Je faisais ma méditation. Comme c’est aujourd’hui le commencement de la neuvaine de l’Enfant Jésus, je pensais aux neuf excès de son Incarnation que Jésus m’avait racontés avec tant de Tendresse.

Ils sont décrits dans le premier volume. C’est vraiment à contrecœur que je rappelais cela à mon confesseur. Car en les lisant, il m’avait dit vouloir les lire en public dans notre chapelle. Je pensais à cela lorsque mon petit Enfant Jésus s’est fait voir dans mes bras, si petit, me caressant avec sa toute petite main, et me disant : Comme elle est belle, ma petite fille, comme elle est belle ! Combien Je dois te remercier de M’avoir écouté.

Et moi : Mon Amour, qu’est-ce que Tu dis, c’est moi qui dois Te remercier de m’avoir parlé et donné, avec tant d’Amour,

  • comme mon Maître, tant de Leçons que je ne méritais pas.

Jésus : Ah ! ma fille, il y en a tant

  • à qui Je voudrais parler et
  • qui ne M’écoutent pas, mais Me réduisent au silence dans des Flammes suffocantes.

Nous devons donc Nous féliciter l’un l’autre

  • tu Me remercies et
  • Je te remercie.

Mais pourquoi ne veux-tu pas qu’on lise les neuf Excès ? Ah ! Tu ne sais pas

  • combien de Vie,
  • combien d’Amour et
  • combien de Grâces ils contiennent !

Tu dois savoir que ma Parole est Création.

En te rapportant les neuf Excès de mon Amour dans l’Incarnation,

  • non seulement Je renouvelais l’Amour que J’avais en M’incarnant,
  • mais Je créais un Amour nouveau afin
  • d’investir les créatures et
  • de les conquérir pour qu’elles se donnent à Moi.

Ces neuf excès de mon Amour,

  • manifestés avec tant de Tendresse, d’Amour et de Simplicité, formaient le prélude aux nombreuses Leçons
  • que J’allais te donner sur mon divin Fiat afin de former son Royaume.

Et maintenant, avec leur relecture, mon Amour est renouvelé et redoublé. Alors, ne veux-tu pas que mon Amour, redoublé,

  • se répande et investisse d’autres cœurs afin que, comme un prélude, ils puissent se disposer pour
  • les Leçons de ma Volonté,
  • La faire connaître et régner ?

Et moi : Mon cher petit Enfant, je crois que beaucoup ont parlé de ton Incarnation.

Jésus : Oui, oui, ils ont parlé, mais c’était des paroles

  • prises sur le rivage de mon Amour, et
  • qui ne possédaient par conséquent ni Tendresse ni Plénitude de Vie.

Mais ces quelques Paroles que Je t’ai dites,

  • Je les ai prononcées de l’intérieur de la Vie de la Fontaine de mon Amour et
  • Elles contiennent la Vie, une Force irrésistible, et une Tendresse telle que seuls les morts ne se sentiront pas émus jusqu’à la pitié pour Moi,
  • tout Petit Enfant, qui endura tant de Souffrances même depuis le Sein de ma céleste Maman.

Après quoi le confesseur a lu dans la chapelle le premier Excès de l’Amour de Jésus dans l’Incarnation. Mon doux Jésus, se manifestait en moi. Il tendait l’oreille pour entendre. Et m’attirant vers Lui, Il me dit :

Ma fille, comme Je suis heureux de les entendre. Mais mon Bonheur augmente en te gardant dans cette Maison de ma Volonté où Nous sommes deux à écouter :

  • Moi, ce que Je t’ai dit,
  • toi, ce que tu as entendu de Moi.

Mon Amour augmente, bout et déborde. Écoute, écoute ! Comme c’est beau.

La Parole contient le Souffle, et lorsqu’Elle est parlée, la Parole porte le Souffle qui,

  • comme l’air, va de bouche en bouche et
  • communique la Force de ma Parole Créatrice. Et la nouvelle Création que contient ma Parole descend dans les cœurs.

Écoute, ma fille : dans la Rédemption,

  • J’avais le cortège de mes Apôtres,
  • J’étais au milieu d’eux, tout Amour, afin de les instruire Je ne me suis épargné aucune peine pour former la fondation de mon Église.

Maintenant, dans cette Maison,

  • Je sens le cortège des premiers enfants de ma Volonté Je ressens mes scènes d’Amour qui se répètent en te voyant parmi eux,
  • tout Amour, qui veut leur communiquer les Leçons de mon divin Fiat
  • afin de former les fondations du Royaume de ma Volonté Divine…

Si tu savais comme Je suis heureux de te voir parler de ma Volonté Divine…

J’attends impatiemment le moment où tu commenceras à parler,

  • pour t’écouter et
  • pour ressentir le Bonheur que ma Volonté Divine m’apporte.