Mon Jésus, vie de mon pauvre cœur, Toi qui sais en quelle amertume je me trouve, viens à mon aide ! Entoure la petite nouveau-née de ta Volonté Divine de tes flammes pour me redonner la force de commencer un autre volume.

Que ton divin Fiat puisse éclipser ma volonté misérable,

  • qu’elle n’ait plus aucune vie,
  • que ta Volonté Divine puisse la remplacer et Elle-même écrire, avec les caractères de sa Lumière, ce que toi, mon Amour, Tu veux que j’écrive.

Et pour que je ne fasse pas d’erreur, sois mon souffleur. Et c’est seulement si Tu t’engages

  • à accepter d’être ma parole, ma pensée et mon battement de cœur, et
  • à conduire ma main avec la Tienne, que je peux faire le sacrifice de recommencer à écrire ce que Tu veux.

Mon Jésus, je suis ici, près du tabernacle d’Amour. De cette petite porte adorée que j’ai l’honneur de contempler, je sens

  • tes Fibres divines,
  • ton Cœur qui palpite, émettant des flammes et des rayons de Lumière infinis à chaque battement Et dans ces flammes j’entends
  • tes Gémissements, tes Soupirs, tes Supplications incessantes et
  • tes Sanglots répétés.

Car Tu veux

  • faire connaître ta Volonté,
  • donner sa Vie à tous. Je me sens consumée avec Toi en répétant ce que Tu fais.

C’est pourquoi, alors

  • que Tu me regardes de l’intérieur du tabernacle et
  • que je Te regarde de mon lit,

je Te prie d’affermir ma faiblesse pour que je puisse faire le sacrifice de continuer à écrire.

Mais afin de pouvoir dire ce que Jésus m’a dit, je dois mentionner brièvement

  • qu’a été fondée ici à Corato une Maison voulue et commencée à la mémoire du vénérable père Annibale Maria di Francia.
  • que ses enfants, fidèles à la volonté de leur fondateur, ont terminée en lui donnant le nom de Maison de la Volonté Divine, comme le voulait le vénérable père.

Et il voulait que j’entre dans cette Maison. Le premier jour de son ouverture, dans leur bonté, les fils, les filles et les révérendes Mères m’ont amenée dans une chambre située de telle sorte que, lorsque la porte est ouverte, je puisse

  • voir le tabernacle,
  • assister à la sainte Messe, et
  • être juste sous le regard de mon Jésus dans le Sacrement.

Oh ! comme je suis heureuse qu’à partir de maintenant, si Jésus veut que je continue à écrire, je pourrais le faire

  • en gardant un œil sur le tabernacle, et
  • l’autre sur le papier ! C’est pourquoi je Te prie, mon amour,
  • de m’aider et
  • de me donner la force de faire le sacrifice que Toi-même Tu demandes.

Alors qu’on allait procéder à l’ouverture de cette Maison, on pouvait voir des gens , des sœurs, des petites filles qui allaient et venaient. Je me sentais tout impressionnée.

Mon doux Jésus, se manifestant en moi, me dit :

« Ma fille, ces gens que tu vois aller et venir pour l’ouverture de la Maison de ma Volonté Divine symbolisent

  • le groupe de gens présents lorsque J’ai voulu naître à Bethléem, et
  • les bergers qui allaient et venaient pour Me rendre visite, à moi petit Bébé. Cela montrait à tous la certitude de ma Naissance.

De la même manière, ce groupe de gens qui vont et viennent marque la Renaissance du Royaume de ma Volonté Divine.

Regarde comme le Ciel tout entier fait écho à ma Naissance lorsque les Anges,

  • pour la célébrer, m’ont annoncé aux bergers et,

  • les mettant en marche, les ont fait venir à Moi. Je reconnus en eux les premiers fruits du Royaume de ma Rédemption.

Et maintenant, dans ce groupe de gens, de petites filles et de sœurs, Je reconnais le commencement du Royaume de ma Volonté Divine. Oh ! comme mon Cœur exulte et se réjouit. Et comme le Ciel tout entier est en fête !

Tout comme les Anges célébraient ma Naissance. Ils célèbrent le commencement de la renaissance de mon Fiat parmi les créatures.

Mais vois à quel point ma Naissance fut plus négligée, plus pauvre : Je n’avais même pas un prêtre près de moi,

  • mais seulement de pauvres bergers.

D’autre part, pour le commencement de ma Volonté, il n’y a pas seulement

  • un groupe de sœurs et de petites filles venues de l’extérieur, et
  • des gens qui se pressent pour venir célébrer l’ouverture, mais il y a aussi
  • un archevêque et
  • des prêtres représentant mon Église.

C’est le symbole et l’annonce à tous que le Royaume de ma Volonté Divine sera formé

  • avec plus de magnificence,
  • avec plus de pompe et de splendeur que le Royaume de ma Rédemption Lui-même.

Et tout le monde, les rois et les princes, les évêques, les prêtres et tous les peuples, connaîtront le Royaume de mon Fiat et le posséderont.

Par conséquent, célèbre toi aussi cette journée où mes Soupirs et mes Sacrifices, ainsi que les tiens,

  • pour faire connaître ma Volonté Divine, voient la première aube et l’espérance
  • de voir se lever bientôt le Soleil de mon divin Fiat.

Puis est venu le soir de cette journée consacrée à la Reine du Rosaire, la Reine des victoires et des triomphes.

Et c’est un autre signe merveilleux : La Reine souveraine conquit son Créateur

  • et Le parant de ses chaînes d’amour, l’attira du Ciel sur la terre
  • pour y former le Royaume de Rédemption., Ainsi les grains doux et puissants de son Rosaire la rendent
  • victorieuse et de nouveau triomphante devant la Divinité, conquérant le Royaume du divin Fiat pour Le faire venir parmi les créatures.

Je n’avais pas du tout pensé que, le soir même, je déménagerais dans la Maison de la Volonté Divine, près de mon prisonnier Jésus. Je Le priais seulement de ne pas me faire connaître quand cela arriverait

  • afin de ne pas profaner un tel acte par ma volonté humaine,
  • afin que rien ne vienne de moi et que je puisse faire la Volonté Divine en toute chose.

Il était huit heures du soir lorsque, de façon inhabituelle, le confesseur est venu. Prié par les révérendes Mères supérieures, il m’imposa par obéissance de satisfaire les supérieures.

J’ai résisté assez longtemps. Car je pensais que si le Seigneur le voulait, ce serait durant le mois d’avril, lorsque le temps sera plus chaud, et que nous devrions alors y penser. Mais le confesseur a tant insisté que j’ai dû céder.

Aussi, vers neuf heures et demie du soir, on m’a amenée dans cette Maison, près de mon prisonnier Jésus. Et voilà la petite histoire qui explique pourquoi je me trouve dans la Maison de la Volonté Divine.

Je reprends maintenant ce que je disais. Le soir, je demeurais seule avec mon Jésus dans le Sacrement. Mes yeux restaient fixés sur la petite porte du tabernacle. Il me semblait que la lampe qui tremblotait continuellement allait s’éteindre, mais elle se ravivait. Mon cœur sursautait, de peur que Jésus ne restât dans l’obscurité.

Mon toujours aimable Jésus se manifesta en moi, me prit dans ses bras et Il me dit : Ma fille, ne crains pas, car la lampe ne s’éteindra pas. Et s’il elle devait s’éteindre, Je t’aurais, toi, lampe vivante, une lampe qui,

  • avec ton tremblotement, mieux qu’avec le tremblotement de la lampe eucharistique, me dit : « je T’aime, je T’aime, je T’aime… » Oh ! Comme il est beau le tremblotement de ton « je T’aime » Ton tremblotement Me dit ton amour pour Moi.

En t’unissant à ma Volonté, de deux volontés Nous n’en formons plus qu’une. Oh ! Comme est belle ta lampe avec le tremblotement de ton « je T’aime ».

Il ne peut être comparé à la lampe qui brûle devant mon tabernacle d’Amour. D’autant plus que ma Volonté Divine étant en toi, tu formes le tremblotement de ton « je T’aime » au centre du Soleil de mon Fiat.

Je vois et entends

  • non pas une lampe,
  • mais un Soleil qui brûle devant Moi.

Ma prisonnière est la bienvenue. Tu es venue tenir compagnie à ton prisonnier. Nous sommes tous deux en prison

  • toi, dans un lit, et
  • Moi, dans le tabernacle. Il est juste que Nous soyons l’un près de l’autre.

D’autant plus qu’une est la raison qui Nous garde en prison :

  • la Volonté Divine,
  • l’Amour,
  • les âmes. Comme elle me sera agréable la compagnie de ma prisonnière. Nous la ressentirons ensemble pour préparer le Royaume du divin Fiat.

Mais sache, ma fille, que mon Amour t’avait prévue. Je fus le premier à m’emprisonner dans cette cellule dans l’attente de ma prisonnière et de ta douce compagnie.

Vois donc

  • comme mon Amour fut le premier à courir vers toi.
  • combien Je t’ai aimée, et
  • combien Je t’aime.

Car durant tant de siècles d’emprisonnement dans ce tabernacle, Je n’ai jamais eu un prisonnier

  • pour me tenir compagnie,
  • pour rester si près de Moi.

J’ai toujours été seul ou, tout au plus, en la compagnie d’âmes

  • qui n’étaient pas prisonnières,
  • dans lesquelles Je ne voyais pas mes propres chaînes.

Enfin, le temps est maintenant venu pour Moi

  • d’avoir une prisonnière,

  • de la garder continuellement près de Moi, sous mes Regards sacramentaux,

  • une prisonnière que seules les chaînes de ma Volonté Divine gardent emprisonnée.

Il ne pouvait Me venir une compagnie plus douce ni plus agréable. Ainsi, alors que Nous sommes ensemble en prison,

  • Nous nous occuperons ensemble du Royaume du divin Fiat.
  • Nous travaillerons ensemble,
  • Nous nous sacrifierons ensemble pour Le faire connaître aux créatures.