Je me sentais complètement abandonnée dans le Fiat Suprême. Mais dans la Sainteté d’une Volonté aussi sainte, je me sentais imparfaite et mauvaise. _Je me disai_s : « Comment se peut-il que mon Jésus bien-aimé me dise qu’Il me fait vivre dans sa Volonté Divine, et que je me sente pourtant si mauvaise ? »
Jésus, se manifestant en moi, me dit : Ma fille, il ne peut y avoir dans ma Volonté Divine ni mal ni imperfection. Ma Volonté Divine a la Vertu qui purifie et détruit tous les maux. Sa Lumière purifie. Son Feu détruit jusqu’aux racines du mal. Sa Sainteté sanctifie et embellit au point
- qu’il Lui faut servir l’âme pour la rendre heureuse et
- que ma Volonté trouve tous ses délices dans l’âme qui vit en Elle.
Ma Volonté Divine ne permet pas non plus que vivent en elles des créatures qui apportent avec elles des imperfections, des amertumes. Ces choses seraient contre sa Nature. Jamais elle ne pourrait leur permettre de vivre en Elle. Ce dont tu parles sont des impressions de laideur, d’imperfections, de mal.
Ma Volonté s’en sert comme
- d’un tabouret, ou
- du sol qui est sous ses pieds et qu’Elle ne regarde même pas.
Elle ne pense
- qu’à jouir de sa petite fille et
- qu’à placer en son Sein ses Actes, ses Joies et ses Richesses, pour la rendre heureuse afin de pouvoir jouir du Bonheur de la créature.
Ma Volonté donne ce qu’Elle a. Elle n’admet pas en Elle les plus petites choses
- qui ne se rapportent pas à Elle. C’est pourquoi quiconque veut vivre en Elle doit y entrer dépouillé de tout.
Car la première chose que veut ma Volonté, c’est
- revêtir l’âme de Lumière,
- l’embellir de ses Vêtements divins et
- déposer sur son front le baiser de Paix éternelle, de Bonheur et de Fermeté.
Ce qui est humain ne peut y vivre ni y trouver place. L’âme elle-même ressent du dégoût envers tout ce qui ne se rapporte pas à ma Volonté. Elle sacrifierait sa vie plutôt que de participer à ce qui ne concerne pas la Sainteté de ma Volonté.
Je poursuivais mon abandon dans le divin Fiat, et mon doux Jésus ajouta : Ma fille, dès le commencement de la Création, ma Volonté Divine fut donnée pour être la Vie des créatures.
J’ai pris l’obligation de maintenir cette Vie entière,
- belle et en pleine vigueur dans la créature, administrant à chacun de ses actes un Acte divin, un Acte à la hauteur
- de sa Sainteté, de sa Lumière, de sa Puissance et de sa Beauté.
Ma Volonté s’est mise Elle-même dans l’acte
- d’attendre que la créature Lui rende ce qui Lui appartient, afin de faire de la créature un prodige de Vie divine,
- digne de sa Sagesse et de sa Puissance.
Pour le comprendre, qu’il suffise de dire
- que ma Volonté Divine devait former sa Vie en chaque créature, et
- qu’Elle a mis dans son Œuvre tout le soin et toutes les Qualités infinies qu’Elle possédait.
Que ces Vies divines auraient été belles dans les créatures ! En les regardant, Nous devions y trouver
- notre Reflet, notre Image, l’écho de notre Bonheur. Quelle joie, quelle célébration c’eût été pour Nous et pour les créatures !
Or, tu dois savoir que quiconque ne fait pas ma Volonté Divine et ne vit pas en Elle veut détruire en soi cette Vie divine qu’il était censé posséder. Détruire sa propre vie, quel crime !
Qui ne condamnerait celui qui veut détruire la propre vie de son corps ? Ou celui qui ne voudrait pas manger et se rendrait famélique, malade et incapable de rien faire ?
Or, celui qui ne fait pas ma Volonté
- détruit sa propre Vie que la Bonté divine veut lui donner.
Et quiconque fait ma Volonté, mais pas toujours, et ne vit pas en Elle,
- puisque la nourriture continuelle et suffisante lui fait défaut, n’est qu’un pauvre malade sans force,
- émacié et incapable de faire le vrai bien. Et s’il peut paraître faire quelque chose, cela est sans vie, chétif.
Car seule ma Volonté peut donner la Vie. Quel crime, ma fille, quel crime, et qui ne mérite aucune miséricorde !
Mon aimable Jésus semblait fatigué et agité. La Douleur de tant de Vies détruites dans les créatures était si forte.
Je ressentais moi-même une souffrance et je dis à Jésus :
« Mon Amour, dis-moi ce qui ne va pas. Tu souffres tant. La destruction des Vies divines de ton adorable Volonté est ta plus grande souffrance. Alors je te prie de faire venir son Royaume
- pour que cette Souffrance se change en Joie et
- pour que la Création ne te donne plus que Repos et Bonheur. »
Et voyant que ce que je disais ne parvenait pas à Le calmer, j’appelais à mon aide tous les Actes de sa Volonté accomplis dans la Création et, y ajoutant les miens, j’entourais Jésus de ces actes.
Une immense Lumière entoura Jésus. Elle éclipsait les maux des créatures et Il se reposa.
Puis Il ajouta : Ma fille, seule ma Volonté peut Me donner du repos. Si tu veux Me calmer lorsque tu Me vois agité,
- prête-toi au développement de la Vie de ma Volonté en toi. En faisant tiens ses Actes, Je verrai en toi sa Lumière, sa Sainteté et ses Joies infinies qui Me donneront le repos. Et Je m’arrêterai un instant de châtier ces créatures si peu méritantes de ces Vies divines
- qu’elles les détruisent en elles-mêmes,
- et qui méritent que Je détruise tous leurs biens naturels et leur vie même.
Ne vois-tu pas que
- la mer outrepasse ses rivages pour emporter ces vies et les entraîner dans son sein ?
- le vent, la terre, presque tous les éléments se lèvent pour emporter les créatures et les détruire !
Ce sont les Actes de ma Volonté
- répandus dans la Création par Amour pour les créatures. Comme Ils ne sont pas reçus avec amour, ils se convertissent en Justice.
J’étais terrifiée à cette vue. Et j’ai prié pour que mon très bon Jésus se calme et que vienne bientôt le Royaume du divin Fiat.