Tome 20

Mon Jésus, j’invite ta sainte Volonté à venir Elle-même

  • mettre sur le papier des paroles très pénétrantes et éloquentes, dans les termes les plus appropriés, pour se faire comprendre, et
  • peindre le Royaume du Fiat Suprême avec les plus magnifiques couleurs, la plus éclatante lumière, le caractère le plus attirant
  • afin d’infuser une force magnétique et un aimant puissant dans les Paroles que Tu me feras écrire.

Ainsi chacun se laissera dominer par ta très sainte Volonté.

Et toi, Maman, vraie Reine souveraine du Fiat suprême,

  • ne me laisse pas seule,
  • viens guider ma main,
  • donne-moi la flamme de ton Cœur maternel. Lorsque j’écris, garde-moi sous ton manteau azuré pour que je puisse accomplir tout ce que mon bien-aimé Jésus veut de moi.

Je me sentais investie par le Vouloir Suprême qui,

  • en m’attirant dans son immense lumière, me faisait voir l’ordre de la Création : comment chaque chose restait à la place assignée par son Créateur.

Mon esprit parcourait toute la Création,

  • ravi d’y voir régner l’Ordre, la Magnificence et la Beauté. Mon doux Jésus qui m’accompagnait me dit :

« Ma fille, tout ce qui est sorti de nos mains créatrices, chaque chose créée,

  • s’est vu assigner une place et une fonction distinctes. Tous restent à leur place. Ils magnifient, par des louanges éternelles, ce Fiat éternel
  • qui les domine, les préserve et leur donne une vie nouvelle.

L’homme, lui aussi, avait reçu sa place et son office souverain sur toutes les choses créées.

Il y avait une différence :Toutes les choses demeuraient telles que Dieu les avait créées, sans augmenter ni décroître.

Ma Volonté,

  • accordait à l’homme la suprématie sur toutes les œuvres de nos mains et
  • voulait témoigner davantage son Amour envers lui.

Elle donna l’homme , la possibilité de croître continuellement

  • en Beauté, en Sainteté, en Sagesse et en Richesse, au point de l’élever à la ressemblance avec son Créateur.

Ceci était à condition

  • qu’il se laisse dominer et guider, et
  • qu’il laisse au Fiat Suprême le champ libre pour former en lui sa Vie divine afin de pouvoir former cette croissance continuelle de biens et de beauté, dans un bonheur infini.

En fait, sans la domination de ma Volonté, il ne peut y avoir ni croissance, ni beauté, ni bonheur, ni ordre, ni harmonie.

Ma Volonté est l’origine, la maîtresse et le commencement de toute l’œuvre de la Création.

Là où Elle règne, Elle a la vertu de préserver la Beauté de son Œuvre comme Elle l’a créée.

Là où ma Volonté n’est pas présente, la communication de ses humeurs vitales pour préserver l’œuvre sortie de nos mains, est absente.

Tu comprends alors le grand mal que fut pour l’homme

  • la sortie de notre Volonté ?

Ainsi, toutes les choses, même les plus petites, ont leur place. On peut dire qu’elles sont chez elles, en sécurité, et que personne ne peut les atteindre.

Elles possèdent une abondance de biens. Parce que ma Volonté qui demeure en elles possède la Source de tous biens. Elles sont toutes dans l’ordre, l’harmonie et la paix de toutes.

Par contre, en sortant de notre Volonté, l’homme a perdu sa place. Il s’est trouvé en dehors de notre Maison, exposé aux dangers. Tout peut l’atteindre et le blesser.

Les éléments eux-mêmes lui sont supérieurs

  • parce qu’ils possèdent une Volonté Suprême
  • alors que lui ne possède qu’une volonté humaine dégradée qui ne put lui apporter que misères, faiblesses et passions.

Et parce qu’il a perdu son origine, sa place, il reste

  • sans ordre, en disharmonie avec les autres et
  • sans connaître la paix, même avec lui-même.

On peut dire qu’il est le seul être de la Création à qui rien n’est dû de droit.

Parce que nous donnons tout à celui qui vit dans notre Volonté. Car il est de notre Maison – il est de notre famille. Les relations, les liens de filiation qu’il possède en y vivant lui donnent droit à tous nos biens.

Mais celui qui ne vit pas de la Vie de notre Volonté a brisé d’un coup tous les liens, toutes les relations. Nous le considérons alors comme une chose qui ne nous appartient pas.

Oh ! si tous savaient

  • ce que signifie rompre avec notre Volonté et dans quel abysse ils tombent – ils trembleraient tous de frayeur et ils s’efforceraient de revenir dans le Royaume du Fiat éternel afin de reprendre leur place assignée par Dieu !

Ma fille, ma bonté éternelle veut redonner le Royaume du Fiat Suprême à l’homme qui l’a si ingratement rejeté. Ne crois-tu pas que c’est là le plus grand don que je puisse faire aux générations humaines ?

Mais avant de l’accorder, il me faut

  • le former, le constituer, et
  • faire connaître ce qui jusqu’à présent n’était pas connu sur ma Volonté, des Connaissances telles, qu’elles feront que ceux qui connaîtront ma Volonté vont l’apprécier, l’aimer et désirer vivre en Elle.

Les Connaissances seront les chaînes – mais non imposées.

Ce sont plutôt les hommes qui, volontairement, se laisseront enchaîner. Ces connaissances seront les armes, les flèches victorieuses qui feront la conquête des nouveaux enfants du Fiat suprême.

Mais sais-tu ce que possèdent ces Connaissances ?

Le changement de sa nature en vertu, en bien, en ma Volonté, de telle sorte qu’ils les auront en leur possession.

En entendant cela, j’ai dit : « Mon Amour, Jésus, si ces Connaissances de ton adorable Volonté contiennent tant de vertu, pourquoi ne les as-Tu pas manifestées à Adam afin qu’en les faisant connaître à sa postérité ?

Ils auraient aimé et apprécié davantage un bien si grand. Cela aurait disposé les cœurs pour les temps où Toi, divin Réparateur, décréterait de nous accorder ce grand Don du Royaume du Fiat suprême. »

Et Jésus, reprenant la parole, ajouta : Ma fille, tant qu’il restait dans le Paradis terrestre,

  • vivant dans le Royaume de la Volonté suprême, Adam possédait toutes les Connaissances, concernant ce qui appartenait au Royaume qu’il possédait, autant que cela est possible pour une créature.

Mais dès qu’il en sortit, son intellect fut obscurci. Il avait perdu la Lumière de son Royaume. Et il ne pouvait plus trouver les paroles pour manifester les connaissances qu’il avait acquises sur la Volonté suprême.

Parce que ce même Vouloir Divin qui lui communiquait les termes nécessaires pour manifester aux autres ce qu’il avait su, lui faisait défaut.

Par ailleurs, chaque fois qu’il se souvenait de son retrait de ma Volonté et du très grand bien qu’il avait perdu, il était si rempli de tristesse qu’il en devenait taciturne. Il était perdu dans le chagrin de la perte d’un Royaume si grand et du mal irréparable qu’il lui était impossible de corriger. En vérité, seul ce Dieu même qu’il avait offensé pouvait y remédier.

Il ne recevait pas d’ordre de son Créateur, et à quoi bon manifester une Connaissance qui ne lui donnerait pas le bien qu’Elle contenait ?

Je ne fais connaître un bien que lorsque Je veux le donner.

Cependant, même si Adam ne parlait pas beaucoup du Royaume de ma Volonté, il enseigna beaucoup de choses importantes sur ce Royaume

Si bien que durant les premiers temps de l’histoire du monde, jusqu’à Noé,

  • les générations n’eurent pas besoin de lois,
  • il n’y avait pas d’idolâtries (ni de diversité de langages).

Tous reconnaissaient leur Dieu Un (une seule langue) parce qu’ils aimaient davantage ma Volonté.

Mais

  • en continuant à s’en éloigner,
  • les idolâtries sont venues et ont dégénéré en de grands maux.

Et c’est pourquoi Dieu vit la nécessité de proclamer ses Lois pour préserver les générations humaines.

Ainsi, celui qui fait ma Volonté n’a pas besoin de loi. Parce que ma Volonté est Vie, elle est Loi – elle est tout pour l’homme. L’importance du Royaume du Fiat Suprême est immense.

Je L’aime tellement

  • que Je fais plus que dans une nouvelle Création et Rédemption.

En fait, dans la Création, mon Fiat omnipotent ne fut prononcé que six fois pour disposer et émettre tout ce qu’Il ordonnait.

J’ai parlé dans la Rédemption. Mais comme Je ne parlais pas du Royaume de ma Volonté,

  • qui contient des connaissances et des biens immenses, Je n’avais pas autant de choses à dire. Parce que tout était d’une nature limitée. Quelques mots suffisaient à la faire connaître.

Mais pour faire connaître ma Volonté, ma fille, il faut beaucoup plus. Son histoire est extrêmement longue. Elle enferme une éternité sans commencement ni fin. Par conséquent, J’ai toujours quelque chose à dire. C’est pourquoi Je parle tant !

Ma Volonté est plus importante que tout. Elle contient

  • plus de Connaissances, plus de Lumière,
  • plus de Grandeur, plus de Prodiges et Elle demande par conséquent plus de mots.

De plus, étant donné que

  • plus Je le fais connaître, plus J’étends les limites du Royaume que Je veux donner aux enfants qui Le posséderont.

Par conséquent, tout ce que Je manifeste concernant ma Volonté

  • est une nouvelle Création que Je fais dans mon Royaume
  • pour ceux qui auront le bonheur de Le connaître. Fais par conséquent très attention en Le manifestant.