Je continuais à rester entièrement abandonnée dans la sainte Volonté Divine en suivant autant que je le pouvais ses Actes innombrables. Car leur multiplicité est telle que souvent je suis incapable de les suivre ou de les compter, et je dois me contenter de les regarder, mais sans les embrasser.
Son activité surpasse l’acte humain de manière incroyable. Il n’appartient donc pas à ma petitesse de tout faire, mais de faire ce que je peux et de ne jamais sortir des Œuvres du divin Fiat.
Après quoi, mon pauvre esprit se perdait dans les Œuvres de la Volonté Divine. Mon doux Jésus se manifesta en moi et Il me dit :
Ma fille, notre Bonté paternelle a créé l’homme afin de pouvoir le tenir sur nos Genoux pour
- qu’il soit continuellement heureux et
- qu’il soit la Joie perpétuelle de son Créateur.
Pour cela, Nous le tenions sur nos Genoux. Notre Volonté devait être également la sienne. Et Elle apportait l’écho de tous nos Actes dans les profondeurs de l’homme que nous aimions comme un fils. Et notre fils, en entendant notre écho, se faisait le reproducteur des Actes de son Créateur.
Que de contentements ces actes n’apportaient-ils pas par la résonance de cet écho Créateur qui formait
- l’ordre de nos Actes,
- l’harmonie de nos Joies et de notre Bonheur, et
- l’image de notre Sainteté dans la profondeur du cœur de notre fils !
Que ces jours étaient heureux pour lui et pour Nous ! Mais sais-tu ce qui a fait tomber de nos Genoux ce fils que nous aimions tant : la volonté humaine.
Elle l’a tant éloigné de nous qu’il
- a perdu notre écho Créateur et
- ne savait plus rien désormais de ce que faisait son Créateur. Et Nous avons perdu la Joie
- de voir notre fils heureux de jouer sur nos Genoux paternels.
Et l’écho de sa volonté en lui
- l’envenimait et
- le tyrannisait par les passions les plus dégradantes,
- le rendant malheureux au point d’en inspirer la pitié.
Voilà exactement ce que signifie vivre dans notre Volonté : c’est vivre sur nos Genoux paternels,
- sous nos Soins,
- à nos Frais,
- dans l’opulence de nos Richesses, de nos Joies et de notre Bonheur.
Si tu savais la satisfaction qui est la Nôtre lorsque Nous voyons la créature vivre sur nos Genoux, tout attentive
-
à l’écho de notre Parole,
-
à l’écho de nos Œuvres,
-
à l’écho de nos Pas,
-
à l’écho de notre Amour afin de s’en faire le reproducteur, tu serais plus attentive à veiller à ce que rien ne t’échappe de notre Écho,
afin de Nous donner le plaisir de voir ta petitesse se faire la reproductrice des Actes de ton Créateur.
Sur quoi je Lui dis : « Mon Amour, si pour vivre dans ta Volonté
- il faut être sur tes Genoux paternels,
- on ne doit rien faire, ni travailler ni marcher. Autrement, comment peut-on rester sur tes Genoux ? »
Et Jésus : Non, non. On peut tout faire. Notre Immensité est telle que partout on trouvera nos Genoux paternels
- toujours prêts à se prêter à ses actes, d’autant plus que ce qui est fait
- n’est rien d’autre que l’écho de ce que Nous faisons.
Après cela, je me sentais inquiète à propos des Écrits sur la Volonté Divine . Mon doux Jésus se fit voir en moi : Il prenait tous les Écrits un par un entre ses Mains.
Il les considérait avec Amour et Tendresse, comme si son Cœur allait éclater. Il les plaçait bien en ordre dans son très saint Cœur.
J’étais émerveillée de Le voir témoigner tant d’Amour envers ces Écrits qu’Il enfermait jalousement dans son Cœur pour en être le gardien.
Jésus, voyant mon émerveillement, me dit : Ma fille,
si tu savais combien J’aime ces écrits ! Ils me coûtent plus que la Création et la Rédemption Elles-mêmes.
Quel Amour et quel Travail J’ai mis dans ces Écrits qui Me coûtent tant. Tout le prix de ma Volonté est en eux. Ils sont
- la manifestation de mon Royaume et
- la confirmation que Je veux le Royaume de ma Volonté Divine parmi les créatures. Le Bien qu’ils feront sera grand.
Ils seront
- des Soleils qui se lèveront au milieu des épaisses ténèbres de la volonté humaine,
- des Vies qui chasseront la mort des pauvres créatures.
Ils seront
- le triomphe de toutes mes Œuvres,
- la narration la plus tendre, la plus convaincante, de la Force avec laquelle J’aime et J’ai aimé l’homme.
C’est pourquoi Je les aime si jalousement que Je veux en être le gardien dans mon divin Cœur. Et Je ne permettrai pas qu’un seul mot en soit perdu.
Qu’ai-je mis dans ces Écrits ? Tout :
- des Grâces surabondantes,
- une Lumière qui illumine, réchauffe et féconde,
- un Amour qui blesse,.
- une Vérité qui conquiert,
- des Attraits qui captivent,
- des Vies qui apporteront la résurrection du Royaume de ma Volonté.
C’est pourquoi tu dois
- les apprécier toi aussi,
- leur accorder l’Estime qu’Ils méritent et
- aimer le Bien qu’Ils feront. Quoi je continuais mon abandon dans le Fiat. Je me sentais toute revêtue de sa Lumière interminable.
Mon adorable Jésus ajouta :
Ma fille, lorsque l’âme décide
- de vivre dans ma Volonté Divine sans plus donner vie à la sienne, afin d’en être sûr et de mettre l’âme en sécurité,
- Je l’attache avec des chaînes de Lumière.
Je fais cela pour ne pas lui enlever son libre arbitre, un don que Je lui ai fait à la Création. Ce que J’ai donné, Je ne le reprends pas, à moins que la créature ne rejette elle-même mes Dons.
Je l’attache avec de la Lumière afin que,
- si elle le désire, elle puisse en sortir quand elle veut. Mais il lui faut alors faire un effort incroyable, Car ces chaînes de Lumière revêtent ses actes.
Et elle ressent en chacun d’eux la Beauté, la Grâce et la Richesse
- que cette Lumière leur communique.
Cette Lumière charme et éclipse véritablement la volonté humaine de telle sorte
- qu’elle se sent heureuse et honorée d’être liée par d’aussi nobles chaînes qui lui apportent tant de bien. Et elle languira de ne plus avoir de vie humaine dans ses actes
- pour que la Volonté Divine prenne sa place.
Elle se sentira ainsi
- libre et liée, mais non forcée,
- spontanée dans son libre arbitre,
- attirée par le grand bien qu’elle en retire, de telle sorte qu’elle verra ses actes entourés de nombreux anneaux de Lumière qui,
- en formant des chaînes,
- la transformeront en cette Lumière même.
Et en chacun de ses actes, l’âme émettra autant de voix belles et harmonieuses,
- semblables à des sons argentins qui, touchant l’oreille du Ciel tout entier,
- feront connaître que ma Volonté Divine est à l’œuvre dans la créature.