J’avais terminé un tome et je devais en commencer un autre,. Je ressentais le poids de l’écriture. Presque avec amertume, je soupirais. Mon doux Jésus se manifesta en moi et, hochant la tête, Il me dit en soupirant :

Ma fille, que se passe-t-il ? Tu ne veux pas écrire ? Et moi, presque tremblante en Le voyant soupirer à cause de moi, je Lui dis : « Mon Amour, je veux ce que Tu veux. Il est vrai que c’est un sacrifice d’écrire, mais pour l’amour de Toi, je ferais n’importe quoi. »

Et Jésus ajouta : Ma fille, tu ne comprends pas bien ce que signifie vivre dans ma Volonté. Lorsque tu soupirais, la Création tout entière et Moi-même avons soupiré avec toi.

Parce que pour ceux qui vivent dans ma Volonté,

  • un est l’Acte,
  • un le Mouvement,
  • un l’Écho.

Tous doivent faire la même chose ensemble.

Car Dieu est le mouvement premier.

Toutes les choses créées sont sorties d’un mouvement plein de Vie. Il n’est rien qui ne possède son mouvement.. Toutes les choses tournent autour du mouvement premier de leur Créateur.

Ainsi, toute la Création est dans ma Volonté. Sa ronde est incessante, rapide, ordonnée.

Celle qui vit en Elle a sa place au milieu des autres et tourne rapidement sans s’arrêter.

Ma fille, ce soupir de mauvaise volonté de ta part a formé partout son écho. Et sais-tu ce que tous ont ressenti ? C’est comme si une constellation voulait quitter sa place, sortir de l’ordre, de sa ronde rapide autour de son Créateur.

Et en voyant cette constellation céleste qui semblait vouloir les quitter,

  • tous se sentirent entravés dans leur ronde, Mais ils furent immédiatement rassurés par ta prompte adhésion et
  • ont continué leur course rapide et ordonnée, magnifiant leur Créateur qui les garde serrés contre Lui pour les faire tourner autour de Lui.

Que dirais-tu si tu voyais une étoile se détacher des autres et descendre d’en haut ? Ne dirais-tu pas : « Elle a quitté sa place, elle ne vit plus en communauté avec les autres. C’est une étoile perdue » ?

Telle est l’âme qui, vivant dans ma Volonté, veut faire la sienne. Elle quitte sa place, descend de la hauteur des Cieux. Elle perd la communion de la Sainte Famille.

Loin de ma Volonté, elle perd la Lumière, la Force et la Sainteté de la divine Ressemblance. Elle se perd loin de l’Ordre, de l’Harmonie. Et elle perd la rapidité de la ronde autour de son Créateur.

Par conséquent, sois attentive. Parce que dans le Royaume de ma Volonté, il n’y a ni réticence ni amertume, mais seulement de la joie.

Il n’y a pas de contrainte, mais tout est spontanéité

  • comme si la créature voulait faire ce que Dieu veut –
  • comme si elle-même voulait le faire. »

J’étais effrayée en entendant cela de mon doux Jésus Je comprenais le grand mal de vouloir faire sa propre volonté.

.Je le priais de tout cœur de me faire la grâce de ne pas me laisser tomber dans un mal si grave.

Mais pendant que je faisais cela, mon Jésus bien-aimé est revenu et s’est fait voir avec presque tous ses membres disloqués et qui lui causaient une douleur indicible. Et se jetant dans mes bras, Il me dit :

Ma fille, ces membres disloqués qui Me causent tant de souffrances sont les âmes qui ne font pas ma Volonté.

En venant sur terre, Je me suis constitué chef de la famille humaine Elles sont mes membres. Mais ces membres furent formés, reliés, réunis

  • au moyen des humeurs vitales de ma Volonté. En s’écoulant en eux, ils sont mis en communication avec mon Corps
  • et sont affermis, chacun à sa place.

Ma Volonté, tel un médecin compatissant, ne fait pas seulement couler ses humeurs vitales et divines

  • pour former la circulation nécessaire entre la tête et les membres, mais forme aussi un assemblage parfait
  • pour conserver les membres bien unis à leur Tête.

Mais comme ma Volonté n’est pas en eux, il leur manque ce qui donne

  • la chaleur,
  • le sang, la force et
  • le commandement de la Tête pour rendre les membres opérants .

Tout leur manque. On peut dire que toutes les communications entre la Tête et les membres sont rompues. Et ils restent dans mon Corps pour Me faire souffrir.

Seule ma Volonté peut faire que

  • le Créateur et la créature,
  • le Rédempteur et le rédimé, soient un, en accord et en communication.

Sans ma Volonté,

  • c’est comme si la Création et la Rédemption étaient pour eux sans importance, parce que, ce qui fait couler la Vie des biens qu’ils contiennent, leur fait défaut.

C’est pourquoi ma Volonté est tout. Sans Elle, nos plus belles Œuvres, nos plus grands Prodiges demeurent étrangers aux pauvres créatures

Parce que ma Volonté seule est dépositaire de toutes nos Œuvres, et que c’est par Elle seule qu’elles peuvent prendre naissance pour les créatures.

Oh ! si tous savaient ce que signifie faire ou ne pas faire ma Volonté, ils se mettraient tous en accord avec Elle afin de recevoir tous les Biens imaginables et la Vie divine Elle-même !

Après quoi je faisais mes actes habituels dans la Volonté suprême Comme le jour était presque naissant, je dis :

« Mon Jésus, mon Amour,

  • le jour se lève et, dans ta Volonté, je veux aller vers toutes les créatures afin qu’en sortant de leur sommeil,
  • elles puissent toutes se lever dans ta Volonté pour Te donner
  • l’adoration de toutes les intelligences,
  • l’amour de tous les cœurs,
  • l’offrande de toutes leurs œuvres et de tout leur être dans la lumière que ce jour va faire briller sur toutes les générations. »

Et alors que je disais cela et bien d’autres choses, mon doux Jésus se manifesta en moi et Il me dit :

Ma fille, dans ma Volonté, il n’y a ni jour ni nuit, ni aube ni couchant. Car son jour est un – toujours dans la plénitude de sa Lumière.

Et celle qui vit en Elle peut dire : « Il n’y a pas de nuit en moi, car il fait toujours jour. » Par conséquent, mon jour est un. Et comme elle agit en vue de faire ma Volonté et de passer sa vie en Elle,

  • elle forme autant de lumières très éclatantes durant le jour de sa vie, ce qui rend plus glorieux et plus beau le jour de ma Volonté en qui elle vit.

Sais-tu pour qui le jour et la nuit, l’aube et le couchant sont formés ?

  • Pour celle qui tantôt fait ma Volonté, tantôt la sienne.
  • Si elle fait la Mienne, elle forme le jour ; si elle fait la sienne, elle forme la nuit.

Celle qui vit pleinement dans ma Volonté forme la plénitude du jour. Celle qui n’y vit pas pleinement, mais ne fait ma Volonté que sous pression, forme l’aube. Celle qui se lamente de ce que ma Volonté dispose, forme le couchant. Et pour celle qui ne fait pas du tout ma Volonté, c’est toujours la nuit, le commencement de cette nuit éternelle de l’enfer qui n’aura pas de fin.