Je me sentais toute plongée dans la Volonté Divine. Je sens mon pauvre et petit esprit fixé à un Point de Lumière extrêmement haut. Ce point n’a aucune limite. On ne peut apercevoir ni la hauteur qu’Il atteint ni la fin de sa profondeur.

Tandis que l’esprit se remplit de Lumière, il est entouré de Lumière

  • au point de ne plus voir que de la lumière. Il voit qu’il prend un peu de cette Lumière parce qu’il y en a tellement. Mais sa capacité est si réduite qu’il lui semble n’en prendre que quelques gouttes.

Oh ! comme on se sent bien au milieu de cette Lumière, parce qu’Elle est Vie, Elle est Parole, Elle est Bonheur. L’âme ressent en elle-même tous les reflets de son Créateur Et elle sent que la Vie divine prend naissance en son sein.

Oh ! Volonté Divine, combien Tu es admirable !

Toi seule es

  • la fécondatrice,
  • la préservatrice et
  • la bilocation de la Vie de Dieu dans la créature.

Pendant que mon esprit errait dans la Lumière du Fiat Suprême, mon doux Jésus se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, une âme qui vit dans ma Volonté Divine ! C’est plus que de faire descendre le soleil sur la terre. Que se passerait-il alors ? La nuit serait bannie de la terre. Ce serait tout le temps plein jour.

En ayant toujours contact avec le soleil, la terre ne serait plus un corps noir, mais lumineux. Il n’implorerait plus les effets du soleil. Mais recevrait en lui-même la substance même des effets de la lumière. Parce que le soleil et la terre vivraient une vie commune et formeraient une seule vie. Quelle différence n’y a-t-il pas entre

  • le soleil dans les hauteurs de sa sphère et
  • la terre dans sa bassesse ?

La pauvre terre est sujette

  • à la nuit, aux saisons, et
  • à demander au soleil de former les magnifiques floraisons, les couleurs, la douceur, la maturité de ses fruits.

Et le soleil n’est pas libre d’exposer tous ses effets sur la terre si la terre ne se prête pas à les recevoir. Ainsi le soleil n’atteint pas certains points de la terre et d’autres sont secs et sans végétation.

Cela n’est rien d’autre que la comparaison entre

  • la créature qui fait ma Volonté Divine et vit en Elle, et
  • celle qui vit dans la terre de sa volonté humaine.

La première fait descendre

  • non seulement le Soleil de ma Volonté Divine dans son âme, mais
  • le Ciel tout entier.

Par conséquent, avec ce Soleil, elle possède le jour éternel, un jour qui jamais ne se couche. Parce que la lumière a la vertu de mettre l’obscurité en fuite.

Aussi,

  • la nuit des passions,
  • la nuit de la faiblesse, des misères, de la froideur, des tentations, ne peut pas être là avec ce Soleil.

S’ils voulaient s’approcher pour former les saisons dans l’âme, ce Soleil

  • darde ses Rayons et
  • fait fuir toutes les nuits en disant :

« Je suis ici et cela suffit. Mes saisons sont des saisons

  • de Lumière,
  • de Paix,
  • de Bonheur
  • de Floraison éternelle. » Cette âme est porteuse du Ciel sur la terre.

Par contre, pour celle qui ne fait pas ma Volonté Divine et ne vit pas en Elle, il fait plus souvent nuit que jour dans son âme.

Elle est sujette

  • aux saisons et
  • aux longs jours de pluie qui la troublent et la fatiguent ou
  • aux longues sécheresses durant lesquelles elle atteint le point où elle manque des humeurs vitales pour aimer son Créateur.

Le Soleil même de ma Volonté Divine,

  • parce qu’Il ne vit pas en elle, n’est pas libre de lui donner tout le Bien qu’Il possède.

Vois-tu ce que signifie posséder ma Volonté Divine ? C’est posséder la Source

  • de Vie,
  • de Lumière et
  • de tous les Biens.

Au contraire, celle qui ne La possède pas, est

  • comme la terre qui jouit des effets de la lumière, et
  • comme certaines terres qui sont à peine illuminées, mais sans effets.