Je sens que mon pauvre et petit esprit est comme fixé dans le divin Fiat. Je sens
- toute la Force du doux enchantement de la Lumière de ses Vérités,
- les scènes enchanteresses de tous les Prodiges et des variétés de Beautés qu’Il contient.
Et même si je voulais penser à quelque chose d’autre, je n’en ai pas le temps. Parce que la Mer de la Volonté Divine murmure sans cesse. Son murmure assourdit et étouffe tout, en me gardant plongée sans sa Mer pour y murmurer avec Elle.
Ô Puissance ! Ô doux enchantement de la Volonté Eternelle ! Combien Tu es admirable et aimable !
Je voudrais que tous murmurent avec moi. Et je priais la Reine Souveraine de me donner le murmure
- de son Amour,
- de ses baisers, afin de les rendre à Jésus. J’avais reçu la Communion et je sentais que, pour plaire à Jésus, je voulais Lui donner les baisers de sa Maman.
Mon toujours aimable Jésus, se manifestant en moi, me dit : Ma fille, la Reine du Ciel a eu la gloire et l’honneur de posséder le divin Fiat.
Et tout ce qu’elle a fait est dans ce Fiat. On peut dire que tous ses actes
- sont enveloppés dans la Mer infinie de la Volonté Divine et
- nagent en Elle comme les poissons dans la mer.
Et l’âme qui vit en Elle
- fait se lever non seulement tous les actes de la céleste Maman, mais
- fait se lever de nouveau toutes les Œuvres de son Créateur et les dépose dans le champ.
Seule l’âme qui vit dans ma Volonté peut s’asseoir à la Table divine. Seulement elle peut ouvrir tous ses Trésors,
- entrer dans le sacrarium des Secrets les plus intimes des Cachettes divines, et
- comme le propriétaire, les prendre et les rendre à son Créateur.
Et, oh ! Que de choses elle met en mouvement. Elle fait se lever et se placer toutes les Œuvres divines en « attitude », tantôt elle joue une Mélodie divine, tantôt elle joue une scène des plus belles et des plus touchantes, tantôt elle met tout son Amour en mouvement et,
- Le faisant se lever de nouveau, elle forme une scène enchanteresse, tout d’Amour, pour son Créateur. Elle est ainsi le renouveau
- de toutes les Joies et
- de tous les Bonheurs pour son Créateur.
Vois, lorsque tu voulus Me donner les baisers de la Maman Reine, tu les mis en mouvement et ils ont couru M’embrasser.
Il en est de l’âme qui vit dans ma Volonté Divine comme de quelqu’un qui est entré dans un palais royal.
Le roi qui y demeure a :
- des concerts,
- des objets avec lesquels former les scènes les plus belles, et
- des œuvres d’art de diverses beautés.
La personne qui entre s’assied et joue de la musique. Par le son, le roi accourt pour entendre la sonate. Alors, voyant que le roi y prend plaisir, cette personne avance et
- met les objets en mouvement,
- met en œuvre la scène. Le roi demeure ravi. Bien qu’il sache que ces choses lui appartiennent, c’est cependant cette personne qui les a mises en mouvement afin de lui plaire.
Il en est ainsi pour l’âme qui vit dans mon divin Fiat. Elle entre dans le Palais royal de son Père céleste. Y trouvant des Beautés nombreuses et variées, elle les met en mouvement
- afin de réjouir, ravir et aimer Celui qui la laisse entrer.
Et comme
- il n’est aucun Bien que ma Volonté éternelle ne possède,
- il n’est pas de Joie, d’Amour et de Gloire que l’âme ne puisse donner à son Créateur.
Et, oh ! Que cela Nous est agréable lorsque Nous voyons cette créature fortunée dans le Palais royal de notre Volonté Divine, qui
- veut tout prendre,
- veut tout mettre en mouvement,
- veut toucher à tout !
Il semble qu’elle ne soit satisfaite qu’en prenant tout
- pour pouvoir tout Nous donner,
- pour Nous faire une fête et
- pour renouveler pour Nous nos Joies et notre Bonheur.
Et Nous, en la voyant, nous l’accueillons. Nous-mêmes, Nous lui disons :
« Très chère fille, dépêche-toi, dépêche-toi,
- joue pour Nous une de nos Sonates divines,
- répète pour Nous une de nos scènes touchantes d’Amour,
- renouvelle pour Nous notre Bonheur. »
Et elle renouvelle pour Nous
- tantôt les Joies de la Création,
- tantôt celles de la Reine souveraine,
- tantôt celles de la Rédemption.
Et elle termine toujours par son agréable refrain, qui est aussi le Nôtre : « Que votre Volonté soit connue et règne sur la terre comme au Ciel. »