Je faisais la ronde habituelle dans le divin Fiat. Je parcourais la Création tout entière et je me disais en moi-même :

« Combien de Lumière et de Chaleur doit avoir le Créateur s’Il a pu en dégager autant en créant le soleil !

Oh ! Comme Il doit se sentir Lui-même brûlé par sa propre chaleur puisqu’Il en contient tant ! »

Mais alors que je pensais à cela, mon doux Jésus se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, il existe dans toutes les choses qui sont en Nous une mesure parfaite. Il y a autant d’Amour, de Chaleur et de Lumière que de fraîcheur, de Beauté, de Puissance, de Douceur, etc. Le poids de toutes choses est un.

La chaleur est par conséquent nourrie par la fraîcheur et la fraîcheur par la chaleur. La lumière est nourrie par la beauté et la beauté nourrit la lumière, de telle sorte que l’une tempère l’autre.

La force nourrit la douceur et la douceur la force. Il en est ainsi pour le reste de nos qualités divines.

De sorte que chacune d’elles Nous rend heureux.

Par elles-mêmes, nos qualités pourraient nous oppresser. Mais ensemble, étant dans une égalité parfaite,

  • elles Nous servent de bonheur, de joies et de contentements, rivalisant entre elles pour Nous rendre heureux.

La chaleur, Nous apporte le bonheur de l’Amour. La fraîcheur, Nous apporte les joies de ce qui est beau, de ce qui est frais.

La lumière, Nous apporte la joie de la clarté. La beauté, tempérant l’éclat de la clarté, nous apporte le bonheur de ce qui est beau, bon, saint, immense.

La lumière, entrelace toutes nos qualités pour nous les rendre

  • belles, aimables et admirables. La force, nous apporte le bonheur de ce qui est fort. La douceur, en l’envahissant entièrement, nous apporte les joies d’un mélange de force et de douceur.

Et tout ce qui peut être vu dans la Création n’est rien d’autre que l’effusion d’une abondance

  • de lumière,
  • de chaleur,
  • de fraîcheur,
  • de beauté et
  • de force que Nous possédons en Nous-mêmes .

Nous avons permis ces effusions

  • afin de nourrir et de ravir les créatures de nos propres épanchements pour les rendre heureuses.

Et à force de les nourrir de nos Qualités, les créatures allaient devenir

  • semblables à Nous, et
  • porteuses de joies et de bonheur pour leur Créateur.

Comme ce devait être beau de les voir

  • lumineuses comme le soleil,
  • plus belles que des champs de fleurs et qu’un ciel étoilé,
  • fortes comme un vent puissant,
  • ornées d’une fraîcheur divine qui les rendait toujours nouvelles et fraîches, sans changement.

Notre Volonté leur apportait tous nos épanchements unis ensemble,

  • de telle sorte que l’un faisait les délices de l’autre.

Mais parce que l’homme s’est retiré du divin Fiat, il reçoit nos effusions séparées les unes des autres.

C’est pourquoi

  • la chaleur le brûle,
  • la lumière le voile,
  • le froid le rend gourd,
  • le vent lui fait mal et souvent le renverse et l’emporte.

Ne voyant plus en l’homme

  • ni le facsimilé de leur Créateur
  • ni le lien d’union avec le divin Fiat, nos Qualités agissent séparément sur lui.

Il ne reçoit plus le bonheur qu’Elles contiennent lorsqu’Elles sont unies.

C’est pourquoi,

  • avec ma Volonté, la créature aurait été le plus heureux des êtres, maintenant elle est le plus malheureux qui soit.

J’ai poursuivi mon envol dans la Volonté Divine . Je planais

  • au-dessus de chaque pensée et de chaque acte de la créature,
  • par-dessus chaque plante et chaque fleur,

Survolant toutes choses,

  • j’ai imprimé mon « je T’aime » et
  • j’ai demandé que vienne le Royaume du divin Fiat.

En faisant cela, je me disais :

« Quelle longue histoire dans mon pauvre esprit. Il me semble que je ne peux pas non plus en sortir.

Je dois retracer

  • tous les temps,

  • tous les lieux,

  • tous les actes humains même

  • les plantes, les fleurs et tout ce qui est, pour y imprimer

  • un « je T’ aime »,

  • un « je T’ adore »,

  • un « je Te bénis »,

  • un « je Te remercie », et pour Lui demander son Royaume. »

Mais alors que je pensais cela, mon doux Jésus s’est manifesté en moi et Il m’a dit :

« Ma fille, crois-tu être celle qui fait tout cela ? Non, non ! C’est ma Volonté

  • qui retrace tous ses Actes qu’Elle a accomplis dans la Création,
  • qui orne chaque acte, chaque pas, chaque pensée et chaque parole, de son « Je t’ aime »

Et ce « Je t’ aime » parcourt chaque acte et chaque pensée de chaque créature. Celle qui est dans ma Volonté ressent cet Amour de Dieu répandu partout.

Son Amour est caché

  • dans les plantes et
  • dans les fleurs, et même
  • sous la terre dans leurs racines . Mais la terre est incapable de contenir cet Amour.

Dieu l’entrouvre

  • afin d’orner les plantes et les fleurs de son « Je vous aime » pour manifester son ardent Amour pour les créatures.

Et lorsque ma Volonté règne dans les âmes, Elle veut continuer son « Je vous aime » dans la Création et Elle vous appelle par conséquent à poursuivre son Amour éternel .

Appelant chaque pensée et chaque acte ainsi que tous les éléments créés, Elle dit et te fait dire « Je vous aime ».

Et par sa Volonté même, Dieu te fait demander son Royaume afin de l’unir à nouveau aux créatures.

Quel enchantement, ma fille,

  • de voir tes « je vous aime » unis à ceux de ma Volonté s’écouler dans chaque pensée et chaque acte de la créature et demander mon Royaume .

  • de voir ce « je vous aime » s’écouler dans la force du _ven_t,

s’étendre dans les rayons du soleil, se faire entendre dans le murmure de la mer et le rugissement des vagues, s’imprimer sur chaque plante et s’élever avec une magnifique adoration dans les parfums des fleurs.

Et, d’une voix plus que tremblante, d’entendre répéter « je vous aime »

  • dans le doux scintillement et l’étincellement des étoiles
  • en somme, partout dans l’univers.

La créature qui ne vit pas dans ma Volonté Divine n’entend pas ce langage de mon Amour éternel dans tous ses Actes et en toute chose créée .

Mais celle qui vit en Elle se sent appelée à aimer autant de fois que son Créateur l’a aimée. Et toutes choses parlent avec une sainte éloquence de mon Amour.

Quelle ingratitude, lorsque la créature ne suit pas le langage amoureux de mon éternel Fiat !