(1) Mon esprit est sans cesse au centre suprême de la Volonté Éternelle. Si parfois je pense à autre chose, Jésus appelle mon attention à traverser la Mer interminable de sa très Sainte Volonté. M’étant effectivement laissée distraire, mon doux Jésus, jaloux, me serra contre Lui et Il me dit :

(2) ” Ma fille, Je te veux toujours dans ma Volonté, car Elle possède la nature du bien. Le véritable Bien est éternel, n’ayant ni début, ni fin.

Lorsqu’il a un commencement et un terme,

  • il est plein d’amertume, de craintes, d’anxiétés voire de désillusions. Ceci rendent malheureux.

Souvent on passe

  • des richesses à la misère,
  • de la chance à la malchance,
  • de la santé à la maladie.

Car, les biens ayant un début

  • sont instables, passagers, caducs et
  • se terminent dans la fin du néant.

Ma Volonté Suprême possède la nature du Bien véritable,

  • qui n’a ni début ni fin. Il est donc toujours le même :
  • plein, stable, n’étant soumis à aucune mutation.

Tous les actes de l’âme formés en Elle, acquièrent la nature du Bien véritable. Ils ont été accomplis dans une Volonté

  • stable et non pas mouvante,
  • qui contient des biens éternels et illimités.

Ton amour, ta prière, tes remerciements et tout ce que tu fais

  • prennent place dans un commencement éternel et
  • acquièrent la plénitude de la nature du bien.

Et, donc, ta prière récolte la pleine valeur et le fruit complet. Toi-même ne peux pas comprendre

  • où s’étendront les fruits, les bienfaits de ta prière.

Elle fait le tour de l’Eternité, elle se donne à tous,

  • tout en étant toujours pleine de ses effets

Ton amour acquiert la nature de l’amour véritable, indestructible,

  • qui ne diminue ni ne cesse,
  • qui aime pour tous, se donnant à tous, tout en gardant la plénitude du Bien
  • de la nature de l’Amour véritable et
  • de tout le reste.

La Force créatrice de ma Volonté

  • communique sa propre Nature à tout ce qui entre en Elle,
  • ne tolère aucun acte dissemblable aux Siens.

Cela signifie que les actes de la créature entrent

  • dans les voies impénétrables de Dieu, dont on ne peut connaître les innombrables effets.

Tout ce qui est illimité demeure incompréhensible aux esprits créés. Car, ne possédant pas la Force d’un Acte illimité,

  • toutes les choses divines et
  • ce qui entre dans ma Volonté, deviennent pour eux insondables et impénétrables.

Tu vois

  • l’avantage d’œuvrer dans ma Volonté,

  • à quel niveau Elle élève la créature,

  • de quelle façon la nature du Bien lui est rendue, telle qu’Elle sortit du sein de son Créateur.

Tandis que ce qui est réalisé en dehors de ma Volonté, tout en étant le bien, ne peut avoir le qualificatif de bien véritable.

D’abord parce qu’il lui manque l’Aliment divin, sa Lumière, Ensuite parce que ces biens sont dissemblables aux Miens.

En enlevant à l’âme la ressemblance de l’image divine, on enlève à l’action humaine, le plus beau, la valeur la plus grande.

Cela donne

  • des œuvres, vides de substance, de vie, de valeur, telles des statues sans vie,
  • du travailsans rémunération, qui fatiguent les membres les plus forts.

Oh ! La grande différence entre œuvrer dans ma Volonté et en dehors d’Elle.

Sois donc attentive. Ne Me donne pas la Douleur, de voir en toi, un acte privé de ma Ressemblance !”

(3) Après avoir disparu pendant un court instant, Il revint inquiet à cause des offenses reçues. Il voulait se réfugier en moi pour prendre un peu de repos.

Alors je Lui dis : “Mon amour, j’ai beaucoup de choses à te dire, à définir entre Toi et moi. Je veux te demander de faire connaître ta Volonté pour que son Règne ait son plein triomphe. Mais si Tu te reposes, je ne peux rien Te dire. Je dois me taire pour Te laisser Te reposer.”

Jésus, m’interrompant, avec une tendresse indicible me serra très fort contre Lui Et, en m’embrassant, Il m’a dit :

(4) ” Ma fille, qu’elle est belle cette prière sur tes lèvres demandant le triomphe du Règne de la Volonté Suprême !

Elle fait écho à ma propre Prière, à mes Soupirs, à toutes mes Peines. Maintenant, Je veux voir quel est le titre que tu souhaites donner aux écrits parlant de ma Volonté.”

(5) Cela disant, Il prit le Livre dans ses mains et Il se mit à lire ce qui fut écrit le 27 Août. Il restait pensif en lisant, comme dans un état contemplatif. Et je n’osais rien dire en entendant son cœur battre si fort, comme s’Il était en train d’éclater. Ensuite, Il serra le livre contre Lui en disant :

(6) “Je bénis le titre de tout mon Cœur et tous les Mots concernant ma Volonté.”

(7) Et, en levant sa main droite, Il prononça les paroles de la bénédiction et Il disparut.