Ma vie se passe devant mon Jésus dans le Sacrement. Oh ! combien de pensées envahissent mon esprit. Je me disais : « Après quarante années et quelques mois que je n’avais pas vu le tabernacle, qu’il ne m’avait pas été donné de me trouver devant sa Présence sacramentelle adorable – quarante années non seulement de prison, mais d’exil – finalement.

Après un aussi long exil, je suis revenue comme dans ma patrie :

  • prisonnière, mais non plus exilée,
  • près de mon Jésus dans le Sacrement. Et pas une seule fois par jour, comme je le faisais avant que Jésus ne fasse de moi une prisonnière, mais toujours – toujours.

Mon pauvre cœur, si je l’ai encore dans ma poitrine, se sent consumé par tant d’Amour de Jésus. »

Mais alors que je pensais à cela et à d’autres choses, mon très grand Bien, Jésus, se manifesta en moi et me dit :

Ma fille, crois-tu que Je t’aie gardée en prison pendant quarante ans et plus

  • par hasard,
  • sans avoir un grand Dessein ? Non ! Non ! Le nombre quarante a toujours été significatif et préparatoire à de grandes œuvres.

Les Juifs ont marché durant quarante ans dans le désert avant d’atteindre la terre promise, leur patrie. Après quarante années de sacrifices, ils ont eu le bienfait d’en prendre possession.

Mais combien de miracles, combien de grâces, au point de les avoir nourris de la manne céleste durant ce temps ! Un sacrifice prolongé a la vertu et la force d’obtenir de Dieu de grandes choses.

*Moi-même, durant ma Vie sur terre : J’ai voulu rester quarante jours dans le désert,

  • loin de tous,
  • même de ma Maman, avant d’aller en public annoncer l’Évangile qui devait former
  • la vie de mon Église,
  • c’est-à-dire le Royaume de Rédemption.

J’ai voulu rester quarante jours ressuscité afin de

  • confirmer ma Résurrection et
  • de placer le sceau sur tous les Bienfaits de la Rédemption.

Aussi, J’ai voulu pour toi, ma fille, pour manifester le Royaume de ma Volonté Divine, J’ai voulu quarante années de sacrifices.

Mais combien de Grâces ne t’ai-Je pas données ! Combien de manifestations ! Je peux dire que durant ce long temps, J’ai placé en toi

  • tout le capital du Royaume de ma Volonté, et
  • tout ce qui est nécessaire pour que les créatures le comprennent.

Ainsi, ton long emprisonnement a été l’arme continuelle,

  • toujours en train de combattre avec ton Créateur Lui-même, pour que tu manifestes mon Royaume.

Or tu dois savoir que

  • tout ce que J’ai manifesté à ton âme,
  • les Grâces que Je t’ai données,
  • les nombreuses Vérités que tu as écrites sur ma Volonté Divine,
  • tes souffrances et tout ce que tu as fait, n’était rien d’autre que la collecte de matériaux dans le but de construire.

Il est temps maintenant de les mettre en ordre et de tout préparer.

Je ne t’ai pas laissée seule, mais J’ai toujours été avec toi pour rassembler les choses nécessaires qui doivent servir mon Royaume,

Ainsi, Je ne te laisserai pas seule pour

  • les mettre en ordre et
  • montrer le grand édifice que Je prépare avec toi depuis tant d’années.

Par conséquent, notre sacrifice et notre travail ne sont pas terminés. Nous devons continuer jusqu’à ce que l’Œuvre soit accomplie.

Je suis près de mon Jésus dans le Sacrement et tous les matins Il y a la bénédiction avec le très Saint. Alors que je priais mon doux Jésus de me bénir, Il se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, Je te bénis de tout mon Cœur. Mieux encore, Je bénis ma Volonté même en toi. Je bénis

  • tes pensées,
  • tes respirations et
  • tes battements de cœur, afin que tu puisses toujours
  • penser à ma Volonté,
  • La respirer continuellement, et que ma Volonté seule soit tes battements de cœur.

Et par Amour pour toi, Je bénis toutes les volontés humaines afin qu’elles se disposent à recevoir la Vie de ma Volonté Éternelle.

Ma très chère fille, si tu savais

  • comme il M’est doux,
  • comme Je suis heureux de bénir la petite fille de ma Volonté…

Mon Cœur se réjouit en bénissant celle qui possède

  • l’Origine, la Vie de notre Fiat, qui apportera
  • le commencement,
  • l’origine du Royaume de ma Volonté Divine. Et en te bénissant, Je verse en toi
  • la rosée bienfaisante de la Lumière de ma Volonté Divine qui, te rendant toute brillante, te fera paraître plus belle à mes Regards sacramentaux.

Je me sentirai plus heureux dans cette cellule en voyant ma petite fille prisonnière, revêtue et enchaînée par les douces chaînes de ma Volonté.

Et chaque fois que Je te bénirai, Je ferai grandir en toi la Vie de ma Volonté Divine.

Ma Volonté apporte dans les profondeurs de l’âme l’écho de tout ce que Je fais dans cette sainte Hostie.

  • Je ne me sens pas seul dans mes Actes ,
  • Je sens qu’elle prie avec moi

Lorsque s’unissent nos supplications et nos soupirs, Nous demandons une seule et même chose : Que la Volonté Divine soit connue et que son Royaume vienne bientôt.

Ma vie se passe près de mon prisonnier Jésus. Chaque fois que s’ouvre la porte de la chapelle, ce qui arrive souvent,

  • j’envoie trois baisers, ou cinq, à mon Jésus dans le Sacrement, ou
  • je Lui rends une brève visite, et Lui, se manifestant en moi, me dit :

Ma fille, comme tes baisers Me sont agréables. Je sens que tu M’embrasses avec les Baisers de ma Volonté Elle-même. Je sens mes Baisers divins eux-mêmes qui sur mes Lèvres, sur mon Visage, mes Mains et dans mon Cœur.

Tout est divin dans l’âme où règne ma Volonté Divine. Je sens dans tes actes

  • mon Amour qui Me rafraîchit,
  • la fraîcheur, la gentillesse de ma Volonté Divine Elle-même qui M’étreint, M’embrasse et M’aime.

Oh ! combien M’est agréable ma Volonté Divine qui opère dans la créature. Je sens qu’alors que Je demeure en elle. Elle Me rend et déploie devant Moi toute la Beauté et la Sainteté de mes Actes eux-mêmes. C’est pourquoi J’ai un si grand désir que ma Volonté soit connue : pour être capable de trouver dans les créatures tous mes Actes, divins et dignes de Moi.

Je poursuis maintenant en disant que mon doux Jésus semblait m’attendre ici, dans cette Maison, près de son tabernacle d’Amour,

  • pour donner le signal aux prêtres de prendre la décision de préparer les Écrits pour publication.

Et en se consultant entre eux sur la façon de le faire, ils lisaient les neuf excès de Jésus,

  • ceux qu’Il a eus dans son Incarnation et
  • qui sont rapportés dans le premier petit volume de mes Écrits.

Et tandis qu’ils lisaient, Jésus, en moi, tendait l’oreille pour écouter. Et il me semblait que Jésus dans le tabernacle faisait la même chose. À chaque parole qu’Il entendait, son Cœur battait plus fort Et à chaque excès de son Amour, Il recommençait, plus fort encore.

C’était, comme si la Force de son Amour le faisait répéter tous les excès qu’Il avait eus dans son Incarnation. Et comme incapable de contenir ses flammes, Il me dit :

Ma fille, tout ce que Je t’ai dit, concernant

  • mon Incarnation,
  • ma Volonté Divine et
  • d’autres choses, n’était rien d’autre que le débordement de mon Amour retenu.

Mais après s’être déversé en toi, mon Amour continuait à être réprimé. Car Il aurait voulu que ses flammes soient encore plus hautes afin

  • d’investir tous les cœurs et
  • de faire connaître ce que Je fis et veux faire pour les créatures.

Comme tout ce que Je t’ai dit demeure caché, mon Cœur vit un cauchemar qui

  • Me comprime et
  • empêche mes flammes de s’élever et de s’étendre.

C’est pourquoi, en les entendant

  • lire et
  • prendre la décision de s’occuper de la publication, Je sentais
  • le cauchemar s’éloigner et
  • se lever le poids qui comprimait les flammes de mon Cœur. Et Il battait plus fort, et palpitait. Et Il t’a fait entendre la répétition de tous ces excès d’Amour. Plus encore, puisque ce que Je fais une fois, Je le répète toujours.

Mon Amour contraint est une Souffrance pour Moi, une des plus grandes, qui me rend taciturne et triste.

Parce que comme ma première flamme est sans Vie, Je ne peux pas libérer les autres qui Me dévorent et Me consument.

Et par conséquent, à ces prêtres qui veulent m’enlever ce cauchemar

  • en faisant connaître mes Secrets et
  • en les publiant,

Je donnerai

  • une Grâce et une Force très surprenantes pour le faire, et
  • la Lumière afin qu’ils sachent, eux d’abord, ce qu’ils feront connaître aux autres. Je serai au milieu d’eux et Je les guiderai en toute chose.

Or il me semble bien que chaque fois que les révérends prêtres se mettent à relire les écrits pour les préparer, mon doux Jésus se fait attentif afin de voir

  • ce qu’ils font et
  • comment ils le font.

Je ne fais qu’admirer la Bonté, l’Amour de mon Jésus bien-aimé qui,

  • se faisant attentif dans mon cœur,
  • en fait écho dans le tabernacle et de l’intérieur de cette cellule, Il fait ce qu’Il fait dans mon cœur.

Je demeure toute confuse en voyant cela, et je le remercie de tout mon cœur.