J’étais tout immergée dans le Vouloir Suprême. Je suivais ses Actes afin de me constituer moi-même l’acte de chaque créature.

Mon doux Jésus sortit de mon intérieur et, tendant les bras vers moi, Il m’enlaça en me serrant fortement contre Lui.

Tandis que Jésus m’enlaçait, toutes les choses créées,

  • le ciel, le soleil, la mer même le plus petit oiseau entouraient Jésus et nous enlaçaient en voulant répéter son Acte.

Elles semblaient rivaliser entre elles. Et aucune ne voulait être laissée en arrière.

J’étais confuse en voyant que la Création tout entière accourait vers moi pour m’étreindre.

Jésus me dit :

Ma fille, lorsque l’âme vit dans ma Volonté et

  • J’accomplis un acte envers elle, même un simple baiser, un petit mot, toute la Création,
  • à commencer par la Reine souveraine et
  • jusqu’au moindre des plus petits êtres, tous se mettent en branle pour répéter mon Acte.

En fait, ma Volonté est Une. Celle de l’âme, la Mienne, et la leur propre, toutes ont le droit

  • de s’associer à Moi et
  • de faire ce que Je fais.

Par conséquent, ce n’était pas seulement Moi, mais tous les êtres en qui ma Volonté existe,

  • qui étaient avec Moi pour t’étreindre.

Ainsi, chaque fois que Je fais un acte de plus

  • avec celle qui vit dans ma Volonté, Je donne une fête nouvelle à toute la Création.

Chaque fois

  • qu’il y a une nouvelle fête et
  • que Je me prépare à te faire un don ou à te dire une Parole, tous accourent
  • pour y participer,
  • répéter mon Acte,
  • recevoir la nouvelle fête et faire pour toi la fête de leurs actes.

N’était-ce pas pour toi une fête de sentir l’étreinte

  • de la céleste Maman,
  • celle de la lumière du soleil,
  • des vagues de la mer, et
  • même du tout petit oiseau qui étendait ses ailes pour t’étreindre ?

Ma fille, là où se trouve ma Volonté, il y a tout. Rien ne peut Lui échapper.

J’ai continué à suivre ses actes dans le Vouloir suprême. Mon doux Jésus ajouta :

Ma fille, pour celle qui possède ma Volonté,

  • c’est comme si elle avait centré en elle le Soleil mais pas celui que l’on peut voir dans le ciel. C’est un Soleil divin, Celui-là même qui est centré en Dieu.

Étendant ses rayons, Il se centre dans l’âme qui devient propriétaire de la Lumière Parce qu’elle possède en elle la Vie de la Lumière

  • avec tous les biens et tous les effets qu’Elle contient.

Par conséquent, elle est en communion de Biens avec son Créateur.

Tout est en communion avec celle qui possède ma Volonté :

  • communion de l’Amour,
  • communion de la Sainteté,
  • communion de la Lumière,
  • tout est en communion avec elle.

De plus, son Créateur la considère comme une naissance de sa Volonté Divine . Elle est déjà sa fille. Il se réjouit de mettre ses Biens en commun avec elle.

Et si cela ne pouvait pas se faire, il en souffrirait comme un père qui, immensément riche, se trouverait dans l’impossibilité de partager ses biens avec ses fidèles enfants. Incapable de donner ce qu’il possède, il serait obligé de les voir pauvres. Ce père, dans l’opulence de ses richesses, mourrait de chagrin,

  • empoisonné dans sa propre amertume.

Parce que la joie d’un père est

  • de donner et
  • de rendre ses enfants heureux de son propre bonheur.

Un père terrestre qui serait incapable de mettre ses biens en commun avec ses enfants, peut tellement souffrir, au point de mourir de chagrin.

Combien plus encore le Créateur éternel souffrirait,

  • plus encore que le plus tendre des pères, s’Il ne pouvait pas mettre ses Biens en commun avec celle
  • qui possède le divin Fiat et qui, étant sa fille, a tous les droits de posséder cette communion des Biens avec son Père.

Et s’il n’en était pas ainsi, ce serait en contradiction

  • avec l’Amour qui ne connaît pas de limites et

  • avec la Bonté, plus que paternelle, qui est le triomphe continuel de toutes nos Œuvres.

Par conséquent, lorsque l’âme en vient à posséder le Fiat Suprême, le premier Acte de Dieu est de mettre ses Biens en commun avec elle.

Centrant son Soleil en elle, par le courant de sa Lumière, Il fait descendre ses Biens dans les profondeurs de l’âme où elle prend tout ce qu’elle veut.

A travers ce même courant de Lumière qu’elle possède,

  • elle fait remonter ces Biens vers son Créateur comme un très grand hommage d’Amour et de Gratitude. Ce même courant les fait redescendre à nouveau vers elle.

Ainsi, ces Biens montent et descendent continuellement, comme une assurance et un sceau de communion entre le Créateur et la créature.

Telle était la condition d’Adam lorsqu’il fut créé, jusqu’à ce qu’il pêche. Ce qui était Nôtre était sien.

La plénitude de la Lumière était centrée en lui. Parce que sa volonté, une avec la Nôtre,

  • lui apportait la communion de nos Biens.

Combien Nous sentions notre Bonheur redoublé de la part de la Création Parce que Nous pouvions voir Adam, notre fils,

  • heureux de notre propre Bonheur.

En fait, sa volonté était une avec la Nôtre. Ainsi notre Volonté pouvait déverser sur lui en torrents nos Biens et notre Bonheur.

Si bien que,

  • incapable de contenir parce qu’il n’avait pas la capacité de son Créateur,
  • rempli à ras bord jusqu’au point de déborder, Adam faisait remonter tout le reste vers Celui dont il avait tout reçu.

Et que faisait-il remonter ?

  • L’Amour parfait qu’il avait reçu de Dieu,
  • la Sainteté, la Gloire qu’il possédait en commun avec Nous, comme un prêté pour un rendu de Bonheur, d’Amour et de Gloire.

Nous lui avions donné du Bonheur, il nous redonnait du Bonheur. Nous lui avions donné de l’Amour, de la Sainteté et de la Gloire .

Il nous redonnait de l’Amour, de la Sainteté et de la Gloire.

Ma fille, posséder une Volonté Divine est une chose étonnante. La nature humaine ne peut pas entièrement la comprendre. Elle La ressent, elle La possède, et elle ne sait comment l’exprimer.