Luisa : Je m’inquiétais à propos de ces saints Écrits. La pensée de leur publication est toujours un tourment pour moi. Et tous ces incidents qui surviennent – tantôt ceci, tantôt cela…
Cela me fait souvent penser que ce n’est peut-être pas la Volonté de Dieu qu’ils soient publiés, autrement tout cela n’arriverait pas.
Qui sait si le Seigneur veut mon sacrifice en paroles, mais Il veut m’épargner par des faits une peine si grande que la seule pensée que je puisse m’opposer à sa Divine Volonté me fait dire : « Fiat ! Fiat ! »
Pendant que je pensais cela, mon toujours aimable Jésus se manifesta en moi et Il me dit : « Ma fille, la Volonté de Dieu, que les écrits de la Volonté Divine soient mis au jour, est absolue. Elle triomphera de tous les incidents qui pourront survenir, quels qu’ils soient. Et même si cela devait prendre des années et des années, elle saura disposer toute chose pour que sa Volonté absolue soit faite.
Le temps où les écrits seront mis au jour dépend
- du moment où les créatures elles-mêmes se disposeront à recevoir un si grand Bien,
- et de ceux qui doivent se charger d’être ses crieurs et de faire le sacrifice afin d’amener
- la nouvelle ère de Paix,
- le nouveau soleil qui dispersera tous les mauvais nuages.
Si tu savais combien de Grâces et de Lumières J’ai préparées pour ceux que Je vois disposés à s’en charger ! Ils seront les premiers à sentir le Baume, la Lumière, la Vie de mon Fiat.
Vois comment Je tiens tout prêt dans mes Mains,
- les Vêtements,
- les Aliments,
- les Ornements,
- les Dons pour ceux qui doivent s’en occuper.
Je cherche à savoir qui sont les vrais disposés, afin de les investir des prérogatives nécessaires à une Œuvre si sainte,
- que J’aime tant et
- que Je veux qu’ils accomplissent.
Mais Je dois aussi te dire : ” Malheur à ceux qui s’opposent ou qui pourraient mettre des obstacles !
Mais vous, vous ne bougez rien, pas même une virgule de ce qui est nécessaire pour préparer le Royaume de ma Divine Volonté, afin que, en faisant ce qu’il faut pour donner ce grand bien aux créatures, rien ne manque de ma part et de la vôtre, et que, dès que les créatures se disposeront, elles trouvent tout en place et ce qu’il faut. N’ai-je pas fait de même dans l’œuvre de la Rédemption ?
Quant à toi, ne change rien, pas même une virgule de ce qui est nécessaire pour préparer le Royaume de ma Volonté Divine afin que,
- en faisant ce qu’il faut pour donner ce grand Bien aux créatures,
- il ne manque rien de ma part ni de la tienne, et que,
- dès que les créatures s’y disposeront,
- elles puissent trouver tout en place et tout ce qu’il faut.
N’ai-Je pas fait de même dans l’ Œuvre de la Rédemption ? J’ai tout préparé, J’ai tout souffert.
En dépit des nombreuses circonstances adverses que J’ai rencontrées :
- mes Apôtres eux-mêmes hésitants, indécis et timides, au point de s’enfuir lorsqu’ils m’ont vu dans les mains des ennemis.
- laissé seul.
- sans le bien de voir un fruit quelconque lorsque J’étais sur terre…
En dépit de tout cela, Je n’ai rien négligé de ce qui était nécessaire pourque l’Œuvre de la Rédemption soit complète afin que,
- lorsqu’ils ouvriraient les yeux pour voir ce que J’ai fait,
- ils trouveraient tout le Bien pour être rachetés et que rien ne leur manque pour recevoir le fruit de ma Venue sur terre.
Ma fille, le Royaume de ma Rédemption et Celui de ma Volonté sont tellement liés ensemble
- qu’ils se tiennent la main
- subissent presque le même sort en raison de l’ingratitude humaine.
Mais celui qui doit former et donner un Bien si grand ne devrait pas prêter attention à cela, ni s’y arrêter.
Il est nécessaire que nous fassions des Œuvres complètes.
- afin que rien ne manque de notre part.
- et afin que, lorsqu’elles s’y disposeront, les créatures puissent trouver tout ce qui leur est nécessaire
- pour recevoir le Royaume de ma Volonté.
Après quoi je continuais mes actes dans la Volonté Divine . Mais je me sentais toujours opprimée. Mon doux Jésus, se faisait voir à nouveau, Il semblait tenir trois ou quatre prêtres très serrés dans ses Bras. Il les tenait contre sa Poitrine,
- comme s’Il voulait leur infuser la Vie de son divin Cœur.
Il me dit : Ma fille, vois à quel point Je tiens serrés dans mes Bras ceux qui doivent s’occuper des Écrits de mon adorable Volonté. Dès que Je vois en eux quelque petite disposition à s’occuper des Écrits, Je les tiens dans mes Bras pour leur infuser ce qui est nécessaire à un travail si saint.
Par conséquent, courage, et ne crains rien.
Après quoi Il se fit voir en moi. Et je vis dans les profondeurs de mon être un champ très étendu – non pas de terre, mais d’un cristal très pur. Tous les deux ou trois pas dans ce champ, il y avait un enfant Jésus entouré de Lumière.
Oh ! comme ce champ était beau avec tous ces Enfants !
Chacun avait son propre soleil – radieux et merveilleux – tout à Lui.
J’étais surprise de voir tant de Jésus dans les profondeurs de mon âme, chacun d’eux jouissant de son propre Soleil.
Mon doux Jésus, voyant ma surprise, me dit :
« Ma fille, ne sois pas surprise. Ce champ que tu vois est ma Volonté Divine. Les nombreux Jésus que tu vois sont mes Vérités concernant mon Fiat. En chacune d’elles se trouve une de mes Vies qui,
- formant un Soleil radieux, s’entoure de Lumière afin de répandre ses Rayons infinis pour faire connaître que Moi, Je suis la Source jaillissante de mes Vérités.
Vois combien de mes Vies Je manifeste. Les Vérités que Je te fais connaître
- sont autant de mes Vies manifestées par la Source même de ce Soleil. Ils ne sont pas juste une simple lumière.
Et Je suis resté parmi Elles afin que tous puissent sentir
- la Force,
- la Vertu créatrice de ces Vérités. J’aime chacune autant que Je m’aime Moi-même.
Et quiconque ne voudrait pas reconnaître ma Vie, mon Soleil, ma Vertu Créatrice dans ces Vérités sur mon Fiat
- est aveugle ou
- a perdu le bien de son intelligence. Aussi, ce devrait être pour toi une grande consolation de posséder en toi autant de Vies que de Vérités que Je t’ai manifestées.
Par conséquent, reconnais ce grand Bien. Je ne pourrais te confier un plus grand trésor.
Et ne t’inquiète pas. Le Soleil saura trouver sa voie. Comme Il est lumière, personne ne pourra empêcher sa marche.
Puis Il ajouta avec un accent plus tendre :
« Ma fille, notre adorable Majesté aime tant la créature que Nous mettons notre Vie à sa disposition pour faire qu’elle devienne semblable à Nous.
Nous plaçons notre Vie devant la créature afin qu’en La prenant pour modèle la créature puisse
- imiter notre Vie et
- former des copies de son Créateur.
C’est pourquoi Nous utilisons bien des stratagèmes, des finesses d’Amour pour Nous voir copiés dans la créature.
Et alors seulement serons-Nous satisfaits, lorsque
- alors que notre Amour uni à notre Volonté Divine conquiert la créature, Nous pourrons reconnaître en elle notre Image et notre Ressemblance,
- tout comme elle était sortie de nos Mains Créatrices.