rayons de soleil qui,
- en s’étendant et
- en se répandant, devaient revêtir toute la famille humaine, en qui
- ils devaient être nombreux à palpiter dans ces rayons, tous au centre de ce premier Soleil humain.
Et tous devaient avoir la vertu de former leur propre Soleil sans sortir des limites du premier Soleil.
En fait, comme la vie de chacun devait tirer son origine de ce Soleil, chacun devait pouvoir être un Soleil à lui seul.
Comme elle était belle la Création de l’homme !
Oh ! combien elle surpassait celle de l’univers entier.
Le lien, l’union de l’un dans la multitude
- était le plus grand prodige de notre Omnipotence
Alors que notre Volonté, « une » en Elle-même, devait maintenir
- l’inséparabilité de tous,
- la vie communicative et unificatrice de toutes les créatures symbole et image de notre Divinité,
- comme Nous, inséparables.
Bien que Nous soyons Trois Personnes divines, nous sommes toujours un.
Parce que
- ‘une’ est la Volonté,
- ‘une’ la Sainteté,
- ‘ une’ notre Puissance.
C’est pourquoi Nous voyons toujours l’homme comme s’il n’y en avait qu’’un seul’, même s’il devait avoir sa très longue génération, mais toujours centralisée en ‘l’un’.
C’est l’Amour incréé qui était infusé par Nous en l’homme créé. Par conséquent il devait donner de Nous et être comme Nous.
Notre Volonté,
- qui ‘seule’ agit en Nous,
- devait ‘seule’ agir en l’homme afin de former
- l’unité de tous et
- le lien d’inséparabilité de chacun.
C’est pourquoi, en se retirant de notre divin Fiat, l’homme est devenu déformé et désordonné. Il a cessé de ressentir la Force de l’unité et de l’inséparabilité,
- que ce soit avec son Créateur ou
- avec toutes les générations.
Il s’est senti comme un corps divisé,
- brisé dans ses membres, et
- qui ne possède plus toute la force de son corps en entier.
C’est pourquoi ma Volonté Divine veut de nouveau entrer comme Acte premier dans la créature,
afin de
- de réunir les membres brisés et
- redonner à l’homme l’unité et l’inséparabilité tel qu’il était sorti de nos Mains créatrices.
Nous Nous trouvons dans la situation d’un artisan qui a fabriqué cette statue magnifique qui fait l’étonnement du Ciel et de la terre. L’artisan aime tellement sa statue qu’il a mis en elle sa Vie même.
Ainsi, à chacun de ses actes et de ses mouvements, l’artisan ressent en Lui
- la vie,
- l’acte,
- le mouvement de sa belle statue. L’artisan l’aime jusqu’au délire et ne peut s’empêcher de la contempler.
Mais dans tout cet Amour, la statue
- fait une rencontre,
- se heurte et reste brisée dans
- ses membres, et
- sa partie vitale qui la conservait réunie et unie à l’artisan. Quel ne se sera pas son chagrin ?
Et que ne fera-t-il pas pour reconstituer sa belle statue ? Plus encore, étant donné
- qu’il l’aime toujours et
- qu’à cet amour délirant s’est ajouté un amour souffrant.
Tel est la condition de la Divinité en regard de l’homme. Il est notre délire d’Amour et de Chagrin. Nous voulons refaire la belle statue de l’homme.
Et comme le heurt a eu lieu
- dans la partie vitale de notre Volonté qu’il possédait, lorsque notre Volonté sera rétablie en lui,
- la belle statue sera reconstituée pour Nous, et
- notre Amour sera satisfait.
Par conséquent, Je ne veux rien d’autre de toi que la Vie de ma Volonté Divine en toi.
Puis Il ajouta sur un ton plus tendre :
« Ma fille, dans les choses créées, la Divinité n’a pas créé l’Amour, mais la floraison
- de sa Lumière,
- de sa Puissance,
- de sa Beauté, etc.
Aussi, on peut dire
- qu’en créant les cieux, les étoiles, le soleil, le vent, la mer et la terre, Nous produisions,
- nos Œuvres et
- les floraisons de nos Qualités merveilleuses.
C’est seulement pour l’homme qu’il y eut ce très grand Prodige de créer
- la Vie, et
- la Vie de notre Amour Lui-même.
C’est pourquoi il est dit qu’il fut créé à notre Image et à notre Ressemblance.
Et c’est pourquoi Nous l’aimons tant :
- parce que c’est une Vie et pas une œuvre qui est sortie de Nous. Et la Vie a plus de prix que n’importe quoi.