Je pensais à ce qui a été dit plus haut Mon bienheureux Jésus continua à me dire :
Ma fille, il est réellement vrai que l’Être Suprême établit son mariage avec l’humanité au commencement de la Création. Ce qui est arrivé est comparable à un jeune marié amené devant les tribunaux pour une séparation par sa méchante épouse.
Mais le marié conserve malgré tout de l’affection dans son cœur. Il pense et espère que si son élue devait changer, qui sait… il pourrait à nouveau s’unir à elle et se lier par les liens du mariage. C’est pourquoi il lui fait souvent savoir qu’il l’aime en envoyant des messagers.
C’est ce qu’a fait Dieu :
- bien que le mariage avec l’humanité ait été défait devant le Tribunal céleste,
Dieu conserva pour elle de l’affection . Bien qu’elle fût loin de Lui, Il rêvait d’un nouveau lien matrimonial avec l’humanité.
A tel point
- qu’Il ne détruisit pas le palais qu’Il avait formé avec tant de somptuosité et de magnificence,
- et qu’Il ne lui enleva pas non plus le bien du soleil qui formait le jour. Il lui laissa tout, afin que celle qui l’avait offensé puisse en faire usage.
Il maintint même la correspondance en choisissant,
- dès le commencement du monde, tantôt ce bien et tantôt l’autre, qui étaient comme des messagers.
Et tels de nombreux postiers,
- certains apportaient de petites lettres,
- d’autres des télégrammes,
- d’autres encore des appels téléphoniques du Ciel annonçant que le lointain Époux ne l’avait pas oubliée, qu’Il l’aimait et qu’Il attendait le retour de l’ épouse ingrate.
C’est ainsi que, dans l’Ancien Testament,
- plus Je multipliais le bien, les patriarches et les prophètes,
- plus se faisaient pressants le courrier et les invitations qui s’échangeaient entre le Ciel et la terre, avec la nouvelle annoncée par Dieu qu’Il désirait cette nouvelle union.
Cela est si vrai que,
- incapable de contenir plus longtemps l’ardeur de son Amour, et
- voyant que l’humanité corrompue n’était pas encore disposée, Dieu fit une exception
- en unissant la Vierge Reine et l’Humanité du Verbe
- par les liens d’un vrai mariage afin qu’en vertu de leur union,
- l’humanité déchue puisse être relevée et
- qu’Il puisse former son mariage avec l’humanité tout entière.
Mon Humanité forma alors mes nouvelles fiançailles avec elle sur la Croix. Tout ce que J’ai fait et souffert, jusqu’à mourir sur la Croix, était des préparatifs en vue du mariage désiré dans le Royaume de ma Volonté Divine. Or, après les fiançailles, il y a des promesses et des cadeaux qui doivent être échangés.
Ce sont les Connaissances concernant mon divin Fiat.
C’est par elles que l’humanité reçoit à nouveau
- le grand Don que l’homme a rejeté au Paradis,
- le Don infini, éternel et interminable de ma Volonté.
Ce Don attirera à ce point l’humanité corrompue
- qu’elle nous fera en retour le don de sa pauvre volonté. Ceci sera la confirmation et le sceau de l’union des époux, après une aussi longue chaîne
- de correspondance, de fidélité de la part de Dieu, et
- d’incohérence, d’ingratitude et de froideur de la part des créatures.
Ma fille, l’homme s’est dégradé et a perdu tous ses biens parce qu’il est sorti de ma Volonté Divine.
Pour retrouver sa noblesse et tout ce qu’il a perdu, et pour recevoir la réhabilitation du mariage avec son Créateur, il doit entrer à nouveau dans le divin Fiat d’où il est sorti.
Il n’y a pas de voie moyenne. Même pas ma Rédemption ne peut suffire à ramener l’homme au commencement de l’heureux temps de sa Création.
La Rédemption est le moyen, la voie, la lumière, l’aide
- mais non la fin. La fin est ma Volonté.
Parce que ma Volonté était le commencement. Il est juste que ce qui était le commencement soit aussi la fin.
Par conséquent, l’humanité doit être enclose dans ma Volonté Divine
- pour recevoir à nouveau sa noble Origine et son Bonheur, et
- pour que le mariage avec son Créateur retrouve sa validité.
C’est pourquoi le grand Bien que ma Rédemption a apporté à l’homme n’est pas assez pour notre Amour. Il attend plus. L’amour véritable n’est jamais satisfait. Il ne peut l’être qu’en disant : « Je n’ai plus rien d’autre à donner. »
Sachant que l’homme peut être de nouveau heureux, victorieux et glorieux dans le noble état dans lequel il fut créé par Dieu
- et cela au moyen du Règne de ma Volonté parmi eux, on voit pourquoi tous les Désirs, les Manifestations et les Soupirs divins ont pour objet
- de faire connaître notre Volonté
- afin qu’Elle règne et puisse dire à notre Amour :
Calme-toi, car notre enfant bien-aimé est parvenu à sa destinée. Il est maintenant en possession de notre héritage qui lui fut donné dans la Création, et qui est notre Fiat !
Et lorsqu’il possède ce qui est Nôtre, Nous le possédons. Par conséquent, le mariage est établi à nouveau. Les époux sont revenus à leur place d’honneur. Il ne reste plus qu’à fêter et à jouir d’un bien si grand, après un aussi long temps de tristesse. »