Je suivais les actes de la Volonté Divine et je pensais : « Oh ! comme je voudrais participer au premier Acte de Dieu,

  • pour faire toute chose en un seul Acte et
  • pour pouvoir donner à mon Créateur tout l’Amour et toute la Gloire, ses Béatitudes et ses Joies infinies,
  • pour être capable de Le glorifier comme Lui-même s’aime et se glorifie.

Que ne Lui donnerais-je pas si j’étais dans le premier Acte du divin Fiat ? Rien ne me ferait défaut pour rendre mon Créateur heureux de son Bonheur même. »

Et me voyant impuissante, je priais ma Maman souveraine

  • de venir m’aider, et
  • de me placer de ses mains maternelles dans ce premier Acte où elle avait eu sa Demeure éternelle.

Car en vivant dans la Volonté Divine, le premier Acte de Dieu lui appartenait. Elle pouvait ainsi Lui donner tout ce qu’Il voulait. En pensant cela, je me disais : « Quelles bêtises je peux dire ! »

Mais mon aimable Jésus, se manifestant en moi, me dit :

Ma fille, la Reine du Ciel, dans sa Gloire et sa Grandeur, est dans la solitude.

Car ayant été seule à vivre

  • dans le premier Acte de Dieu, c’est-à-dire
  • dans la plénitude et la totalité de la Volonté Divine , elle est une Reine isolée.

Elle n’a pas un cortège d’autres reines, qui l’entourent et l’égalent en gloire et en grandeur.

La Reine du Ciel se trouve dans la condition d’une reine qui, entourée

  • de servantes et de pages,
  • d’amis fidèles qui l’honorent et l’accompagnent, n’a cependant pas une seule reine qui soit son égale
  • pour lui rendre le grand honneur de l’entourer et de lui tenir compagnie.

Quel honneur serait le plus grand pour une reine de la terre : celui d’être entourée

  • par d’autres reines égales à elle-même ou
  • par des personnes de condition inférieure en gloire, en grandeur et en beauté ?

Il y a une si grande distance d’honneur et de gloire entre

  • une reine entourée par des reines et
  • celle qu’entourent d’autres personnes, que la comparaison est impossible.

Or la Maman céleste veut, désire et attend le Royaume de la Volonté Divine sur la terre, où il y aura des âmes qui, vivant dans la Volonté Divine,

  • formeront leur vie dans le premier Acte de Dieu,
  • acquerront la royauté et le titre de reine.

Chacune verra imprimé en elle le caractère qui la fait fille de la Volonté Divine.

Comme elles sont ses filles, le titre et le droit de reine les attend. Ces âmes auront leur demeure dans la Palais royal divin.

Elles acquerront par conséquent la noblesse

  • des manières,
  • des œuvres,
  • des pas et
  • des paroles. Elles posséderont une science que personne n’égalera. Elles seront vêtues d’une Lumière telle que cette Lumière Elle-même annoncera à tous qu’elles sont des reines qui ont habité le Palais royal de ma Volonté.

Ainsi, la Reine souveraine ne sera plus seule sur son Trône royal. Elle sera entourée par les autres reines. Sa Beauté se reflétera en elles. Sa Gloire et sa Grandeur trouveront en qui se répandre. Oh ! Comme elle se sentira honorée et glorifiée !

C’est pourquoi elle désire celles qui veulent vivre dans la divin Fiat

  • pour les faire reines dans son premier Acte, afin d’avoir dans la céleste Patrie le cortège des autres reines qui
  • l’entoureront et
  • lui rendront les honneurs qui lui sont dus.

Après quoi, je pensais : « À quoi vont servir ces Ecrits sur la Volonté Divine ? »

Et Jésus, mon très grand bien, se manifestant en moi, Il me dit :

Ma fille, toutes mes Œuvres se soutiennent les unes les autres. Le signe qu’elles sont mes Œuvres, c’est que l’une ne s’oppose pas à l’autre.

Elles sont tellement reliées entre elles que l’une s’appuie sur l’autre. Cela est si vrai qu’après avoir formé mon peuple élu,

  • d’où devait naître le Messie annoncé, J’ai formé les prêtres dans ce même peuple
  • pour instruire et préparer au grand Bien de la Rédemption.

Je leur ai donné des lois, des manifestations et des inspirations

  • qui ont constitué les saintes Écritures, que l’on appelle la Bible Et chacun s’appliquait à l’étudier.

C’est pourquoi avec ma Venue sur terre,

  • Je n’ai pas détruit, mais plutôt soutenu les saintes Écritures.

Et mon Évangile annoncé ne s’opposait en rien aux Écritures. Les deux se soutenaient admirablement.

Je formais l’Église naissante et le nouveau sacerdoce qui ne se détachent

  • ni des saintes Écritures
  • ni de l’Évangile.

On les étudiait attentivement pour instruire le peuple. Et l’on peut dire que quiconque ne veut pas puiser à cette Source bienfaisante ne m’appartient pas. Car elle est le fondement de mon Église et la Vie même qui forme le peuple.

Or ce que Je manifeste sur ma Volonté Divine et que tu écris peut être appelé l’« Évangile du Royaume de la Volonté Divine ».

Il ne s’oppose en rien

  • aux saintes Écritures
  • ni à l’Évangile que J’ai annoncé lorsque J’étais sur terre.

En fait, on peut l’appeler le soutien des deux.

C’est pourquoi Je permets et demande aux prêtres

  • de venir,
  • qu’ils lisent l’Évangile du Royaume de mon divin Fiat pour que Je puisse leur dire comme à mes Apôtres : « Allez dans le monde entier prêcher l’Évangile »,

Car Je me sers de mes prêtres dans mes œuvres.

Et tout comme J’avais

  • des prêtres avant ma Venue pour préparer le peuple, et
  • les prêtres de mon Église pour confirmer ma Venue et tout ce que J’ai dit, J’aurai aussi les prêtres du Royaume de ma Volonté.

Voici, c’est à cela que serviront

  • toutes les choses que Je t’ai manifestées,
  • toutes les Vérités surprenantes, et
  • les Promesses de tant de Biens que Je veux accorder aux enfants du « Fiat Voluntas Tua » (« Que Ta Volonté soit faite »).

Ce sera l’Évangile, la Base, la Source inépuisable où chacun viendra puiser

  • la Vie céleste,
  • le Bonheur terrestre et
  • la restauration de sa Création.

Oh ! Combien seront heureux ceux qui viendront avidement boire à grandes gorgées à ces Sources de Connaissances.

Car elles ont la Vertu

  • d’apporter la Vie du Ciel et
  • de bannir toute tristesse.

En entendant cela, je pensais à la grande controverse qui a lieu à Messina concernant les écrits de la Volonté Divine, controverse causée par la bienheureuse mémoire du vénérable Padre di Francia :

  • moi et mes supérieurs qui voulons absolument conserver ces écrits ici,
  • et les supérieurs de Messina, rigoureusement recommandés par le vénérable Père avant sa mort, qui veulent les garder là-bas pour publication quand Dieu le voudra.

Et par conséquent rien ne se passe, sinon des lettres enflammées de part et d’autre. Eux qui veulent conserver les écrits, et nous qui voulons les reprendre. Je me sentais inquiète, contrariée et fatiguée, et je me disais : « Comment Jésus peut-il permettre tout cela ? Qui sait si cela ne lui déplaît pas à lui aussi ? »

Et Lui, se manifestant en moi, me dit : Ma fille, tu t’inquiètes à cause de cela. Mais Moi, pas du tout, et Je n’en suis pas contrarié.

Je me réjouis au contraire de voir l’intérêt que prennent les prêtres pour ces écrits qui formeront le Royaume de ma Volonté.

Cela veut dire qu’ils en apprécient le grand bien et que chacun voudrait garder pour soi un si grand trésor afin d’être le premier à le communiquer aux autres.

Et alors que la controverse se poursuit, on consulte les uns et les autres pour savoir ce qu’il faut faire. Je suis heureux que mes autres ministres apprennent l’existence du grand Trésor de faire connaître le Royaume de ma Volonté Divine . Je me sers de cela pour former les premiers prêtres de la venue du Royaume de mon Fiat.

Ma fille, il est très nécessaire de former les premiers prêtres. Ils me seront utiles comme l’ont été mes apôtres pour former mon Église.

Et ceux qui s’emploieront à publier ces Écrits pour les faire connaître seront : les nouveaux évangélistes du Royaume de ma Volonté Suprême.

Et puisque ceux qui sont nommés le plus souvent dans mon Évangile sont les quatre évangélistes, pour leur plus grand honneur et pour ma Gloire. Il en sera ainsi pour ceux qui travailleront à la rédaction des Connaissances de ma Volonté et à leur publication.

Tels de nouveaux évangélistes, leur nom reviendra plus souvent dans le Royaume de ma Volonté,

  • pour leur très grand honneur et
  • pour ma plus grande Gloire de voir le retour en mon Sein de l’ordre de la créature, la vie du Ciel sur la terre,
  • qui est l’unique raison de la Création.

Par conséquent, à travers ces circonstances, J’agrandis le cercle. Et tel un pécheur, Je prends dans mon filet ceux qui doivent me servir pour un Royaume si saint. Aussi, laisse-Moi faire et n’y pense plus.