Je pensais au suprême Fiat. Je priais mon doux Jésus de me donner la grâce, si grande,

  • de me faire accomplir entièrement et complètement sa très sainte Volonté,
  • et de La faire connaître au monde entier afin qu’Il soit réintégré dans la gloire que les créatures Lui refusent. Je pensais à cela et à d’autres choses.

Mon doux Jésus bougea en moi et me dit : Ma fille, pour quelle raison veux-tu que ma Volonté

  • soit faite en toi et
  • connue par tous ?

Et moi : « Je le veux parce que Tu le veux.

  • Je le veux pour que l’Ordre divin de ton Royaume puisse être établi sur la terre.
  • Je le veux pour que la famille humaine ne vive plus séparée de Toi, mais puisse être ralliée à nouveau à la Famille Divine dont elle est issue.

Et Jésus, en soupirant, ajouta : Ma fille, ta raison et la Mienne sont une.

Lorsqu’un fils poursuit le même but que son père,

  • il veut ce que son père veut,
  • il ne demeure jamais dans la maison d’un autre,
  • il travaille dans les champs de son père et
  • lorsqu’il se trouve avec d’autres personnes, il parle de la bonté, de l’ingéniosité et des grands projets de son père.

On dit de ce fils qu’il aime son père,

  • qu’il en est la copie parfaite,
  • que l’on voit clairement qu’il appartient à cette famille,
  • qu’il est un digne fils qui porte en lui, avec honneur, la génération de son père.

Tels sont les signes montrant que l’on appartient à la Famille Céleste

  • avoir le même but que le Mien,
  • vouloir la même Volonté, demeurer en Elle comme en sa propre maison,
  • travailler pour La faire connaître.

Et si l’on parle, on ne peut dire que

  • ce qui est fait et voulu dans notre Famille céleste.

Cette créature est clairement reconnue, de tous côtés et avec raison, avec justice et droit, comme une fille

  • qui Nous appartient, qui est de notre Famille,
  • qui n’est pas déchue de son Origine,
  • qui préserve en elle l’image, les manières, les comportements, la Vie de son Père, de Celui qui l’a créée.

Aussi, tu es de notre Famille

  • Et plus tu fais connaître ma Volonté,
  • plus tu es distinguée, devant le Ciel et la terre, comme une fille qui Nous appartient.

Par contre,

  • celui qui ne poursuit pas le même but
  • ne demeure que très peu, sinon pas du tout, dans le palais Royal de notre Volonté Il ne cesse de se promener, tantôt dans une maison, tantôt dans un vil taudis. Il ne cesse de vagabonder dans les passions du dehors,
  • accomplissant des actes indignes de sa famille.

S’il travaille, c’est dans des champs étrangers. S’il parle, l’Amour, la Bonté, l’Ingéniosité, les grands Desseins de son Père ne résonnent jamais sur ses lèvres.

Par tout son comportement, on ne peut reconnaître qu’il appartient à cette famille. Celui-là peut-il être appelé fils de cette famille ? Et s’il vient de cette famille, il est un fils dégénéré qui a brisé tous les liens qui le reliaient à cette famille.

Par conséquent, seul celui qui fait ma Volonté et vit en Elle, peut être appelé mon enfant, membre de ma Famille divine et céleste.

Tous les autres sont des enfants dégénérés et comme étrangers à notre Famille.

Ainsi, lorsque tu t’occupes de mon divin Fiat, si tu parles, si tu circules en Lui,

tu Nous mets en fête parce que

  • Nous sentons que c’est quelqu’un qui Nous appartient,

  • Nous sentons que c’est notre fille qui parle, qui circule, qui travaille dans le champ de notre Volonté. Et pour ses propres enfants,

  • les portes sont ouvertes, aucun appartement ne leur est fermé.

Parce que

  • ce qui appartient au Père appartient aux enfants.
  • dans les enfants est placée l’espérance de la longue génération du Père.

C’est ainsi que Je mis en toi l’espoir de la longue génération

  • des enfants de mon éternel Fiat.

Mon esprit continuait à penser à la Volonté Suprême et je me disais : « Mais, comment est-ce possible que moi,

  • un petit être si insignifiant et bon à rien
  • qui n’a ni dignité, ni autorité, ni supériorité je puisse
  • m’imposer, me diffuser et parler de ce Soleil de la Volonté Divine pour Le faire connaître et former les enfants de sa génération ? »

Je pensais cela. Mon doux Jésus interrompit mes pensées et sortit de mon intérieur pour me dire : Ma fille, c’est ma manière habituelle de réaliser mes Œuvres, les plus grandes , d’abord en tête à tête avec une seule personne.

Uniquement avec seulement ma Maman, J’accomplis le grand prodige de mon Incarnation.

Personne n’est entré dans nos secrets. Personne n’a pénétré dans le sanctuaire de nos appartements pour voir ce qui se passait entre Moi et la Souveraine céleste. Elle n’occupait pas non plus un poste d’autorité ou de dignité dans le monde.

Car quand Je choisis, ce qui m’intéresse,

  • ce n’est pas l’état de dignité ou de supériorité de la personne,
  • mais Je regarde plutôt l’individu, sur le visage duquel Je peux voir ma Volonté, ce qui est la plus grande Dignité et la plus haute Autorité.

La petite fille de Nazareth

  • n’avait ni position, ni dignité, ni supériorité dans ce bas monde,
  • elle possédait ma Volonté. Ainsi le ciel et la terre étaient suspendus à Elle.

Le destin de l’humanité était dans ses mains, et le destin de toute ma Gloire que Je devais recevoir de toute la Création.

Il suffit donc que le mystère de l’Incarnation soit formé

  • dans cette créature choisie,
  • dans l’Unique, pour que les autres soient capables d’en recevoir les Bienfaits.

Ma seule et unique Humanité donna naissance à la génération des rédimés.

Il suffit de former tout le Bien que l’on veut avoir, en une seule personne

  • pour donner Vie à la génération de ce Bien. De même, il suffit d’une graine pour multiplier par milliers et par milliers
  • la génération de cette graine.

Ainsi, toute la puissance, la vertu, l’habilité dont a besoin une vertu créatrice, réside dans la formation de cette première graine. Une fois formée, elle agit comme la levure, les générations se suivent.

Par conséquent, si une seule âme Me donnera la liberté absolue

  • de renfermer en elle le Bien que Je veux,
  • de Me laisser former en elle le Soleil du Fiat Suprême, ce Soleil formera la génération des enfants de ma Volonté et ainsi dardera ses Rayons sur la surface de la terre

Tu dois savoir que toutes nos plus grandes Œuvres portent en elles

  • l’image de l’Unité Divine,

Plus elles font du Bien, autant de Bien elles récoltent de cette Unité Suprême.

Tu peux aussi voir dans la Création

  • des exemples de l’ Unité divine
  • des Œuvres qui, tout en étant uniques, font tant de bien que la multiplicité de nos autres Œuvres toutes mises ensemble
  • n’en font pas autant.

Regarde sous la voûte du ciel - il n’y a qu’un soleil,

  • combien de bienfaits ne contient-il pas ?
  • Combien n’en apporte-t-’il pas à la terre ?

On peut dire que la vie sur la terre dépend du soleil. Bien qu’étant seul,

  • il enveloppe avec sa lumière tous et tout.
  • Il porte tout au sein de sa lumière et donne un acte distinct à chaque chose.

selon la variété des choses qu’il investit,

  • il transmet la fécondité, le développement, la couleur, la douceur, la beauté.

Le soleil est tout seul alors que les étoiles sont nombreuses. Cependant les étoiles n’amènent pas les mêmes bénéfices à la terre, que le soleil, bien que celui-ci soit tout seul.

La Puissance d’un Acte unique, animé par la Puissance Créatrice est incompréhensible. Il n’y a rien à quoi il ne puisse donner la vie.. Il peut changer la face de la terre en la transformant d’aride et désertique en un printemps en fleurs.

Il n’y a qu’un ciel et il s’étend partout. Il n’y a qu’une seule eau

  • même si elle est divisée en de très nombreux points de la terre,
  • formant des mers, des lacs et des rivières.

Lorsqu’elle tombe du ciel, c’est sous une seule forme. On la trouve n’importe où sur la terre..

In fine, les choses créées par Nous,

  • portant en elles l’image de l’Unité Divine, sont les plus bénéfiques. Sans elles, la vie n’existerait pas sur la terre.

Alors, ma fille, ne pense pas

  • que tu es toute seule ou
  • que tu n’as pas de dignité extérieure et d’autorité – cela ne signifie rien. Je vais accomplir en toi l’Unité d’une Œuvre grandiose.

Ma Volonté est plus que tout.

Sa lumière semble muette. Mais dans son mutisme,

  • elle investit les intelligences
  • elle les fait parler avec une telle éloquence que les plus savants, abasourdis, en sont réduits au silence.

La lumière ne parle pas. Mais elle montre, elle fait connaître les choses les plus cachées. Grâce à sa douce et tendre chaleur,

  • elle réchauffe,
  • elle ramollit les choses les plus dures, les cœurs les plus obstinés.

La lumière ne contient aucune graine, aucune matière. Tout en elle est pur. On ne peut voir qu’une onde de lumière argentée, resplendissante. Mais elle sait s’infiltrer et engendrer, développer, féconder les choses les plus stériles.

Qui peut résister à la puissance de la lumière ? Personne.

Même les aveugles, tout en ne le voyant pas, ils ressentent sa chaleur. Les muets, les sourds, sentent et reçoivent les bienfaits de la lumière.

Qui pourra résister à la Lumière de mon Fiat éternel ? Toutes ses connaissances seront plus que les rayons de Lumière de mon Vouloir.

En dardant la surface de la terre et, en pénétrant dans les cœurs, ils apporteront le bien que la Lumière de ma Volonté contient et peut faire.

Cependant, ses rayons doivent avoir leur sphère d’où commencer. Ils doivent être centrés en un point unique, d’où surgir afin de former

  • l’aube, le jour, l’après-midi et le coucher dans les cœurs, pour se lever à nouveau.

La sphère, le point unique, c’est toi Les rayons centrés dans ce point sont mes Connaissances

  • qui donneront la fécondité à la génération des enfants du Royaume de ma Volonté.

C’est pourquoi Je te répète toujours, ‘Sois attentive’ pour qu’aucune de mes Connaissances ne soit perdue.

Si c’était le cas, tu ferais perdre un rayon à ta sphère. Tu ne peux pas imaginer tout le Bien qu’il contient. Car chaque rayon contient sa spécialité parmi les bienfaits destinés aux enfants de ma Volonté.

Tu Me priverais en même temps de la Gloire de ce bien de mes enfants. Tu te priverais aussi de la gloire de répandre un rayon de plus de ta sphère.