Je faisais ma ronde habituelle dans les Œuvres de Rédemption Je m’arrêta tantôt à l’une, tantôt à l’autre des Souffrances que Jésus et la céleste Reine avaient souffertes.

Je me disais : « Qui sait combien leurs Cœurs devaient être noyés dans les Souffrances Et ce n’étaient pas de petites souffrances !

  • la Vierge, jusqu’au point de sacrifier son propre Fils,
  • et le Fils, sa propre vie. »

Mon doux Jésus se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, le divin Fiat régnait en Moi et en ma Mère. Ainsi nous comprenions

  • ce que signifiait faire et souffrir un acte en Lui,
  • et le grand Bien que Nous acquérions.

C’est pourquoi, en vue de ce grand gain, la souffrance Nous paraissait petite,

  • comme une goutte d’eau dans la mer immense. Afin de pouvoir obtenir de plus grands gains, Nous aspirions à plus d’occasions de travaux et de souffrances.

Car aucune douleur,

  • même pas le sacrifice de sa propre vie, ne peut égaler un gain aussi grand
  • qu’un acte accompli dans la Volonté Divine .

Nous nous trouvions dans la situation d’une personne à qui on offre le bien d’un travail. Bien qu’il soit fatigant, le profit est si grand qu’elle donnerait sa vie pour avoir l’occasion de faire des travaux semblables.

En fait, étant donné la grandeur des gains,

  • les souffrances sont désirées et attendues au point de vouloir s’en emparer.

Si par le travail d’un seul jour on pouvait

  • acquérir un royaume,
  • faire son bonheur et celui de toute sa patrie, qui refuserait de faire ce travail d’une journée ?

Pour Moi et pour la céleste Dame la Patrie fût déjà nôtre. Nous étions infiniment heureux. Car celui qui possède le divin Fiat n’est sujet à aucune tristesse. Tout nous appartenait.

Cependant, parce que nos Œuvres et nos Souffrances dans notre Volonté Divine

  • servaient à acquérir le Royaume pour la famille humaine, chaque souffrance additionnelle redoublait leurs droits à un gain si grand.

Par Amour pour eux et pour les voir heureux,

  • Nous étions glorieux et victorieux que le jour de notre vie ici-bas soit rempli de souffrances et de travaux pour eux.

Non seulement pour cela, c’est-à-dire pour le bien des créatures mais parce qu’agir dans le Fiat donne à une Volonté Divine un champ d’action.

En agissant dans le Fiat,

  • c’est le Ciel qui court dans cet acte,
  • ce sont des Soleils que l’on enferme,
  • ce sont des Biens immenses qui surgissent . En somme, c’est ce divin Fiat qui fait tout et possède toute chose.

Après quoi je continuai mon abandon dans la suprême Volonté. Je pensais aux nombreuses Vérités que mon très grand Bien, mon bien-aimé Jésus, m’avait dites sur le Fiat.

Lui, en soupirant, ajouta : Ma fille, toutes les Vérités que Je t’ai manifestées concernant ma Volonté sont autant de Vies divines de ma Volonté

  • que J’ai émises pour le bien des créatures.

Or ces Vies existent, et en si grand nombre qu’Elles peuvent

  • remplir le monde entier de la Vie de la Volonté Divine et
  • apporter le Bien qu’Elles contiennent au sein des créatures.

Mais comme elles ne sont pas connues, elles demeurent

  • cachées,
  • inactives,
  • sans apporter le Bien que chaque Vérité possède.

Elles sont toutes en attente,

  • attendant avec une Patience divine ceux qui voudront ouvrir les portes pour les laisser sortir.

Cela sera fait par ceux qui s’occuperont de faire connaître au monde

  • que ces Vies existent. En leur ouvrant les portes, ils les placeront sur leur chemin parmi les créatures afin que chacune de ces Vies puisse
  • accomplir son office et
  • apporter la Lumière et le Bien qu’Elle possède.

En fait, ces Vérités ont

  • des pieds, mais ne peuvent pas marcher,
  • des mains, mais ne peuvent pas agir
  • une bouche, mais ne peuvent pas parler.

Quel compte ne vais-Je pas demander à ceux qui gardent tant de Vies inactives ?

Regarde-les, ma fille – comme Elles veulent toutes marcher, agir, parler. Mais comme on ne Les fait pas connaître, c’est comme si Elles n’avaient ni pieds, ni mains, ni voix.

J’ai regardé. Oh ! comme il était touchant de voir ces Vies

  • en si grand nombre qu’il m’était impossible de les compter, toutes désireuses de partir, de parler et de se pencher sur chaque créature
  • pour leur tendre la main,
  • leur faire entendre leur leçon et
  • pour leur offrir le Baiser et le Bien du divin Fiat.