Je faisais ma ronde dans la Création pour suivre tous les Actes de la Volonté Divine qui sont en elle.
Arrivée au Jardin d’Éden où Dieu créa le premier homme, Adam, je voulais m’unir avec lui
- à cette unité de Volonté qu’il possédait avec Dieu et dans laquelle il accomplissait ses premiers actes
- dans sa première époque de Création.
Je me disais : « Qui sait quelle sainteté possédait Adam, mon premier père, quelle valeur avaient ses premiers actes dans le Royaume du divin Fiat
Comment puis-je implorer que vienne à nouveau sur la terre un Royaume aussi saint, étant donné que je suis seule à chercher à obtenir un si grand Bien ? »
Mais alors que je pensais cela, mon toujours aimable Jésus sortit de moi. Il m’envoya des rayons de lumière. Cette lumière se changea en Paroles.
Il me dit : Ma fille,
- fille première-née de ma Volonté, puisque tu es sa fille, Je veux te révéler la Sainteté de Celui
- qui possède le Royaume de mon divin Fiat.
Au commencement de la Création, ce Royaume avait
- sa Vie,
- son Règne parfait et
- son Triomphe complet. Il n’est donc pas totalement étranger à la famille humaine.
Et comme Il ne lui est pas étranger, Il y a l’espoir qu’Il reviendra parmi elle pour régner et dominer. Or, tu dois savoir qu’Adam possédait cette Sainteté lorsqu’il fut créé par Dieu. Et ses actes, même les plus petits, avaient une valeur telle
- qu’aucun saint, ni avant ni après ma venue sur la terre, ne peut se comparer à sa Sainteté.
Tous les actes de tous les saints n’ont pas la valeur d’un seul Acte d’Adam.
Car il possédait dans ma Volonté Divine
- la plénitude de la Sainteté,
- la totalité de tous les Biens divins.
Et sais-tu ce que signifie avoir la « plénitude » ?
Cela signifie être rempli jusqu’au bord, au point de déborder
- de Lumière,
- de Sainteté,
- d’Amour et
- de toutes les Qualités divines, jusqu’à remplir le Ciel et la terre
- sur laquelle il régnait, lui, Adam, et
- où s’étendait son Royaume.
De sorte que chacun de ses Actes accompli dans cette plénitude des Biens divins avait une valeur telle, qu’aucun autre bien
- quels que soient les sacrifices et les souffrances d’une créature qui fait le bien,
- mais sans posséder le Royaume de ma Volonté et son Règne absolu ne peut se comparer à un seul de ces Biens dans son Royaume.
Par conséquent, la Gloire, l’Amour qu’Adam Me donnait lorsqu’il vivait dans le Royaume de ma Volonté Divine, personne, personne ne Me les a donnés. Car il me donnait la plénitude et la totalité de tous les Biens dans ses Actes.
Et c’est uniquement dans ma Volonté que ces Actes se trouvent. En dehors d’Elle, ils n’existent pas.
Ainsi, Adam possédait ses Richesses, ses Actes d’une Valeur infinie que ma Volonté éternelle lui communiquait en présence de la Divinité.
Car Dieu, en le créant, n’avait laissé aucun vide en lui. Et tout n’était que Plénitude Divine, dans la mesure où peut La contenir une créature.
C’est pourquoi, en tombant dans le péché,
-
ses Actes ne furent pas détruits,
-
ni ses Richesses,
-
ni cette Gloire et cet Amour parfait qu’il avait donnés à son Créateur.
Et en vertu de ses actes et de son action dans mon divin Fiat, Adam a mérité la Rédemption.
Non, il n’était pas possible pour celui qui avait possédé le Royaume de ma Volonté, même pour un peu de temps, de rester sans Rédemption. Quiconque possède ce Royaume,
- a des liens avec le Créateur et des droits tels que Dieu Lui-même ressent la Force de ses propres chaînes, qui, Le liant, L’empêchent de se détacher de cette créature.
L’adorable Majesté s’est trouvée vis-à-vis d’Adam dans la condition d’un père ayant un fils qui fut la cause
- de bien des conquêtes,
- de grandes richesses et
- d’une Gloire incalculable. Il n’est rien qui soit au père et où ne se retrouvent les actes de son fils. La Gloire et l’Amour de son fils retentissent partout.
Or ce fils, pour son malheur, est tombé dans la pauvreté. Le père peut-Il jamais ne pas avoir de compassion pour ce fils s’il ressent l’Amour, la Gloire et les Richesses avec lesquels son fils l’avait entouré, partout et de tous côtés ?
Ma fille, en vivant dans le Royaume de notre Volonté,
- Adam avait pénétré dans nos Limites, qui sont infinies, et
- il avait placé partout sa Gloire et son Amour pour son Créateur.
Et en tant que fils, il nous apportait avec ses Actes :
- nos Richesses,
- nos Joies,
- notre Gloire et
- notre Amour.
Son écho résonnait dans tout notre Être, comme le Nôtre dans le sien. Or, le voyant tombé dans la pauvreté, comment notre Amour pouvait-Il supporter de ne pas éprouver pour lui de la compassion, si notre Volonté Divine Elle-même
- combattait contre Nous et
- plaidait en faveur de celui qui avait vécu en Elle ? Vois-tu alors ce que signifie vivre dans ma Volonté Divine , sa grande importance ?
Dans ma Volonté Divine se trouvent
- la plénitude de tous les Biens divins et
- la totalité de tous les actes possibles et imaginables : Elle embrasse tout de l’Être divin. L’âme qui vit dans la Volonté Divine se trouve dans ma Volonté
- comme l’œil dans la lumière du soleil et qui est entièrement rempli de sa lumière.
Pendant que le soleil se réfléchit entièrement dans la pupille de l’œil,
- sa lumière est également à l’extérieur,
- revêtant la personne et la terre tout entière sans quitter l’intérieur de la pupille. Et pendant que sa lumière reste dans l’œil, elle voudrait amener la pupille dans le soleil
- pour faire avec elle le tour de la terre et
- pour lui faire faire ce que fait la lumière, et
- pour recevoir les actes de la pupille comme preuve de son amour.
L’âme qui vit dans ma Volonté est une image de cela. Ma Volonté la remplit d’une telle plénitude qu’Elle ne laisse en l’âme aucun vide.
Comme l’âme n’est pas capable de posséder le tout de l’Immensité divine, ma Volonté la comble autant que la créature puisse contenir. Et sans se séparer, ma Volonté reste à l’extérieur de l’âme,
- amenant la pupille de la volonté de l’âme dans l’infini de sa Lumière, pour lui faire faire ce que fait ma Volonté Divine ,
- afin de recevoir l’échange de ses actes et de son amour.
Oh ! la Puissance de mon divin Fiat opérant dans la créature
- qui accepte d’être revêtue de sa Lumière et
- ne rejette pas son Règne et son Royaume !
Et si Adam a mérité la compassion, c’est parce que le premier temps de sa vie s’est passé dans le Royaume de la Volonté Divine .
Si la céleste Dame souveraine a pu obtenir, bien qu’elle fût seule, la venue du Verbe sur la terre, c’est qu’elle avait donné toute liberté au Royaume du divin Fiat en elle. Si mon Humanité même a pu former le Royaume de la Rédemption, c’est qu’Elle possédait l’intégrité et l’immensité du Royaume de la Volonté éternelle.
Car où que s’étende ma Volonté,
- Elle embrasse tout,
- Elle est capable de tout. Et il n’est contre Elle aucune puissance qui puisse la restreindre.
Ainsi, une seule âme qui possède le Royaume de ma Volonté a plus de valeur que
- n’importe quoi ou
- n’importe qui.
Elle peut mériter et implorer ce que toutes les autres ensemble ne peuvent
- ni mériter
- ni obtenir. Car toutes les autres ensemble,
- si bonnes qu’elles puissent être,
- mais sans la Vie de ma Volonté en elles, ne sont toujours que les petites flammes, les petites plantes, les petites fleurs qui, tout au plus,
- servent d’ornements à la terre et
- sont sujettes à s’éteindre et à se dessécher.
Et la Bonté Divine
- ne peut leur confier de grandes tâches
- ni leur concéder les Prodiges qui feront du Bien au monde entier.
Par contre, celles qui vivent dans ma Volonté sont plus que le soleil.
Tout comme le soleil
- règne sur tout par sa lumière,
- domine sur les plantes,
- donne à chacune la vie, la couleur, le parfum et la douceur,
- s’impose par sa domination implicite sur toutes choses pour leur procurer ses effets et les biens qu’il possède.
Aucune autre planète ne fait autant de bien à la terre que le soleil.
Ainsi, en toutes les créatures qui vivent dans ma Volonté, il y a plus qu’un soleil. Et avec la Lumière qu’elles possèdent,
- elles s’humilient
- puis s’élèvent avec rapidité et pénètrent partout en Dieu et dans ses Actes.
Avec la Volonté Divine qu’elles possèdent, elles dominent
-
sur Dieu Lui-même,
-
sur les créatures. Elles sont capables de tout renverser
-
pour offrir à chacun la Vie de la Lumière qu’elles possèdent.
Ces âmes
- portent leur Créateur et
- font avancer la Lumière afin d’implorer, d’obtenir et de donner ce qu’elles veulent.
Oh ! si les créatures avaient conscience de ce Bien,
- elles rivaliseraient entre elles, Et toutes les passions se changeraient en passions de Lumière
- pour ne vivre à jamais que dans ce divin Fiat qui sanctifie tout, donne tout, et domine sur tout.
Mon pauvre esprit continuait à se perdre dans la Volonté Divine. J’étais émerveillée par :
- la Sublimité,
- la Plénitude et
- la totalité des Actes accomplis en Elle.
Mon bien-aimé Jésus, se manifestant en moi, ajouta :
Ma fille, cesse de t’émerveiller. Vivre dans mon divin Fiat et agir en Lui,
- c’est transfuser le Créateur dans la créature.
Et entre l’Action du divin et celle de la créature seule, il existe une distance infinie. La créature se prête à son Dieu
- comme matériau pour Le laisser opérer de grandes choses.
Le matériau de la lumière s’est prêté au divin Fiat dans la Création pour Lui permettre de former : le soleil, le ciel, les étoiles et la mer,
- qui sont tous des matériaux dans lesquels le Fiat Suprême a retenti pour faire toute la Création.
On en voit le prodige dans le soleil, le ciel, la mer et la terre qui furent
- vivifiés et animés par le Fiat, spectacle éternel et enchanteur de ce que sait et peut faire ma Volonté.
Il en est de l’âme comme des accidents de l’hostie
- qui se prête, quoique matérielle, à permettre qu’elle soit animée par ma Vie sacramentelle,
- pourvu que soient prononcées par le prêtre les Paroles mêmes utilisées par Moi dans l’institution du Très Saint Sacrement.
Ces Paroles étaient animées par mon Fiat et contenaient la Puissance Créatrice.
Par conséquent, le matériel de l’hostie subit la transsubstantiation de la Vie divine. Bien des paroles peuvent être dites sur l’hostie. Mais si ce ne sont pas les quelques Paroles établies par le Fiat,
- ma Vie demeure au Ciel et
- l’hostie reste le vil matériel dont elle est composée.
Il en va de même pour l’âme. Elle peut faire, dire, souffrir tout ce qu’elle veut,
- mais si elle ne s’écoule pas dans mon divin Fiat, ce sont toujours des choses finies et viles.
Mais pour quiconque vit dans mon divin Fiat :
- ses paroles,
- ses œuvres,
- ses souffrances sont comme des voiles qui cachent le Créateur.
Et ces voiles sont utiles à Celui qui a créé le Ciel et la terre.
- Il les rend dignes de Lui, et
- Il y place sa Sainteté, sa Puissance créatrice, son Amour infini.
Ainsi, quelle que soit la grandeur des choses accomplies,
- nul ne peut se comparer à la créature en qui ma Volonté Divine vit, règne et domine.
Même parmi les créatures,
- selon le matériel qu’elles ont entre les mains pour accomplir leur œuvre, ce qu’elles possèdent et gagnent change de valeur.
Supposons que l’un possède du fer. Combien il lui faudra travailler, suer et surmonter de difficultés pour assouplir ce fer et lui imprimer la forme du récipient qu’il veut lui donner ! Et le gain qui en résulte est si petit qu’il lui permet à peine de survivre.
Par contre, un autre possède de l’or ou des pierres précieuses. Oh ! combien moindre le travail, mais il gagne des millions !
Ainsi,
- ce n’est pas le travail qui apporte les grands gains, les richesses exubérantes, mais la valeur du matériel que l’on possède.
L’un travaille peu et gagne beaucoup,
- parce que le matériel qu’il possède a une grande valeur. L’autre travaille beaucoup, mais comme son matériel est vil et de peu de prix,
- il reste toujours pauvre, en haillons, et à demi mort de faim.
C’est ce qui arrive à celui qui possède ma Volonté Divine :
- il possède la Vie, la Vertu créatrice.
- ses plus petits actes recèlent une Valeur divine et infinie. Personne, par conséquent, ne peut égaler ses Richesses.
Par contre, celui qui n’a pas ma Volonté possède sa propre vie. Il est sans Vie et ne travaille que le matériel de sa propre volonté. En conséquence, il reste
- toujours pauvre et en haillons devant Dieu, et .
- privé de cette nourriture qui forme en lui le ‘Fiat Voluntas tua sicut in caelo et in terra’.