Je continue ma ronde dans les Actes accomplis par le divin Fiat dans la Création. Il les conserve dans sa Main jusqu’à maintenant,

  • avec autant de Puissance et de Sagesse

que s’Il répétait l’Acte déjà accompli, alors que ce n’est pas autre chose que la continuation d’un Acte Unique.

Mon esprit se transporta dans le Paradis. Mon doux Jésus me dit :

Ma fille, tu fais ta ronde dans ma Volonté

  • pour retracer tous ses Actes,
  • pour les courtiser, les aimer et les rendre un avec les tiens.

Lorsque tu arrives au Paradis, Je sens que

  • les Joies, les Fêtes et
  • le Bonheur éprouvés par Notre Divinité dans la Création sont répétés. Oh ! Te voir voler dans le soleil, le vent, la mer et dans les cieux Nous rappelle clairement les vols rapides de la première créature lorsqu’elle sortit de nos Mains Créatrices !

En fait, comme Adam était dans l’Unité de notre Volonté, de tous nos Actes accomplis dans la Création par Amour pour lui, son Acte était unique. Par ce seul acte, il Nous apportait tous les Nôtres comme en triomphe.

Il nous apportait ainsi toutes les Joies et toutes les Choses que Nous avions

  • répandues,
  • ordonnées et
  • harmonisées dans l’univers tout entier. Oh ! Comme Nous étions heureux de le voir,
  • si riche, si fort, si puissant et
  • d’une beauté ravissante, venir vers Nous, doté de toutes nos Œuvres, et Nous les apporter
  • pour Nous rendre heureux et Nous glorifier, et
  • pour vivre heureux avec Nous !

Ainsi, en te voyant continuer ses envols et aller partout faire ta ronde, Nous voyons combien la Vie de la créature dans notre Volonté peut être belle. Il semble qu’elle veuille entrer dans tous nos Actes Elle veut tout prendre – mais pour en faire quoi ? Pour tout Nous donner et pour Nous rendre heureux.

Et Nous lui donnons tout en retour, en disant : « Toutes ces choses sont à toi . C’est pour toi que Nous les avons créées et sorties de Nous-mêmes. »

Et en voyant cela, Nous ressentons le désir

  • de restaurer la création de l’homme et
  • de donner le Royaume de notre Volonté.

Puis, d’un ton plus tendre, Il ajouta : Ma fille, Je ne manque ni de Puissance ni de Volonté.

C’est donc à Moi

  • de relever l’homme décadent et
  • de le restaurer.

Car la volonté humaine a fait de l’Œuvre de nos Mains créatrice une ruine. Ému aux larmes et rempli de tristesse pour l’homme malheureux, Il garda le silence. Je me disais : « Comment pouvons-nous revenir à l’état originel de la Création étant donné que l’homme est tombé dans un abysse de misères, déformant presque la manière dont il a été créé ? »

Mon doux Jésus ajouta :

Ma fille, ma Volonté peut tout faire. Tout comme J’ai créé l’homme à partir de rien, Elle peut aussi retirer l’homme de ses misères.

Sans changer la méthode de la manière dont Nous l’avons créé,

  • lui laissant sa volonté libre, Nous utiliserons une autre manière amoureuse.

La Lumière de notre Volonté libérera avec plus de puissance

  • ses plus éclatants rayons. Elle se rapprochera de lui de façon à regarder sa volonté humaine face à face. Celle-ci recevra l’enchantement d’une Lumière pénétrante qui, en l’éblouissant, l’attirera doucement à Elle. La volonté humaine, attirée par une Lumière
  • si radieuse et d’une aussi rare beauté, aura le désir de voir ce qui est si beau dans cette Lumière.

En regardant, elle subira l’enchantement, elle se sentira heureuse. Et elle aimera – sans être forcée, mais spontanément vivre dans notre Volonté. Le soleil n’a-t-il pas cette vertu que si on veut le regarder, la pupille de l’homme reste éblouie par sa lumière ? Si l’œil veut regarder, il ne voit rien d’autre que de la lumière. Car la puissance de la lumière empêche la pupille de voir toutes les choses qui l’entourent.

Si l’homme est obligé de baisser les yeux pour se libérer de la lumière, c’est parce que l’excès de lumière le gêne et il ne se sent pas bien. Mais s’il se sentirait bien,

  • il ne retirerait pas facilement ses pupilles de la lumière du soleil.

Par contre, la lumière de ma Volonté ne gênera pas les pupilles de l’âme.

Au contraire, l’âme aura le bonheur de voir les actes mêmes de la volonté humaine transformés en lumière. Elle désirera ardemment que cette Lumière libère plus puissamment ses rayons afin de voir ses actes dans l’enchantement et la Beauté de cette Lumière divine. Ma Volonté a le pouvoir de résoudre le problème de l’homme. Mais Elle doit utiliser un Acte plus excessif,

  • de plus grande magnanimité de notre Fiat suprême.

Toi, par conséquent, prie et plaide en faveur d’une cause si sainte au nom des pauvres créatures.

C’était le jour de la Fête du Saint Sacrement. Je me disais que ce jour était la fête du mariage que le bienheureux Jésus a fait avec les âmes dans le Très Saint Sacrement de l’Amour. Mon bien-aimé Jésus, se manifesta en moi. Il me dit :

Ma fille, le vrai mariage avec l’humanité a été fait dans la Création. Rien ne manquait, ni à l’âme ni au corps. tout était fait dans une somptuosité royale. Un palais immense était préparé pour la nature humaine, un palais tel que nul roi ni empereur ne pouvait en avoir de semblable.

Ce palais est l’Univers tout entier :

  • un ciel étoilé et sa voûte,
  • un soleil dont la lumière ne s’éteindrait jamais,
  • un jardin florissant, dans lequel un couple heureux, Dieu et l’homme, devait se promener, s’amuser, et maintenir la fête continuelle et ininterrompue de notre mariage,
  • des vêtements tissés non pas de matière, mais formés de la Lumière la plus pure par notre Puissance, comme il convient à des personnes royales… Tout était Beauté en l’homme, corps et âme. Car celui qui préparait le mariage et le formait, était d’une Beauté inatteignable.

Ainsi, compte tenu de la somptuosité extérieure de tant de beautés ravissantes présentes dans la Création, tu peux imaginer les mers intérieures

  • de sainteté, de beauté,
  • de lumière,
  • de science, etc., que l’homme possédait intérieurement.

Tous les actes de l’homme, extérieurs et intérieurs, étaient comme autant de clés musicales qui formaient les plus merveilleuses mélodies,

  • douces, mélodieuses et harmonieuses, qui maintenaient les joies du mariage.

Et chaque acte supplémentaire qu’ il se disposait à accomplir était comme une petite sonate qu’il préparait pour inviter son épouse à s’en délecter avec lui.

Ma Volonté Divine régnait sur l’humanité et lui apportait

  • l’acte nouveau et continuel, et
  • la ressemblance avec celui qui l’avait créée et épousée. Mais dans cette grande fête, l’homme brisa le lien le plus fort
  • en qui reposait la validité entière de notre mariage et
  • par lequel il avait été valable. Il s’est retiré de notre Volonté.

À cause de cela, le mariage fut brisé. Tous les droits étaient perdus. Il n’en restait que la mémoire. Mais la Substance, la Vie et les Effets avaient disparu.

Or le Sacrement de l’Eucharistie dans lequel mon Amour surabondait de toutes les façons imaginables ne peut pas être appelé le premier ou le véritable mariage de la Création.

Car Je ne fais rien d’autre que continuer ce que Je faisais lorsque J’étais sur terre.

Selon les besoins des âmes, Je me fais,

  • avec certains, Médecin compatissant afin de les guérir,
  • avec d’autres, Maître pour les instruire,
  • avec d’autres, Père pour leur pardonner, et
  • avec d’autres, Lumière pour leur donner la vue.

Je donne

  • de la Force aux faibles,
  • du Courage aux timides,
  • de la Paix aux inquiets . en somme, Je continue ma Vie rédemptrice et de vertu.

Cependant, toutes ces misères excluent le mariage.

Un jeune homme n’épouse

  • pas une jeune femme malade, tout au plus, il attendra qu’elle recouvre la santé .
  • ni une jeune femme faible et qui l’offense très souvent.

Et si le jeune marié est un roi et qu’il l’aime, tout au plus attendra-t-il

  • que la mariée soit en bonne santé,
  • qu’elle l’aime,
  • que sa condition devienne un peu plus satisfaisante et ne soit plus aussi inférieure à la sienne.

Or la condition dans laquelle se trouve cette pauvre humanité est encore celle d’une pauvre malade.

J’attends que ma Volonté soit connue et qu’Elle règne parmi les créatures. Car c’est Elle qui lui rendra

  • la santé véritable,
  • les vêtements royaux et
  • une beauté digne de Moi. C’est alors que Je formerai de nouveau le mariage véritable et originel.