Je me sentais

  • totalement abandonnée dans le Fiat éternel,
  • seule avec Jésus, comme si rien d’autre n’existait.

Je me disais : « Je suis seule, je ne sens en moi que la grande mer de la Volonté Divine et rien d’autre n’existe pour moi. Jésus Lui-même disparaît et se cache dans sa Lumière Infinie.

S’Il se fait voir un instant, les rayons du Soleil de la Volonté Divine l’inondent et ma pauvre vue, dans sa faiblesse, est incapable de le regarder. J’attends que mon Jésus, ma Vie, s’éloigne de cette Lumière ou qu’Il la rende moins éblouissante pour que je puisse à nouveau Le voir.

Et je me plains de cette Lumière qui cache à ma vue Celui qui est la Vie de ma pauvre âme. Oh ! si la Lumière du bienheureux Fiat était moins aveuglante, je pourrais voir mon doux Jésus. Car je sens souvent sa Touche divine, son Souffle rafraîchissant, et parfois ses Lèvres qui me donnent un baiser.

Et avec tout ça, je ne Le vois pas. Tout cela à cause de cette bienheureuse Lumière qui me le cache. Oh ! sainte Volonté de Dieu, combien Tu es forte et puissante si Tu peux me cacher mon Jésus bien-aimé ! »

Je pensais à cela et à d’autres choses lorsque Jésus, mon très grand Bien, sortit de cette Lumière aveuglante pour que je puisse Le voir.

Il me dit : Ma fille, tu es seule avec Moi et Je suis seul avec toi.

Et comme tu es seule avec Moi, Je me centralise entièrement en toi. Car étant seule avec Moi, Je peux te remplir entièrement de Moi-même. Il n’y a pas un seul endroit en toi

  • où Je ne m’installe pour te transformer en Moi et
  • où la Grâce extraordinaire n’entre naturellement.

Lorsque l’âme est seule avec Moi, Je suis libre de faire ce que Je veux.

Je suis seul à jouir de cette âme et mon Amour va jusqu’à la folie. Il me pousse à user de tant de stratagèmes amoureux que si les autres créatures pouvaient tout voir et tout entendre, elles diraient : « Il n’y a que Jésus qui sache aimer autant et de façon aussi surprenante et ingénieuse. »

Pour l’âme qui vit seule avec Moi, Je suis comme serait le soleil s’il pouvait centraliser toute sa lumière sur une seule plante. Cette plante recevrait en elle toute la vie du soleil et jouirait de tous ses effets. Alors que les autres plantes ne recevraient qu’un seul effet, ce qui suffit à la nature de la plante.

Par contre, la première,

  • comme elle reçoit toute la vie du soleil,
  • reçoit également tous les effets que contient la lumière.

C’est cela que Je fais. Je centralise toute ma Vie dans cette âme. Et il n’y a rien en Moi dont elle ne puisse jouir.

Quant à la créature qui n’est pas seule avec Moi, comme Je ne peux pas centraliser ma Vie en elle,

  • elle est sans Lumière,
  • elle ressent le poids des ténèbres et
  • son être est divisé en autant de parties qui la divisent.

Ainsi,

  • l’âme qui aime la terre se sent divisée avec la terre,
  • si elle aime les créatures, les plaisirs, les richesses, elle se sent divisée, morcelée et tirée de tous côtés,

De telle sorte que son pauvre cœur

  • vit dans l’anxiété et connaît la peur et les amères déceptions.

C’est tout le contraire pour l’âme qui vit seule avec Moi.

Après quoi je continuais ma ronde dans la Volonté Divine .

Arrivée en Éden, je glorifiais mon Créateur dans l’acte

  • d’insuffler la vie dans le corps de mon premier père, Adam, par son Souffle tout-puissant.

Et mon aimable Jésus, se manifestant en moi, me dit :

Ma fille, avec quel Ordre et quelle Harmonie l’homme a été créé ! Adam a été fait par Nous roi de la Création. A titre de roi, il avait la suprématie sur toutes choses.

S’il n’avait pas rejeté notre Fiat dont il possédait l’unité, il aurait durant toute sa vie rempli toutes choses de ses actes.

À titre de roi et de propriétaire, toute chose devait de droit

  • subir son action et
  • être revêtue de sa Lumière Car chacune de ses actions était un Soleil surpassant l’autre en Beauté.

Il était censé former la couronne de toute la Création. Il n’aurait pas été un vrai roi

  • s’il n’avait pas connu chacun de ses royaumes et
  • s’il n’avait pas eu le droit de placer ses actes dans toutes les choses que Nous avions créées.

Il était comme une personne propriétaire d’une terre. A ce titre, il avait le droit de la parcourir, d’y planter des fleurs, des plantes et des arbres. Il se plaçait lui-même dans toutes les choses créées.

Lorsqu’il parlait, aimait, adorait et agissait,

  • sa voix résonnait dans toute la Création, Celle-ci était investie de son amour, de son adoration et de son action.

La Divinité ressentait ainsi l’amour, l’adoration et l’œuvre de son premier fils

  • dans toutes ses Œuvres.

Or, toute l’œuvre d’Adam serait restée dans toute la Création

  • comme un premier modèle pour tous ses descendants.

Ils auraient modelé tous les actes à la Lumière des siens qu’il aurait,

  • à titre de premier père, laissés en héritage à toute sa postérité qui aurait eu
  • non seulement son modèle,
  • mais aussi la possession de ses actes.

Quelle n’aurait pas été notre Gloire et la sienne

  • en voyant l’œuvre de notre cher fils, notre précieux trésor, né de notre Amour, fusionnée avec nos Œuvres ! Quel Bonheur pour lui et pour Nous !

Tel était notre dessein en créant

  • toute la Création et
  • ce précieux joyau qu’était l’homme.

Adam a commencé et n’a pas terminé. Il a terminé même dans le malheur et la confusion

  • parce qu’il a rejeté notre Volonté Divine . Celle-ci lui servait d’Acte premier et le faisait œuvrer
  • dans les œuvres du Créateur. N’est-il pas juste que Nous ayons ce même Dessein pour ses descendants ?

C’est pourquoi Je t’appelle au milieu de mes Œuvres, dans toute la Création, pour former le modèle auquel toutes les créatures devront se conformer

  • pour retourner dans mon Fiat.

Si tu connaissais ma Joie

lorsque Je te vois

  • tenir ma Volonté Divine,
  • vouloir animer la lumière du soleil pour dire que tu M’aimes et Me demander mon Royaume, lorsque tu veux prêter ta voix
  • à la rapidité du vent,
  • au murmure de la mer,
  • aux fleurs,
  • à l’étendue du ciel,
  • au chant des oiseaux pour que tous Me disent qu’ils M’aiment, qu’ils M’adorent, et vous voulez le Royaume du divin Fiat.

Je suis si heureux, que Je ressens à nouveau

  • les premières Joies,
  • le premier Amour de mon précieux joyau.

Et Je suis porté

  • à tout mettre de côté,
  • à tout oublier afin que tout revienne comme nous l’avions établi en premier.

Aussi, sois attentive, ma fille, car trop de choses sont en jeu.

Tu dois savoir que le premier modèle dans la Création était l’Être Suprême. L’homme devait modeler tous ses actes avec son Créateur sur LUI.

Le second modèle devait être Adam, sur qui tous ses descendants étaient censés se modeler.

Mais comme Adam s’est soustrait à ma Volonté,

  • il n’avait plus d’unité avec le Créateur et
  • les matériaux pour le prendre comme modèle lui faisaient défaut.

Pauvre Adam. Comment pouvait-il former des modèles à la Ressemblance divine s’il ne possédait plus

  • cette Volonté qui lui donnait l’aptitude et
  • tous les matériaux nécessaires à la formation de modèles à la ressemblance de Dieu ?

En rejetant le divin Fiat, il rejetait le Pouvoir

  • qui permet de faire toute chose et
  • qui sait comment faire toute chose.

Ce qui est arrivé à Adam est semblable à ce qui t’arriverait à toi

  • si tu n’avais ni papier, ni plume, ni encre pour écrire. Si cela te manquait, tu serais incapable d’écrire un seul mot. C’est ainsi qu’il a été impossible de former les modèles de l’étampe divine.

Le troisième modèle doit être fait par celle qui doit faire revenir le Royaume de ma Volonté.

Tu as donc une tâche importante. Car à tes modèles vont se conformer tous les autres. Aussi, dans tous tes actes, fais circuler la Vie de ma Volonté Divine afin qu’Elle puisse te procurer tous les éléments essentiels. Ainsi, tout ira bien.

Ton Jésus sera avec toi pour que soient bien exécutés tes Modèles divins.