Mon pauvre cœur baignait dans la douleur de la privation de mon doux Jésus. Cela m’inquiétait. J’étais suffoquée par la souffrance et j’aurais tout donné pour trouver Celui qui était la cause de ma torture, pour Lui dire ma détresse. Je pensais à cela lorsque mon aimable Jésus se manifesta en moi Il me dit :

Ma fille, n’aie pas peur à cause de ce que tu ressens dans ton âme. Car ce n’est rien d’autre que mon divin Fiat qui travaille en toi.

Il enferme

  • tout en toi, toute chose et toute créature, tous les siècles, passés et à venir, de façon à ce que la Volonté Suprême puisse jeter en toi
  • la Semence de tout ce qu’Elle a fait dans la Création afin de recevoir de toi, pour tous ses Actes,
  • les satisfactions et l’échange que Lui doivent les créatures.

Aussi, ne t’inquiète pas. Car en chacune des heures de ta vie sont enfermés par ma Volonté des siècles.

Celle qui doit avoir le Premier Acte dans ma Volonté doit par conséquent La posséder à l’Origine

  • afin de pouvoir développer sa Vie divine. Car toutes choses partent d’un seul Point. C’est de ce Point qu’elles se développent et se diffusent en chacun.

Vois, le soleil lui-même a son premier point, son centre de lumière, sa sphère. C’est de ce centre qu’il emplit la terre de lumière. Alors, suis ma Volonté et cesse de t’inquiéter.

Je continuais donc ma ronde dans la Volonté Divine . Arrivée en Éden je voulais m’unir à Adam avant le péché, alors qu’il possédait l’Unité avec le Créateur.

Je voulais

  • recommencer mes actes avec lui et
  • le remplacer dans cette Unité lorsqu’il La perdit en tombant dans le péché,

Je me disais : « Pourquoi mon bien-aimé Jésus n’a-t-Il pas manifesté à quelqu’un

  • l’état sublime,
  • les Merveilles qui s’échangeaient entre Adam innocent et son Créateur,
  • les océans de Bonheur et de Beautés qui étaient les siens ?

Tout était centré en lui, tout partait de lui. Oh !

  • si l’état d’Adam était connu,
  • si l’on connaissait ses grandes prérogatives, peut-être que chacun voudrait retourner à son Origine, d’où l’homme est sorti !»

Je pensais à cela lorsque mon doux Jésus se manifesta en moi Dans sa Bonté, Il me dit : Ma fille, ma Bonté paternelle ne manifeste un Bien que lorsqu’Il peut être utile à la créature. Si Je n’en vois pas l’utilité, à quoi bon le manifester ?

Ma tendresse pour l’histoire de l’homme innocent est très grande. Rien que d’y penser mon Amour se lève, déborde et forme de hautes vagues en cherchant à se déverser comme Il le faisait sur Adam innocent.

Mon Amour souffre en ne trouvant personne sur qui se répandre. Parce qu’Il ne trouve pas

  • un autre Adam pour Le recevoir,
  • un Adam capable de Me rendre ses manifestations d’Amour.

Parce mon divin Fiat qui était en lui maintenait cette correspondance réciproque de vie entre l’Infini et le fini,

Mes propres vagues d’Amour Me reviennent

  • sans trouver quelqu’un sur qui se déverser, Je demeure suffoqué par mon propre Amour.

C’est pourquoi Je n’ai pas manifesté jusqu’à ce jour l’état d’Adam innocent. Et lui n’a presque rien dit de cet état bienheureux. Car à son souvenir seul il se sentait mourir de douleur. Et Moi Je me sentais étouffé par mon Amour.

À présent, ma fille, Je veux restaurer le Royaume de ma Volonté Divine .

Ainsi Je vois l’utilité de manifester l’état d’Adam innocent. Et c’est la raison pour laquelle Je te parle souvent de cet état sublime. Car Je veux répéter ce que Je faisais avec lui.

En vertu de ma Volonté, Je veux t’élever à ce premier état de la Création de l’homme. Que peut Me donner la créature qui possède mon Fiat, l’Unité avec Lui ? Elle peut tout me donner, et Je peux tout lui donner.

Alors, étant capable de donner ce que Je manifeste,

  • mon Amour n’étouffe pas sous les vagues,
  • mais les répand à l’extérieur de Moi.

Et en les voyant reproduites dans la créature, mon Amour

  • s’en réjouit et
  • se sent poussé à révéler ce que la créature ne connaît pas encore, pour son utilité et pour son bien.

Si tu savais

  • combien J’aime donner,
  • combien mon Amour se réjouit lorsque Je vois la créature disposée à recevoir mes Biens, tu serais plus attentive à Me laisser manifester mon Amour contenu.

Après quoi Il se tut. Je me sentais submergée dans la Volonté Divine.

  • Ses merveilles,
  • ce que l’âme peut faire en possédant sa Volonté, tout cela me captivait et je me sentais toute petite,
  • plongée dans la Mer de Lumière du Fiat. Et en nageant dans cette mer,
  • je soulevais des vagues de Lumière teintées de nuances de Beautés variées qui allaient se déverser dans le Sein de mon Créateur.

Et la céleste Bonté paternelle,

  • se voyant entourée par les vagues de sa petite enfant,
  • envoyait ses Vagues vers moi.

« Oh ! Volonté Suprême, que Vous êtes admirable ! Aimable et désirable plus que la vie elle-même ! Vous m’aimez tant que Vous

  • me faites rivaliser avec mon Créateur,
  • voulez me faire l’égale de Celui qui m’a créée ! »

Mais alors que mon esprit se perdait dans le Fiat, mon doux Jésus ajouta : Ma fille, celui qui possède l’Unité de ma Volonté est maître

  • d’agir et
  • de faire autant de bien qu’il veut.

Car il a en lui la Source du Bien. Il l’a à sa disposition et sent en lui

  • la touche continuelle de son Créateur,
  • les vagues de son Amour paternel, et Il se sentirait trop ingrat s’il ne formait pas lui-même ses vagues.

D’autant plus qu’il sent couler

  • en son âme,
  • dans sa petite mer, la Mer immense de Celui qui l’a créé.

Par contre, quiconque n’a pas cette Unité

  • ne possède pas non plus cette Source.

Il a par conséquent besoin, s’il veut faire le bien, de la libéralité divine pour chaque acte bon qu’il veut accomplir. C’est presque acte par acte qu’il doit demander la grâce de pouvoir accomplir le bien qu’il veut faire.

Mais pour qui possède mon Unité,

  • le bien se convertit en nature, et
  • il lui suffit de vouloir agir pour trouver la Source du Bien en lui-même, et il agit.