Je ne voulais pas écrire parce que je m’en sentais incapable. De plus, la prostration de mes forces était telle et si grande que je sentais que je ne le pouvais pas .

La pensée m’est venue : « Peut-être que ce n’est plus la Volonté de Dieu que j’écrive, sinon il me viendrait plus en aide et me donnerait plus de force. De plus, si Jésus le veut, Il peut écrire Lui-même – sans moi. »

Mon doux Jésus, se manifestant en moi, Il me dit :

Ma fille, « le soleil donne toujours de la lumière Jamais il ne se lasse de suivre son cours ni d’investir la surface de la terre Il triomphe lorsqu’il trouve :

  • la graine pour la faire germer, la développer pour qu’elle se multiplie,
  • la fleur, pour donner sa couleur et sa fragrance,
  • le fruit, pour donner sa douceur et son goût.

En communiquant ses effets, le soleil montre, par des faits,

  • qu’il est le véritable roi de la terre et
  • que, par conséquent, il triomphe lorsqu’il trouve ce à quoi il peut
  • communiquer ses effets,
  • exercer sa fonction royale sur toute la nature.

Par contre, en certaines terres sur lesquelles

  • il ne trouve ni semences, ni fleurs, ni plantes, ni fruits, il ne peut communiquer ses effets

Il les garde tous en lui-même et se retrouve par conséquent sans triomphe. Il est comme un roi sans sujets, qui ne peut exercer sa fonction Ainsi, comme indigné de ne pas pouvoir communiquer ses effets,

le soleil brûle cette terre au point de la rendre

  • stérile et incapable de produire le moindre brin d’herbe.

Ma fille, le soleil est le symbole de ma Volonté. Par sa nature même, ma Volonté veut poursuivre son cours de Lumière dans l’âme où Elle règne.

Et comme sa Lumière possède d’innombrables effets, Elle

  • ne se fatigue ni ne s’épuise jamais et
  • veut par conséquent communiquer ses Effets et son Triomphe lorsqu’Elle trouve en toi les dispositions.

Alors, mieux qu’à une semence, à une fleur ou un fruit, Elle peut communiquer ses effets : la fragrance, la couleur, la douceur qui,

  • converties en Connaissances Lui appartenant, forment l’enchantement de son jardin.

Et mon Divin Fiat, plus que le soleil,

  • se sent comme un Roi capable d’exercer son office royal.

Il voit qu’il n’a pas seulement ses sujets, mais aussi sa fille à qui,

  • en communiquant ses effets, ses manifestations, Il communique également l’image d’une reine.

Et c’est là tout son Triomphe : transformer l’âme en reine et la revêtir de vêtements royaux.

Toutes mes manifestations sur le Fiat Suprême formeront le nouveau jardin des enfants de mon Royaume,

Ainsi, Il veut toujours placer ses effets en toi avec sa Lumière pour la rendre riche et luxuriante

  • de toutes les espèces de fleurs, de fruits et de plantes célestes.

De telle sorte que, attirés par la variété de tant de beautés, tous en seront enchantés et s’efforceront de vivre dans mon Royaume.

S’il te manquait les dispositions

  • pour recevoir les communications des effets du Soleil de ma Volonté et
  • de les mettre en ordre afin de les écrire
  • pour faire connaître le Bien qu’Elle contient et ses Prodiges inouïs, ma Volonté agirait comme le soleil
  • elle te brûlerait et tu deviendrais comme une terre stérile et infertile.

De plus, comment puis-Je écrire seul, sans toi ? Mes manifestations doivent être tangibles, et non invisibles.

Elles doivent tomber sous le sens des créatures. L’œil humain n’a pas la vertu de voir des choses invisibles.

C’est comme si Je te disais : ‘Écris sans encre, sans plume et sans papier.’ Ne serait-ce pas absurde et déraisonnable ?

Puisque mes Manifestations doivent servir à l’usage des créatures,

  • formées d’un corps et d’une âme, J’ai besoin moi aussi de matière pour écrire. Et c’est toi qui dois Me la procurer.

Tu dois Me servir d’encre, de plume et de papier

  • pour former en toi mes caractères.

Et toi, les ressentant en toi,

  • tu les rends tangibles en les écrivant sur le papier.

Par conséquent, tu ne peux pas écrire sans Moi. Car il te manquerait la matière, le sujet, la dictée à recopier. Et tu serais incapable de dire quoi que ce soit.

Et Moi, Je ne peux pas écrire sans toi. Car il me manquerait l’essentiel pour pouvoir écrire :

  • le papier de ton âme,
  • l’encre de ton amour,
  • la plume de ta volonté.

C’est donc un travail que Nous devons faire ensemble, d’un commun accord.

Alors, en écrivant, je me disais :

« Avant d’écrire certaines petites choses que Jésus me dit, il me semble

  • qu’elles sont de fort peu d’importance et
  • qu’il n’est pas nécessaire que je les mette sur le papier.

Mais alors que je suis dans l’acte de les écrire, la façon dont Jésus les ordonne en moi change la perspective et,

  • bien que petites en apparence, elles semblent être d’une grande importance dans leur substance.

Étant donné tout cela, quel compte devront rendre à Dieu tous ceux

  • qui ont et ont eu autorité sur moi,
  • et qui ne se sont pas imposés par obéissance, de me faire écrire ?

Combien de choses j’ai négligées en ne recevant pas d’ordre ?

Et Jésus, bougeant en moi, me dit :

Ma fille, ils auront en vérité des comptes à Me rendre. S’ils croyaient que c’était Moi, le compte sera très strict.

Parce que croire que c’est Moi et ne pas tenir compte d’une seule de mes Paroles, c’est comme s’ils voulaient faire obstacle à une mer de Biens pour les créatures.

Parce que ma Parole vient toujours de la Force de ma Puissance Créatrice.

En fait, J’ai prononcé

  • un Fiat dans la Création. Et J’ai étendu des cieux constellés d’innombrables millions d’étoiles.
  • un autre Fiat, et J’ai formé le soleil. Je n’ai pas prononcé vingt mots pour former tant de choses dans la Création, mais un seul Fiat m’a suffi.

Ma Parole contient toujours sa Puissance Créatrice Et ni toi ni personne ne peut savoir si ma Parole est dirigée pour former un ciel, une étoile, une mer, un soleil pour les âmes.

Par conséquent, ne pas en tenir compte et ne pas la présenter aux créatures, c’est comme me retourner ce ciel, ce soleil, ces étoiles et cette mer, alors qu’ils pourraient faire tant de bien aux créatures.

Et le tort qui s’ensuivrait serait imputé à celui qui,

  • faute de prendre en considération ma Parole,
  • l’a étouffée en Moi.

Par ailleurs, s’ils ne croient pas que c’est Moi, c’est encore pire.

Car ils sont alors aveugles au point de ne pas avoir les yeux pour voir le Soleil de ma Parole.

L’incrédulité mène à l’obstination et à la dureté de cœur.

Alors que la croyance adoucit le cœur, dispose

  • à être gagné par la Grâce et
  • à recevoir la vue pour comprendre mes Vérités.