Comme à l’accoutumée, je faisais mes actes et mes petits tours dans la sainte Volonté Divine . Je ne fais que me promener dans le cher héritage que mon doux Jésus m’a donné, dans lequel Il y a tellement à faire et à apprendre que,

  • ni ma petite vie d’exilée,
  • ni l’éternité entière ne suffiraient à accomplir mes tâches dans cet immense héritage sans limites.

Plus on avance plus on découvre, on apprend de nouvelles choses . Même si, parfois, on les voit sans les comprendre. C’est là qu’intervient Jésus avec ses explications. Sinon, on les regarde mais on ne sait pas en parler.

Alors que je faisais mes actes dans son adorable Volonté, mon toujours aimable Jésus me surprit, et Il me dit :

(2) ” Ma fille, regarde le nombre de choses que Nous sortîmes dans la Création avec notre FIAT, pour le bien

  • de la nature de l’homme et
  • de tout ce que notre Volonté avait décidé de créer. Rien ne manqua.

Or, ayant établi ce qu’il fallait sortir dans la Création, et rien ne fut oublié.

Il en fut de même en ce qui concernait le bien des âmes. Ce que Nous créâmes fut tel qu’il dépassa, d’un millier de fois, tous les biens que l’on voit dans la Création.

Mais, aussi bien

  • ceux qui devaient servir pour le bien de la nature
  • que ceux servant pour le bien de l’âme, restèrent déposés dans notre Volonté.

Car, les choses qui nous appartiennent, Nous ne les confions à personne,

Nous sommes conscients qu’Elle seule les conserveraient intègres et belles

  • telles qu’elles sortirent de notre sein divin, D’autant plus qu’Elle seule détient la force conservatrice et multiplicatrice En donnant, Elle ne perd rien, et Elle les tient à la place que Nous choisîmes.

Il y a tellement de choses dans ma Volonté

  • que Je veux donner aux créatures

Mais elles doivent venir les chercher dans son Règne. La nature humaine n’aurait jamais pu partager les biens de la Création, en ne voulant pas

  • vivre sous le ciel,
  • ni avoir une place sur la terre où elle est entourée par les choses que J’ai créées,

Autant l’âme, si elle ne vient pas vivre sous le Ciel de ma Volonté, parmi les Biens que notre paternelle Bonté sortit

  • pour la rendre heureuse, l’embellir, l’enrichir, elle ne pourra jamais partager ces Biens, étant pour elle étrangers et inconnus.

Chaque âme aurait été un ciel distinct que notre Volonté Suprême se serait amusée à orner

  • d’un Soleil plus éclatant,
  • d’étoiles plus splendides que celles de la Création, une plus belle que l’autre.

Regarde l’énorme différence :

  • pour la nature humaine Il y a un Soleil pour tous, tandis que,
  • pour les âmes, Il y a un Soleil pour chacune d’elles, un propre ciel, une fontaine qui jaillit en permanence, un feu qui ne s’éteint jamais, un air divin que l’on respire, une nourriture céleste qui fait grandir merveilleusement dans la ressemblance de Celui qui l’a créée.

Oh ! Combien de choses ma Volonté prépara et décida de donner

  • à qui veut venir vivre dans son Règne, sous son régime doux et libéral.

Elle ne voulait pas confier ses biens au dehors de Lui,

  • étant consciente qu’à l’extérieur, Ils ne seront ni appréciés, ni compris. D’autant plus que Ma volonté seule sait conserver et maintenir en vie ses biens.

Uniquement qui vit en Elle, est capable

  • de comprendre son Langage céleste,
  • de recevoir ses Dons,
  • de regarder ses Beautés et
  • de former une seule Vie avec Elle.

Par contre, qui ne veut pas vivre dans son Règne,

  • est incapable de comprendre ses Bienfaits, sa Langue.

Il ne saura en parler

  • ni s’adapter au langage de mon Règne,
  • ni pourra regarder ses beautés. Il sera même aveuglé par la puissante Lumière qui y règne.

Tu vois donc depuis combien de temps, sont sortis de notre Sein paternel, tous les Biens, que Nous devons donner aux enfants de notre FIAT Suprême ;

Tout est prêt depuis la naissance de la Création. Nous ne laisserons pas tomber malgré le retard, en attendant encore. Et, si la créature met sa volonté en guise de tabouret à la Nôtre

  • pour La laisser dominer, Nous la ferons entrer en lui ouvrant les portes.

Car ce fut la volonté humaine qui ferma les portes à la Nôtre,

  • les ouvrant aux misères, aux faiblesses, aux passions

Ce ne fut ni la mémoire, ni l’intelligence qui s’opposèrent à leur Créateur,

  • même si elles y participèrent, Mais la volonté humaine fut la première.

Elle brisait tous les liens, les rapports avec une Volonté aussi sainte. D’autant plus que le bien ou le mal est renfermé en elle,

  • le régime, la domination lui appartiennent

Donc, comme la volonté dans le bien avait échoué, tout échoua. Elle perdit l’ordre, son origine, devint laide.

Ce fut la volonté humaine

  • qui affronta la Mienne,
  • qui lui fit perdre tous ses biens.

Voilà pourquoi Je veux sa volonté,

  • pour lui donner la Mienne, en lui restituant tous les biens perdus.

Ainsi ma fille, fais attention à ne pas laisser la place à ta volonté si tu veux que la Mienne règne en toi.”

(3) Après Il se tut, affligé

  • par l’étendue du mal causé par la volonté humaine dans les créatures au point de fausser sa belle image qui leur fut infusée au moment de leur création

Et, en soupirant, Il ajouta :

(4) ” Ma fille, la volonté humaine paralyse la vie de l’ âme.

Car, sans ma Volonté, la Vie Divine ne peut circuler dans l’âme. Cette Vie, - plus que le sang-maintient le mouvement, la vigueur, l’usage parfait de toutes les facultés mentales de façon

  • à la faire grandir saine et sainte,
  • à pouvoir voir en elle notre Ressemblance. Combien d’âmes sont paralysées par le manque de ma Volonté !

Quel spectacle pitoyable que de voir presque toutes les générations humaines

  • paralysées dans l’âme, et, par conséquent,

  • irraisonnées,

  • aveugles devant le Bien,

  • sourdes à la Vérité,

  • muettes pour l’enseigner,

  • inertes devant les œuvres saintes,

  • immobiles sur la voie du Ciel.

Car, la volonté humaine empêche la circulation de ma Volonté, et ainsi elle crée la paralysie générale dans l’âme des créatures.

C’est pareil pour le corps, dont la majeure partie des maladies,

  • celles des paralysies en particulier, sont dues à une mauvaise circulation sanguine.

Lorsque le sang circule bien, l’homme est vigoureux, solide, n’a aucun malaise. Mais dès que l’irrégularité de la circulation s’installe,

  • les problèmes de santé commencent,
  • les faiblesses, la tuberculose. Et si la circulation devient vraiment irrégulière, on reste paralysé.

Car, le sang qui ne circule pas, ne coule pas assez vite dans les veines, provoque les grands maux de la nature humaine.

Que ne feraient-elles pas les créatures

  • si elles savaient qu’il existe un remède pour palier à cette irrégularité sanguine ! Où n’iraient-elles pas pour l’obtenir et éviter ainsi tout problème.

Pourtant, Il y a bien le remède de ma Volonté pour éviter le mal à l’âme,

  • pour qu’elle ne soit pas paralysée devant le bien,
  • pour grandir forte, vigoureuse dans la sainteté. Mais qui le prend ?

Il est pourtant gratuit. Elles n’ont même pas besoin d’aller loin pour l’avoir. Elle est toujours prête à se donner et à devenir la vie régulière de la créature. Quelle douleur ma fille !”

(5) Tout de suite après Il disparut.