Je me sentais toute plongée dans le Fiat Suprême. Mon pauvre esprit errait parmi tant de Vérités, surprenantes pour ma pauvre capacité. Toutes les Manifestations que mon doux Jésus m’avait communiquées sur sa sainte Volonté s’alignaient dans mon âme comme autant de Soleils
- d’une Beauté ravissante,
- tous distincts les uns des autres,
- avec la plénitude de Joie et de Bonheur que possédait chaque Vérité.
Même si ces Soleils semblaient distincts, ils n’en formaient qu’Un Seul. Quel enchantement, quelle Beauté ravissante ! Ces Soleils assiégeaient ma petite intelligence Et je nageais dans cette Lumière infinie. Comme surprise, je pensais à bien des choses concernant la Volonté Divine.
Mon toujours aimable Jésus, se manifestant en moi, me dit : Ma fille, très chère fille de ma Volonté, celle qui est fille de ma Volonté est en possession du Jour éternel qui ne connaît pas de nuit.
Tout est Lumière pour l’âme qui vit dans ma Volonté. Ses Biens sont :
- Lumière,
- Beauté,
- Joie et
- Bonheur.
Et cela n’est rien. Car, en fait, en donnant notre Volonté à la créature,
- Nous la rendons propriétaire de Nous-mêmes, et
- Nous Nous mettons à sa disposition. Nous la laissons faire et gagner tout ce qu’elle veut. Parce que ce n’est pas une volonté humaine qui Nous domine, mais notre propre Volonté qui s’est déplacée dans la créature.
Par conséquent, ce qu’elle fait, dit et gagne
- n’est pas considéré par Nous comme quelque chose d’extérieur à Nous, mais comme notre propre chose.
Nous prenons plaisir à la laisser parler, faire et gagner. D’autant plus qu’elle Nous gagne et que Nous la gagnons.
Par conséquent,
- en donnant notre Volonté à la créature, et
- celle-ci la recevant comme sa propre Vie, Nous commençons une compétition entre elle et Nous.
Elle entre dans notre Champ divin. En propriétaire, elle domine. Nous prenons tant de plaisir à voir sa petitesse,
- qui contient notre Volonté éternelle, être dominatrice de nos Biens et même de Nous-mêmes.
Que pouvons-Nous refuser à notre Volonté ? Rien. Au contraire, Nous prenons plaisir à sortir
- nos Joies les plus intimes,
- nos Secrets,
- nos Béatitudes éternelles de façon à ravir la petitesse de la créature en qui Elle règne.
En la faisant dominer sur eux, Nous Nous amusons et Nous commençons le jeu entre elle et Nous.
Par conséquent, en le créant, Je ne pouvais pas donner à l’homme une chose plus grande que notre Volonté.
Parce que c’est en Elle seule qu’il pouvait
- arriver là où il voulait et
- faire tout ce qu’il voulait, au point de devenir le maître de ce qui Nous appartient.
Ce que Nous n’avons pas fait en créant les autres choses
- qui sont dominées par Nous et
- qui ne peuvent pas faire ce qu’elles veulent. Leurs droits sont limités.
De fait, en créant l’homme, il y eut une ardeur d’Amour plus intense. Dans cette ardeur d’Amour, le Tout s’est fusionné dans le rien. Et le rien a reçu de nouveau sa vie dans le Tout.
Afin de le garder plus sûrement, Nous lui avons donné en héritage notre Volonté Divine afin que ‘une’ puisse être la Volonté, communs les biens,
- autant que la créature en soit capable, et que l’amour de l’un puisse être aussi grand que l’Amour de l’autre.
C’est pourquoi la chose la plus belle pour Nous,
- celle qui Nous ravit et Nous glorifie le plus, c’est l’âme en qui règne notre Volonté Divine. Parce qu’elle seule ne fait pas dire à notre Amour « c’en est assez de donner ».
Nous avons toujours quelque chose à donner, toujours quelque chose à dire. Et de façon à y prendre plus de plaisir, Nous la rendons gagnante même de Nous-mêmes.
Par conséquent, sois attentive, ma fille Et si tu veux tout, laisse régner en toi notre Volonté.