Je poursuivais ma ronde dans la Volonté Divine. Parvenue aux actes qu’Elle a accomplis dans l’Humanité de notre Seigneur, mon doux Jésus, se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, le Verbe divin était dans mon Humanité comme un Centre de Vie. Nous étions inséparables.

Mon Humanité avait ses limites. Le Verbe était sans limites, immense et infini. Ainsi mon Humanité ne pouvait restreindre en Elle-même la Lumière Infinie du Verbe.

Cette lumière surabondait, de telle sorte que ses rayons,

  • débordant du centre de mon Humanité,
  • sortaient de mes Mains, de mes Pieds, de ma Bouche, de mon Cœur, de mes Yeux et de tout mon Être.

Si bien que tous mes Actes s’écoulaient dans cette Lumière qui,

  • plus que les rayons du soleil, revêtait toute chose et retraçait tous les actes des créatures
  • pour se donner Elle-même ?

afin que leurs actes,

  • revêtus de cette Lumière,
  • prenant sa forme et fusionnant avec Elle, puissent acquérir la valeur et la beauté de ses actes.

Mais quelle ne fut pas la douleur de mon Humanité

  • en voyant ses Actes rejetés par les créatures, dans la Lumière même du Verbe Éternel, et

  • de voir le Verbe Lui-même empêché d’opérer sa transformation dans les créatures !

Chacun de ses Actes rejetés était une Souffrance. Et chaque acte des créatures se changeait

  • en amertume et en offense envers mon Humanité.

Comme il est dur

  • de vouloir faire le bien, de le faire, et
  • de ne trouver personne pour le recevoir.

Et cette Souffrance continue. Car tout ce que mon Humanité a fait dans la Lumière du Verbe Éternel existe et existera toujours. Elle est toujours dans l’Acte de faire ce qu’Elle a fait une fois.

Mon Humanité attend toujours

  • qu’une créature reçoive la transmission de ses Actes ?

afin que, de part et d’autre, il y ait

  • Unité dans l’Acte,
  • Unité dans la Valeur,
  • Unité dans la Volonté,
  • Unité dans l’Amour.

Et c’est seulement par le Règne de mon Fiat (de la Volonté Divine ) que l’Acte de ma Rédemption peut trouver son accomplissement.

Car grâce à sa Lumière, les créatures enlèveront le bandeau

  • qui couvre leurs yeux. Et elles laisseront couler en elles toutes les Bienfaits que le Verbe Éternel fit,
  • dans mon Humanité par Amour pour elles.

Tandis que mon doux Jésus parlait, sortait de Lui tant de Lumière que tout en était revêtu.

J’ai poursuivi ma ronde.

J’ accompagnais de mes « je t’aime » tous les Prodiges qu’Il avait accomplis

  • dans les saints, les patriarches et les prophètes de l’Ancien Testament, ainsi que
  • dans ceux qui ont suivi sa Venue sur terre, afin de demander en vertu de tous ses Actes
  • son Royaume divin chez les créatures.

Je pensais : « Si sa sainte Volonté a accompli tant de prodiges chez tous ces saints, n’est-ce pas peut-être le Règne de sa Volonté, tout au moins dans tous ces saints si prodigieux ? »

Mon bien-aimé Jésus, se manifestant en moi, me dit :

Ma fille, il n’existe pas de bien qui ne vienne de ma Volonté Divine.

Mais il y a une grande différence entre

  • le Règne de ma Volonté dans les créatures et
  • la production d’un Acte Unique de ma Volonté qui se communique aux créatures.

Chez Abraham : ma Volonté Divine a produit un acte d’héroïsme, et il est devenu l’homme héroïque.

Chez Moïse : un acte de puissance, et il est devenu l’homme des prodiges.

Chez Samson : un acte de force, et il est devenu l’homme fort.

Chez les prophètes, ma Volonté Divine a révélé ce qui concernait le Rédempteur qui doit venir, et ils sont devenus prophètes.

Et ainsi de suite pour tous ceux qui se sont distingués par des prodiges ou des vertus inhabituelles

Suivant l’Acte que ma Volonté Divine produisait,

  • s’ils y adhéraient et y correspondaient, ils recevaient le Bien de cet Acte.

Cela n’est pas régner, ma fille, et ce n’est pas non plus former le Royaume de ma Volonté.

Pour le former, il faut non pas un seul acte, mais l’Acte continuel que possède ma Volonté.

Voilà ce qu’Elle veut donner aux créatures pour former son Royaume : son Acte continuel

  • de Puissance,
  • de Bonheur,
  • de Lumière,
  • de Sainteté, et
  • d’une indescriptible Beauté.

Ce que mon Fiat est par nature, Il veut que les créatures le soient en vertu de son Acte continuel, qui contient tous les Biens possibles et imaginables.

Dirais-tu qu’un roi règne parce qu’il a

  • édicté une loi ou
  • accordé un bienfait à son peuple ? Certainement pas !

Le Règne véritable consiste

  • à former la vie de son peuple avec toutes ses lois,
  • à leur donner le régime juste qui convient à leur vie, ainsi que tous les moyens nécessaires pour que rien ne manque à leur bien-être.

Le roi, pour régner, doit

  • sa voir sa vie au milieu de son peuple et
  • faire que sa volonté et ses biens soient un avec son peuple, de telle sorte que
  • le roi forme la vie de son peuple et le peuple forme la vie de son roi. Sinon ce n’est pas un règne véritable.

Tel est le Règne de ma Volonté :

  • se rendre inséparable des enfants de son Royaume,
  • leur donner tout ce qu’Elle possède au point qu’ils en débordent,

afin d’avoir des enfants heureux et saints

  • du même Bonheur et
  • de la même Sainteté que ma Volonté.

Or, on peut voir que malgré les nombreux prodiges accomplis par les saints, les prophètes et les patriarches, ils n’ont pas formé mon Royaume au sein des créatures.

Ils n’en ont pas non plus fait connaître

  • le Prix et le grand Bien que possède ma Volonté,
  • ni ce qu’Elle peut et veut donner,
  • ni le Dessein de son Règne, car il leur manquait l’Acte continuel et la Vie permanente de ma Volonté.

Ainsi, n’en connaissant pas la profondeur, ils se sont préoccupés d’autres choses

  • que ce qui concernait ma Gloire et leur Bien.

Ils ont mis de côté ma Volonté, dans l’attente d’un temps plus favorable où le Père, dans sa Bonté,

  • ferait d’abord connaître, avant de donner, un bien et un Royaume si grand et si saint
  • qu’ils ne pouvaient même en rêver.

Aussi, sois attentive et continue ton vol dans le divin Fiat.